Fedora-Fr - Communauté francophone Fedora - Linux

Planet de Fedora-Fr : la communauté francophone autour de la distribution Linux Fedora

A propos

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Publication de Fedora 27 !

Charles-Antoine Couret

En ce mardi 14 novembre 2017, le projet Fedora est fier dannoncer la sortie de la distribution GNU/Linux Fedora 27.

Cette version de Fedora s'est surtout concentrée sur trois axes : couche graphique, gestion du matériel et Fedora.next.

À noter que pour gagner du temps et des ressources, c'est la première version de Fedora n'ayant pas eu de version Alpha. Cela a été rendu possible grâce à l'amélioration des procédures de qualité pour les versions en développements.

GNOME-Bureau.png

Couche graphique

GNOME est toujours à l'honneur avec sa version 3.26. C'est une version essentiellement de polissage et de stabilité avec :

  • La barre principale qui devient transparente, si aucune fenêtre n'est maximisée ;
  • De nouvelles animations, plus fluides, en cas de redimensionnement ou de mouvement des fenêtres ;
  • La recherche globale fonctionne sur des actions du système (comme Éteindre) et affiche plus de résultats à la fois ;
  • Les paramètres du système bénéficient d'une refonte complète de l'interface ;
  • Le logiciel Disques peut enfin redimensionner les partitions, Agenda prenant en charge les évènements récurrents et Web acceptant la synchronisation depuis Firefox Sync ;
  • Le logiciel de virtualisation Machines peut télécharger et lancer automatiquement une RHEL gratuite ;
  • Amélioration des performances pour quelques applications ou GNOME en général.

Remplacement de l'interface graphique de gestion de paquets Yumex par dnfdragora qui propose une interface Qt, GTK+ et ncurses. Le développement de Yumex s'est arrêté il y a un an, qui met fin à une application ayant accompli dix ans de bons et loyaux services et a même su migrer de yum vers dnf. dnfdragora présente la particularité de reposer sur rpmdragora, qui vient de Mageia.

dnfdragora.png

Gestion du matériel

Fedora propose une image unique pour l'architecture AARCH64 (ARM 64 bits) ce qui rejoint la solution proposée pour les cartes disposant d'un ARMv7. Pour l'instant cette image prendra en charge les cartes suivantes :

  • Pine64 (et ses variantes)
  • Raspberry Pi 3 (64 bit mode)
  • 96boards HiKey
  • 96boards Dragonboard 410c
  • ARM Juno

L'offre des cartes prises en charge s'étoffera dans le temps, de même que la mise à disposition des versions personnalisées de Fedora.

Toujours à propos du matériel, Fedora a travaillé pour avoir une meilleure gestion des SoC Intel Bay Trail et Cherry Trail (essentiellement des puces Pentium, Celeron et Atom sur portables et tablettes). Le travail a consisté en l'amélioration de la surveillance de la batterie (consommation actuelle, temps restant sur batterie, savoir si la machine est en charge ou non) et de la gestion de l'audio. Les écrans tactiles et les accéléromètres seront également mieux détectés et donc exploitables par le système et les applications.

Fedora 27 peut enfin tourner sur les ordinateurs ayant un UEFI 32 bits tout en ayant un CPU 64 bits. Cela consiste en l'installation d'un GRUB 32 bits (chargé par l'UEFI lui même) qui lui même charge un noyau et l'espace utilisateur en 64 bits. Cette configuration, assez atypique, a nécessité un travail sur GRUB, Anaconda et les utilitaires EFI pour les prendre en charge. Fedora sera ainsi installable sur ces configurations comme l'Asus Transformer T100TA, le HP Stream 7, le Dell Venue 8 Pro 5830 et les premiers Macintosh Intel d'Apple.

GNOME-Paametres.png

Fedora.next

Séparation du Base Runtime en Plateforme et Hôte, le premier prenant en charge l'espace utilisateur et la base du système quand le second s'occupe uniquement de la gestion du matériel. En somme, la seconde partie contient le noyau, le chargeur de démarrage, les firmwares et quelques pilotes. Dans le cadre de la modularité, le but de ce changement est de découpler la gestion du matériel du reste du système pour proposer des cycles de vie différents et autonomes. L'utilisateur pourra ainsi bénéficier de plus de souplesse, comme avoir la dernière version du support du matériel avec le reste de Fedora un peu plus ancien et inversement. À terme, on pourrait avoir une sorte de gestion de matériel fournie par Fedora 27 avec un espace utilisateur fourni par Fedora 28. Ou inversement selon le cas d'usage.

L'édition Fedora Server reçoit les premiers travaux officiels pour gérer la modularité, alors qu'elle a été testée par l'édition spéciale Boltron lors de Fedora 26. L'objectif est de mettre en place la modularité dans une image officielle de Fedora et non annexe comme l'a été Boltron. Cela permettra aux administrateurs systèmes de prendre en main le projet de manière plus large pour bénéficier d'un maximum de retours. Il sera également possible de voir le comportement de la modularité durant le cycle de vie complet de Fedora 27.

Comme pour Fedora 26, je vous invite à consulter la documentation de la modularité et leur chaine Youtube pour en apprendre plus à ce sujet. À cause de ce changement important, l'édition Server sera disponible un mois après les autres éditions.

Et comme d'habitude, Fedora 27 réserve bien d'autres surprises à découvrir.

La communauté francophone

L'association

Logo.png

Borsalinux-fr est l'association qui gère la promotion de Fedora dans l'espace francophone. Nous constatons depuis quelques années une baisse progressive des membres à jour de cotisation et de volontaires pour prendre en main les activités dévolues à l'association.

Nous lançons donc un appel à nous rejoindre afin de nous aider.

L'association est en effet propriétaire du site officiel de la communauté francophone de Fedora, organise des évènements promotionnels comme les Rencontres Fedora régulièrement et participe à l'ensemble des évènements majeurs concernant le libre à travers la France principalement.

Si vous aimez Fedora, et que vous souhaitez que notre action perdure, vous pouvez :

  • Adhérer à l'association : les cotisations nous aident à produire des goodies, à nous déplacer pour les évènements, à payer le matériel ;
  • Participer sur le forum, les listes de diffusion, à la réfection de la documentation, représenter l'association sur différents évènements francophones ;
  • Concevoir des goodies ;
  • Organiser des évènements type Rencontres Fedora dans votre ville.

Nous serions ravis de vous accueillir et de vous aider dans vos démarches. Toute contribution, même minime, est appréciée.

Si vous souhaitez avoir un aperçu de notre activité, vous pouvez participer à nos réunions hebdomadaires chaque lundi soir à 20h30 (heure de Paris) sur IRC (canal #fedora-meeting-1 sur Freenode).

La documentation

Depuis juin 2017, un grand travail de nettoyage a été entrepris sur la documentation francophone de Fedora, pour rattraper les 5 années de retard accumulées sur le sujet.

Le moindre que l'on puisse dire, c'est que le travail abattu est important : près d'une cinquantaine d'articles corrigés et remis au goût du jour. Un grand merci à Charles-Antoine Couret, Nicolas Berrehouc, Édouard Duliège et les autres contributeurs et relecteurs pour leurs contributions.

L'équipe se réunit tous les lundis soir après 21h (heure de Paris) sur IRC (canal #fedora-doc-fr sur Freenode) pour faire progresser la documentation par un travail collaboratif. Le reste de la semaine cela se passe sur les listes de diffusion.

Si vous avez des idées d'articles ou de corrections à effectuer, que vous avez une compétence technique à retransmettre, n'hésitez pas à participer.

Liens

End of PHP 7.2 FTBFS marathon

Remi Collet

QA is a very important part of my daily work, and since PHP 7.2 is available in Fedora rawhide, we have to ensure everything works as expected with this new version.

 

As already explained, Koschei is our QA tool, used to monitor the full PHP stack, including ~60 extensions and ~500 libraries.

After the initial build of PHP 7.2.0RC3 in rawhide (September 29th) we have around one hundred FTBFS packages (Failed To Build From Sources).

Today everything is ok, all FTBFS have been fixed.

1. Extensions

Most PHP extensions are now compatible with PHP 7.2, excepted

  • XDebug, but version 2.6.0-dev works and a beta should be released soon
  • Timecop, this have been reported upstream, searching for a fix.

2. Mcrypt

Lot of packages were broken because they sadly still rely on the old deprecated mcrypt extension.

Despite I'm fighting for years to be able to remove it (see about libmcrypt and php-mcrypt), we still need it, so I have created the new php-pecl-mcrypt package from the PECL cemetery. This is obviously only a temporary solution, this extension is deprecated, un-maintained and should die.

3. Upstream patches

Most of PHP projects consider fix for new PHP version as standard bugfix, which means, could be done in a simple minor version, without requiring any major change.

So, some projects have already made the few minor changes needed, but have not yet released new version including theses changes. So the work was only about finding these fix, and applying them in the Fedora packages.

4. Pull Requests

Most projects are not yet monitoring PHP 7.2 (not enabled in travis) so were not really aware of needed changes.

So, of course, the first work was to report this failure upstream, and usually providing a possible fix (PR).

Some are already merged, some are still waiting for review.

5. Skip some

For a very few packages, as no real good fix exists for now, we have to temporarily skip some tests with 7.2. Most are about the session change, which breaks unit tests (session_start() failing)  without any real impact on the real usage.

6. Common error

The 2 more common errors, requiring a fix, are :

  • stricter prototype checking, fix for #73987, originally applied in 7.1.2RC1 then reverted as introduce a small BC break.
  • count on not countable
  • object is a reserved keywork

7. Conclusion

We are ready for PHP 7.2 in Fedora, and as usually, we done this the Fedora way: upstream first.

I also consider that having most extensions / libraries ready is a important criteria for the new version adoption by users.

PHP Forum 2017

Remi Collet

Cette année encore, j'ai eu le privilège de participer au PHP Forum à Paris, organisé par l'AFUP.

Comme à chaque fois, l'occasion de rencontrer de nombreux développeurs et utilisateurs de PHP, et d'avoir de grandes discussions. Comme d'habitude, l'organisation était parfaite. C'est vraiment l'événement francophone majeur autour de ce langage.

J'ai eu le plaisir de présenter, devant un amphi plein a craqué, la prochaine version PHP 7.2

La présentation est en ligne : Paris-2017.pdf

Ainsi que la vidéo : PHP 7.2

Pour les rémois, j'ai aussi fait cette présentation, dans une version légèrement raccourcie, lors du Meetup de Novembre à Reims.

PHP version 7.0.26RC1 et 7.1.12RC1

Remi Collet

Les versions Release Candidate sont disponibles dans le dépôt remi-test pour Fedora et Enterprise Linux (RHEL / CentOS) afin de permettre au plus grand nombre de les tester. Elles sont  fournit en Software Collections, pour une installation en parallèle, solution idéale pour ce type de tests. (uniquement pour x86_64) et également en paquets de base.

Les RPM de PHP version 7.1.12RC1 sont disponibles en SCL dans le dépôt remi-test et les paquets de base dans le dépôt remi-test pour Fedora 26-27 ou  remi-php71-test pour Fedora 24-25 et Enterprise Linux.

Les RPM de PHP version 7.0.26RC1 sont disponibles en SCL dans le dépôt remi-test et les paquets de base dans le dépôt remi-test pour Fedora 25 ou remi-php70-test pour Fedora 24 et Enterprise Linux.

PHP Version 5.6 est désormais en mode maintenance de sécurité, il n'y aura donc plus de Release Candidate.

PHP Version 7.2 est en mode développement, la version 7.2.0RC6 est aussi disponible.

emblem-notice-24.pngInstallation : voir la Configuration du dépôt et choisir la version.

Installation en parallèle, en Software Collections de PHP 7.0 :

yum --enablerepo=remi-test install php70

Installation en parallèle, en Software Collections de PHP 7.1 :

yum --enablerepo=remi-test install php71

Mise à jour, de PHP 7.0 :

yum --enablerepo=remi-php70,remi-php70-test update php\*

Mise à jour, de PHP 7.1:

yum --enablerepo=remi-php71,remi-php71-test update php\*

A noter : la version 7.1.12RC1 est aussi disponible dans Fedora 27 et la version 7.2.0RC6 dans Fedora rawhide pour la QA.

emblem-notice-24.pngLes paquets pour EL-7 on été construit à partir de RHEL-7.4.

emblem-notice-24.pngLa version RC est généralement identique à la version finale (aucun changement accepté, à l'exception de correctifs de sécurité).

Software Collections (php70, php71)

Paquets standards (php)

Borsalinux-fr sera au Capitole du Libre 2017

Association Borsalinux-Fr

Comme chaque année, Borsalinux-fr assurera une permanence à l'évènement du libre « Capitole du Libre » qui se tiendra le samedi 18 et dimanche 19 novembre 2017 à lENSEEIHT dans la ville de Toulouse.

Vous pourrez rencontrer de notre communauté Emmanuel Seyman, Michael Scherer et Gaia (du forum). Ils tiendront le stand de l'association pour présenter Fedora, vous guideront en cas de difficultés, pourront recueillir vos dons éventuels, vous pourrez récupérer des images de la nouvelle Fedora 27 (qui sortira ce 14 novembre) et des goodies. C'est également un moment convivial pour se rencontrer.

Emmanuel Seyman fera une conférence pour présenter son projet Schema le dimanche 19 novembre à 14h00, salle A202.

Michael Scherer tiendra deux conférence, une sur la sécurité de l'espace de travail des contributeurs du libre le samedi 18 novembre à 15:00, salle A201. La deuxième portera sur l'importance d'avoir une infrastructure ouverte le samedi 18 novembre à 16h30, salle A002.

Si vous êtes intéressés d'y participer, ou de faire juste un coucou, vous trouverez plus d'informations sur le site web officiel de l'évènement.

Astuces de configuration de PHP

Remi Collet

Traduction de l'article PHP Configuration Tips.

Cet article regroupe les informations actualisées qui ont été publiées ici au cours des dernières années.

RHEL 7 fournit le serveur HTTP Apache  version 2.4 et PHP version 5.4.

Le configuration la plus commune pour Apache et PHP utilise mod_php, mais présente quelques limites et inconvénients :

  • une seule versions de mod_php peut être utilisée
  • mod_php tourne dans le processus httpd, sans isolation
  • mod_php n'est supporté que pour le MPM prefork

Cet article explique comment déléguer l'exécution des scripts PHP à un service d'arrière plan utilisant le protocole  FastCGI, comment utiliser une version récente de PHP, comment utiliser plusieurs versions de PHP, et comment améliorer les performances d'Apache..

Le paquet du serveur HTTP d'apache disponible dans RHEL fournit l'ensemble des fonctionnalités nécessaires pour une telle configuration.

1. Basculer vers php-fpm

1.1. Supprimer mod_php

Il est conseillé de supprimer ou de désactiver mod_php afin de réduire la consommation mémoire de chaque processus httpd.

Vous pouvez soit déinstaller le paquet php, qui ne contient que ce module

yum remove php

ou simplement le désactiver en commentant la directive LoadModule directive dans le fichier /etc/httpd/conf.modules.d/10-php.conf.

# disabled # LoadModule php5_module modules/libphp5.so

1.2. Installer php-fpm

Vous pouvez maintenant installer php-fpm et activer son service

yum install php-fpm
systemctl start php-fpm
systemctl enable php-fpm

Remarque: le paquet php-fpm est disponible dans le canal optional, qui doit être activé.

Pour configurer l'exécution des scripts PHP, modifiez ou créez le fichier de configuration /etc/httpd/conf.d/php.conf :

Les lignes suivantes interdise l'accès aux fichiers .user.ini depuis les clients Web!

  <Files ".user.ini">
    Require all denied
  </Files>

Activation de la gestion du Multiviews par php:

  AddType text/html .php

Ajouter index.php à la liste des fichiers utilisés pour fournir le contenu d'un dossier :

  DirectoryIndex index.php

La ligne suivante active les entêtes d'autorisation :

  SetEnvIfNoCase ^Authorization$ "(.+)" HTTP_AUTHORIZATION=

Rediriger l'exécution des scripts PHP vers le service FPM

  <FilesMatch \.php$>
    SetHandler "proxy:fcgi://127.0.0.1:9000"
  </FilesMatch>

Si des directives php_value sont présentes dans ce fichier, vous devez les supprimer, elles ne concernent que mod_php.

Vous pouvez maintenant redémarrer le serveur web et, avec une simple page de test

<?php phpinfo();

vérifier qui PHP est désormais exécuté à par le service FastCGI:

  PHP Version 5.4.16
  Server API= FPM/FastCGI

1.3. Réglages de PHP

Le fichier de configuration principal est /etc/php-fpm.conf, qui contient beaucoup de commentaires expliquant chaque option.

FPM pour exécuter plusieurs services (pool), chacun exécutant les scripts PHP avec des options pouvant être différentes, le fichier de configuration du service par défaut (www) est /etc/php-fpm.d/www.conf, qui contient aussi de nombreux commentaires.

1.3.1. php_value, php-flag

Les options de PHP peuvent être configurées en utilisant les directives php_value, php_admin_value, php_flag et php_admin_flag :

  • avec mod_php,  dans les fichiers de configuration d'Apache
  • avec FPM, dans les fichiers de configuration de chaque service (pool)

1.3.2. .htaccess

Les options peuvent, en plus, être définies pour un dossier spécifique :

  • avec mod_php, en utilisant un fichier .htaccess
  • avec FPM, en utulisation un fichier .user.ini (les mot clés php_* ne sont pas nécessaires).

1.3.3. Réglages des processus

FPM fonctionne en service et lance plusieurs processus pour gérer les différentes requêtes en parallèle, il existe plusieurs modes :

  • pm = ondemand, un processus est lancé uniquement lors d'une nouvelle connexion, et arrêté lorsqu'il n'y a pas d'activité, ce mode est  adapté pour les environnements de développement
  • pm = dynamic, un groupe de processus est toujours en fonctionnement, plus de processus seront démarrés en cas de besoin, ce mode adapté à la production
  • pm = static, un nombre fixe de processus est toujours présent, ce mode est adapté à la production et peut améliorer les performances

1.4. Réglages du Serveur HTTP Apache

1.4.1. Mode threadé

Par défaut, le serveur HTTP apache utilise un ensemble de processus pour gérer les requêtes entrantes (MPM prefork).

Comme nous n'utilisons plus mod_php, nous pouvons basculer sur un MPM threadé (worker or event), et c'est un ensemble de threads qui gérera les requêtes, réduisant le nombre de processus, la consommation mémoire, et améliorant les performances, en particulier lorsqu'il s'agit de servir de nombreux fichiers statiques.

Changer leMPM utilisé dans le fichier de configuration /etc/httpd/conf.modules.d/00-mpm.conf :

  # disabled # LoadModule mpm_prefork_module modules/mod_mpm_prefork.so
  # disabled # LoadModule mpm_worker_module modules/mod_mpm_worker.so
  LoadModule mpm_event_module modules/mod_mpm_event.so

1.4.2. Unix Domain Socket

Par défaut, FPM écoute sur un socket réseau, mais il peut aussi utiliser un socket local (UDS), ce qui peut améliorer sensiblement les performances :

Dans la configuration du service (pool) FPM :

  listen = /run/php-fpm/www.sock
  listen.owner = apache
  listen.mode = 0660

Dans la configuration du serveur Apache :

  SetHandler "proxy:unix:/run/php-fpm/www.sock|fcgi://localhost"

1.4.2. Séparation du frontal et des serveurs applicatifs

Par défaut, FPM écoute les requêtes entrantes sur un socket réseau local, il est évidement possible d'utiliser un serveur séparé, une machine virtuelle ou un containeur (une instance docker)

Dans le configuration du service (pool) FPM :

  listen = 10.0.0.2:9000
  listen.allowed_clients = 10.0.0.1

Dans la configuration du serveur Apache :

  SetHandler "proxy:fcgi://10.0.0.2:9000"

1.4.3 Plusieurs serveurs applicatifs

Pour traiter plus de requêtes simultanément, vous pouvez désirer répartir la charger entre plusieurs serveurs PHP, ce qui est très facile.

Exemple de configuration du serveur Apache avec 3 serveurs applicatifs :

  # Création du répartiteur de charge
  <Proxy balancer://phpfpmlb>
    BalancerMember fcgi://10.0.0.2:9000
    BalancerMember fcgi://10.0.0.3:9000
    BalancerMember fcgi://10.0.0.4:9000
  </Proxy>
  # Redirection de l'exécution des scripts PHP
  <FilesMatch \.php$>
    SetHandler "proxy:balancer://phpfpmlb"
 </FilesMatch>

2. Utilisation d'une version récente de PHP

RHEL fournit PHP version 5.4, qui était la version courante lors de la publication de RHEL-7, mais qui peut être trop ancienne pour des projets récents.

PHP version 5.6, 7.0 et 7.1 sont maintenant supportés sur RHEL, fournit dans le produit Red Hat Software Collections (RHSCL).

Dans l'example ci-dessous, nous utiliserons la version 7.0, mais s'applique à l'identique pour les autres versions.

2.1. Installation

Installation de la  Software Collection, après avoir activé le canal RHSCL:

  yum install rh-php70

Installation du service FPM service pour cette version:

  yum install rh-php70-php-fpm

Installation des extensions supplémentaires nécessaires :

  yum install rh-php70-php-mbstring rh-php70-php-pgsql rh-php70-php-opcache

Astuce : comparer la liste des extensions disponibles, pour s'assurer que tout ce qui est nécessaire est présent.

  php --modules | tee /tmp/54
  scl enable rh-php70 'php --modules' | tee /tmp/70
  diff /tmp/54 /tmp/70

Astuce : ne jamais se fier au nom des paquets, mais préférer le nom des extensions (e.g. php-mysqli ou rh-php70-php-simplexml), en effet la découpage des paquets peut changer entre les versions.

2.2. Utiliser une nouvelle version de PHP

Lorsqu'on utilise FPM, c'est aussi simple que darrêter l'ancien service et de démarrer le nouveau:

  systemctl stop  php-fpm
  systemctl start rh-php70-php-fpm

2.3. Paquet additionnels

Les Software Collections fournissent les même extensions que les paquets standard de RHEL.

Les utilisateurs sont habitués à trouver des extensions supplémentaires dans le dépôt EPEL, de la même manière, des extensions sont disponibles dans le dépôt communautaire centos-sclo-sclo, pour plus d'information, cherchez sclo-php sur le site https://www.softwarecollections.org/.

3. Utiliser plusieurs versions de PHP

Puisque l'exécution de PHP est redirigée version le service FastCGI service par la directive SetHandler, elle peut être définie pour chaque hôte virtuel, chaque projet ou chaque dossier.

Dans l'exemple ci-dessous, nous utiliserons PHP version 5.4 du système de base (pour des applications anciennes, qui a été configuré précédement)  et PHP version 7.1 simultanément.

3.1. Installation

Installation de la Software Collection, après avoir activé le canal RHSCL:

  yum install rh-php71 rh-php71-php-fpm rh-php71-php-mbstring rh-php71-php-opcache ...

Configuration de FPM pour écouter sur un port différent de celui utilisé par le service php-fpm service par défaut, dans le fichier /etc/opt/rh/rh-php71/php-fpm.d/www.conf.

  listen = 127.0.0.1:9071

Configurer SELinux pour ne pas bloquer ce port :

  semanage port -a -t http_port_t -p tcp 9071

Démarrer le service :

  systemctl start rh-php71-php-fpm

Il est désormais possible de choisir la version de PHP utilisée pour chaque dossier dans le fichier de configuration du serveur Apache :

Exemple:

  # Utiliser PHP 7.1 par défaut
  <FilesMatch \.php$>
    SetHandler "proxy:fcgi://127.0.0.1:9071"
  </FilesMatch>
  # Utiliser PHP 5.4 pour une ancienne application
  <Directory /var/www/html/old>
    <FilesMatch \.php$>
      SetHandler "proxy:fcgi://127.0.0.1:9000"
    </FilesMatch>
  </Directory>

4. Conclusion

J'espère que ce petit article a illustré les nombreux bénéfices de basculer sur FPM pour vos applications PHP:

  • isolation des processus entre le frontal web (httpd) et les serveurs applicatifs (fpm)
  • amélioration des performances
  • utilisation des versions modernes de PHP
  • utilisation de plusieurs versions de PHP

PHP version 5.6.32, 7.0.25 et 7.1.11

Remi Collet

Les RPM de PHP version 7.1.11 sont disponibles dans le dépôt remi pour Fedora 26 et dans le dépôt remi-php71 pour Fedora 24-25 et Enterprise Linux (RHEL, CentOS).

Les RPM de PHP version 7.0.25 sont disponibles dans le dépôt remi pour Fedora 25 et dans le dépôt  remi-php70 pour Fedora 24 et Enterprise Linux.

Les RPM de PHP version 5.6.32 sont disponibles dans le dépôt remi pour Fedora 24 et remi-php56 pour Enterprise Linux.

emblem-important-2-24.pngPHP version 5.5 a atteint sa fin de vie et n'est plus maintenu par le projet.

Ces versions sont aussi disponibles en Software Collections.

security-medium-2-24.pngCes versions corrigent quelques failles de sécurité, la mise à jour est donc vivement recommandée.

Annonces des versions :

emblem-notice-24.pngInstallation : voir l'assistant de configuration et choisir la version et le mode d'installation.

Remplacement du PHP par défaut du système par la version 7.1 (le plus simple) :

yum-config-manager --enable remi-php71
yum update

Installation en parallèle, en Software Collections de PHP 7.1 (x86_64 uniquement) :

yum install php71

Remplacement du PHP par défaut du système par la version 7.0 (le plus simple) :

yum-config-manager --enable remi-php70
yum update

Installation en parallèle, en Software Collections de PHP 7.0 (x86_64 uniquement) :

yum install php70

Remplacement du PHP par défaut du système par la version 5.6 (le plus simple) :

yum-config-manager --enable remi-php56
yum update

Installation en parallèle, en Software Collections de PHP 5.6 (x86_64 uniquement) :

yum install php56

Et bientôt dans les mises à jour officielles:

emblem-important-2-24.pngÀ noter :

  • la version EL7 est construite avec RHEL-7.4
  • la version EL6 est construite avec RHEL-6.9
  • beaucoup de nouvelles extensions sont aussi disponible, voir PECL extension RPM status page

emblem-notice-24.pngInformations, lire :

Paquets de base (php)

Software Collections (php56 / php70 / php71)

Changement de pâte thermique sur mon ordinateur portable

Charles-Antoine Couret

Il y a parfois des tâches d'entretien d'un ordinateur qu'on oublie de faire et qui pourtant sont essentielles.

Le changement de pâte thermique en fait parti. La pâte thermique est ce qui permet d'améliorer la conductivité thermique entre le processeur (ou le GPU) et le radiateur dédié à évacuer cette chaleur. Il permet de gommer les aspérités des deux surfaces pour augmenter la surface de contact et éviter la présence d'air qui est un bon isolant.

Mais la pâte thermique n'est efficace que quelques années, ensuite il commence à se fissurer, à se décoller et donc à ne plus remplir correctement sa fonction. Il est nécessaire de le remplacer.

Mon ordinateur est un HP Elitebook 8560w qui vient de fêter ses 6 ans d'utilisation. Depuis quelques semaines / mois, la température était constamment entre 80 et 100°C, même si je ne faisais rien de particulier. C'est bien trop chaud. Du coup le processeur se mettait en économie d'énergie pour éviter la surchauffe ce qui dégradait les performances.

Je me suis décidé à régler le problème, ne prévoyant pas de changer de machine avant quelques mois.

Matériel

Coût total, moins de 30€.

En effet, ma machine possède beaucoup de vis Torx, puis pour éviter d'abimer la machine j'ai préféré avoir un outil très fin pour séparer les éléments et avoir de quoi gratter la pâte thermique. D'où l'achat des deux sets qui permettent globalement de démonter pas mal de machines en théorie.

Une petite pince est assez appréciable pour manipuler les petits connecteurs.

Opérations

Avant de commencer, pour éviter de faire des erreurs, j'ai préféré consulter une vidéo du démontage avant.

Comme beaucoup d'ordinateurs portables, accéder à la carte graphique et au processeur n'est pas évident. Il faut pratiquement tout retirer de la partie basse de la machine : clavier, touchpad, disque dur, lecteur CD... En fait il ne reste qu'une partie du châssis et la carte mère.

On retire donc l'ensemble du module de refroidissement qui est commun pour le processeur et la carte graphique. En effet, chacun a son radiateur qui communique la chaleur à un ventilateur et à un radiateur externe commun. Cela rend l'opération un peu plus pénible.

Vous pouvez voir le module démonté :

IMG-20171020-WA0001.jpg

Et la carte mère, avec le CPU sur la gauche, la carte graphique sur la droite :

IMG-20171020-WA0000.jpg

Bien entendu il faut ensuite tout remonter, sans se planter sur les vis. Essayer de bien réintégrer les éléments (ce dont j'ai échoué la première fois, notamment le connecteur pour les touches de la souris qui n'a pas été bien enfiché). Allumer la bête et tester que tout va bien. Et ouf tout fonctionne.

Résultats

Maintenant mon ordinateur au repos fonctionne entre 60 et 80°C. Les 100°C ne sont atteints que lors d'une activité intensive. C'est quand même bien plus sympa, à l'usage j'ai moins de ralentissements, l'utiliser sur les genoux est possible sans se brûler.

Pour un peu moins de 30€ et près de 3h à s'en occuper le résultat est très appréciable. N'hésitez pas à le faire si votre machine chauffe trop (et si bricoller un peu ne vous fait pas peur). ;-)" class="smiley

Un processeur qui perd le nord

Charles-Antoine Couret

Retour trois années en arrière quand je me penchais sur la gestion du stockage de masse d'un projet professionnel. C'est toujours avec le fameux processeur 8148 de Texas Instrument, le même projet que pour l'épisode 1.

Le stockage de masse est assuré par une mémoire flash NOR. En réalité l'implémentation n'était pas le principal problème, je vais raconter à nouveau un bogue assez délicat à identifier.

Mais d'abord, contexte !

Contexte

Choix de la mémoire

Donc sur ce projet, comme tout projet avec un système embarqué, se pose la question du stockage du système d'exploitation, des données et de comment charger le tout.

Il y a en général plusieurs possibilités pour un tel système : une mémoire NAND, NOR, une carte SD, une mémoire eMMC (une carte SD soudée), une clé USB voire via Internet. Bien entendu, chaque support a son lot d'avantages et inconvénients, voici pourquoi le NOR a été choisi :

  • Il est très fiable sur la durée (bien plus que les flashs NAND ou les mémoires SD/eMMC) ;
  • Sa lenteur n'était pas impactant pour notre système (c'est en effet de tous la méthode d'accès la plus lente) ;
  • Son espace de stockage (256 Mio) pour son prix était suffisant, sachant que la NOR est plus cher au Gio que les autres dispositifs ;
  • Il est possible d'exécuter le système en place (c'est le mécanisme XIP pour eXecute In Place) ce qui économise de la RAM et simplifie la conception.

Le dernier point est une propriété intéressante. En fait le processeur est capable d'adresser directement dans la mémoire NOR, les instructions machine du genre exécuter la fonction de cette adresse n'a pas besoin d'être chargé en RAM, le processeur peut accéder à cette adresse depuis la NOR et exécuter la dite fonction sans charger le code au préalable.

Préparation

Cependant, la dite technique XIP nécessite d'être précautionneux. Tout d'abord, le processeur au départ n'a pas accès à tout l'espace de stockage que propose notre mémoire.

Car dans le monde ARM (ce qui suit reste plus ou moins valable avec d'autres architectures, potentiellement avec d'autres noms), quand nous appuyons sur le bouton d'alimentation de la carte, l'alimentation démarre le processeur qui lance un petit chargeur de démarrage située dans sa ROM et qui a été conçu par le fabricant de la puce, ici Texas Instrument. Il va initialiser le minimum nécessaire dans le SoC et essayer de charger du code depuis un espace de stockage (notre mémoire NOR bien entendu ici, mais cela peut être par Ethernet, USB, mémoire NAND, carte SD ou autre). Dans notre cas, nous avons configuré (matériellement, en mettant des pins du processeur à 1 et d'autres à 0) de sorte que ce chargeur de démarrage cherche notre système sur la carte SD (car durant le développement, nous avons une carte SD), et si rien n'est trouvé, charger depuis la NOR.

Ce sont des mécanismes assez simples derrière. Pour le démarrage SD, le processeur détecte si une carte est présente, essaye de trouver un fichier nommé MLO dans un système de fichier FAT de la première partition pour le charger. Pour la NOR, il vérifie si les 4 premiers octets (situés à l'adresse 0x08000000) sont non nuls (donc différents de 0xFFFFFFFF ou 0x00000000). Si le chargement est effectué mais que cela n'aboutit sur rien, le processeur sera bloqué. Donc il faut veiller à charger quelque chose de correct.

Et pour charger le code initial (dans notre cas notre propre chargeur de démarrage U-boot, qui chargera Linux, qui chargera le reste des applications), le chargeur de démarrage de Texas Instrument n'a pas besoin de tout charger. Essentiellement car c'est plus simple, mais aussi parce que c'est plus générique, toute mémoire NOR pourra être chargée à priori quelque soit sa taille réelle.

Donc il ne charge que les 4 premiers kiloctets disponibles. Ces premières instructions de U-boot vont servir principalement à initialiser le nécessaire pour accéder au reste de la mémoire NOR, initialiser également la pile, la vitesse du processeur, etc.

C'est pour cela que nous avons le code suivant situé dans les 4 premiers kiloctets. Puis il y a une subtilité technique à prendre en compte. Nous allons changer les paramètres d'accès à la mémoire NOR. Cela se fait par l'écriture sur 7 registres différents dans le processeur. Non seulement nous allons dire au processeur d'activer des lignes d'adresses supplémentaires (permettant l'accès à toute la mémoire disponible), mais en plus nous allons modifier la vitesse d'accès pour améliorer les performances globales.

Les paramètres d'accès à la NOR sont situés dans les registres GPMC (adresses 0x51000060 à 0x51000078). Nous pouvons indiquer au processeur, pour chaque caractéristique du signal pour dialoguer avec la NOR, le nombre de cycles d'horloge nécessaires. Ces valeurs dépendent donc de la vitesse d'un cycle d'horloge et des caractéristiques de la mémoire NOR.

Attention, quand je parle de la vitesse d'un cycle d'horloge, ce n'est pas directement celui du processeur lui même. En général au sein d'un circuit, il y a une chaîne d'horloge qui se met en place pour alimenter chaque sous-système avec une vitesse qui lui convient. Ainsi le réseau, le multimédia, l'USB, le PCIe ou le processeur lui même ont des horloges propres. Ces horloges sont construits à partir de quartz qui générèrent un signal entre 15 et 25 MHz. Ensuite une PLL va amplifier ce signal pour moduler sa vitesse afin d'atteindre parfois plusieurs GHz. Dans notre cas, le quartz OSC0 (à 20 MHz) alimente la DPLL L3 (jusqu'à 220 MHz) qui alimente l'horloge GPMC qui divise par quatre le signal précédent (jusqu'à 55 MHz donc). Je ferais sans doute un article complet sur le sujet des horloges. :-)" class="smiley

Et comme nous allons changer la vitesse d'accès à la mémoire, alors que nous exécutons le code depuis la NOR elle même, vous pouvez deviner un problème. Entre le changement du premier et du dernier registre, les temps d'accès à la NOR ne seront plus cohérents, le système va se bloquer faute de pouvoir lire les instructions suivantes. Du coup il est nécessaire de copier le bout de code qui fait ce changement dans la SRAM (une petite zone de mémoire interne au processeur à l'adresse 0x40400000, qui n'est pas impactée par nos changements) afin de l'exécuter depuis celle-ci avant de revenir exécuter le code dans la NOR une fois l'opération faite.

Cela est fait via les lignes suivantes (l'essentiel du code employé provient du code de Texas Instrument qu'il a fallu adapter à notre cas) :

 /**************************************************************************
  * cpy_nor_gpmc_code: relocates nor gpmc init code into ocmc0 where its
  * safer to execute
  * R2 is loaded wtih size of data to be copied, this should be calculated
  * if we are modifying nor_gpmc_init()
  *************************************************************************/
 .global cpy_nor_gpmc_code
 cpy_nor_gpmc_code:
         stmfd sp!, {r0 - r10}
         /* Copy NOR GPMC init code into SRAM */
         adr r0, nor_gpmc_init     /* get addr of nor gpmc init code */
         mov r2, #640    /* r2 <- copy size(% by 32 bytes:r3-r10 (8) regs used) */
         ldr r1, sram_pc_start     /* r1 <- dest address (passed in) */
         add r2, r2, r0      /* r2 <- source end address */
 next2:
         ldmia   r0!, {r3 - r10}     /* copy from source address r0 */
         stmia   r1!, {r3 - r10}     /* copy to   target address r1 */
         cmp r0, r2          /* until source end address r2 */
         bne next2
         ldmfd sp!, {r0 - r10}
         mov pc, lr          /* back to caller */

Ce code fonctionne comme attendu, les premières cartes venant de la série A fonctionnent tous sans encombres.

Les problèmes arrivent

Quelques mois plus tard, un second jeu de cartes électroniques arrive avec une révision matérielle pour corriger les premiers défauts relevés. Et au bout de quelques heures, nous détectons un problème fondamental : sur certaines de ces cartes, le démarrage depuis la NOR ne fonctionne pas du tout, sur d'autres c'est aléatoire (de 1 fois sur 2 à 1 fois sur 100) et sur un exemplaire, aucun problème.

C'est pourtant, à ce stade, le même code qui est exécuté que sur les premières cartes qui ne bronchent toujours pas dans cet exercice. Notons également que sur ces nouvelles cartes, le démarrage depuis une carte SD ne pose aucun problème. D'ailleurs charger U-boot depuis la carte SD et le reste depuis la NOR ne présente aucun problème non plus.

La première piste est évidemment de vérifier tous mes calculs pour les registres d'accès à la NOR. Nous tombons tous d'accord sur le fait que ces valeurs sont correctes. Nous vérifions également l'ensemble des changements matériels autour du processeur et de la NOR et il n'y a rien. Tout au mieux, le responsable du routage de la carte (celui qui est responsable de transformer les liaisons logiques entre les composants en un circuit avec les pistes dessinées sur le plan final) note une différence de quelques micro/millimètres sur la longueur de ces fils entre les deux versions.

Mais rien de très intéressant, le module n'a pas beaucoup bougé sur ces fonctions et pourtant, le comportement est aléatoire. Nous prenons donc la JTAG pour en savoir plus afin de voir à quel endroit le démarrage échoue. Sur la plupart des modèles, cela tourne autour des registres du Watchdog. Mais si on supprime cette section du code, cela apparaît plus loin. Il semble donc que les échecs se produisent autour d'un certain nombre d'instructions constant depuis le démarrage plutôt que sur une instruction particulière. La JTAG nous montre que à l'instruction de trop, il va charger l'instruction suivante à une adresse délirante avant de retomber sur le vecteur d'exceptions du processeur pour avoir accédé dans une zone mémoire invalide.

Pour essayer d'identifier la cause de l'échec, le concepteur de la carte prend son oscilloscope à bras le corps et fait les mesures pendant que j'exécute le logiciel avec la JTAG pas à pas. Il semble que par moment le processeur fasse des signaux d'accès à la NOR d'environ 10 nanosecondes (oui, nanosecondes) trop courts. Pourtant les valeurs des registres que nous avons indiqué sont bons.

La solution

Une première solution est d'abaisser significativement les performances d'accès à la NOR et cela semble fonctionner. Mais si la NOR n'était pas un soucis niveau performances, nous avons une exigence contractuelle de démarrer l'ensemble du système en moins d'une minute. Et avec ces réglages, ce n'était plus possible. Puis nous ne comprenons toujours pas la cause du problème ce qui est gênant.

Il me faudra près d'une semaine de recherche dans la documentation de Texas Instrument pour comprendre la cause du problème et ainsi comment le résoudre. Je tombe en effet sur l'information suivante (page 1027 du document technique de référence) :

Horloge-boot-NOR.png

Or, si on prend le document de référence condensé page 183, on a :

Horloge-OPP.png

Vous ne voyez pas ? Il y a pourtant une incohérence pour une source d'horloge : la DPLL L3 qui est pour l'OPP 100 de 220 MHz et de l'autre de 200 MHz.

Or, tous mes calculs ont été conçus pour un signal d'entrée de 50 MHz et non de 55 MHz, ce qui donne un temps d'accès par cycle respectivement de 18 à 20 nanosecondes, soit bien sûr 2 nanosecondes d'écart. Quand on sait que la quasi-totalité de la configuration du signal d'accès tourne autour de 4 à 6 cycles par élément du signal, on retombe sur les 10 nanosecondes environ plus court constatés plus haut.

En quoi la documentation / implémentation de Texas Instrument est étrange ? En fait il faut expliquer brièvement ce qu'est un OPP. Un OPP pour OPerating Point est une méthode pour gérer l'énergie. Il consiste à fixer les fréquences maximales des différentes horloges du système par rapport à la tension d'alimentation du processeur. Plus le processeur consomme d'énergie (avec une tension élevée), plus les fréquences peuvent être élevées, mais plus la température peut monter également. En général on utilise le terme Dynamic Voltage Frequency Scaling pour décrire ce mécanisme.

Ce qui est curieux est que lors du démarrage NOR, par défaut, la ROM de Texas Instrument utilise l'OPP100 (celui de base) pour toutes les fréquences... sauf la L3 dont on se sert où c'est un OPP120 qui est employé. Cela n'est pas très cohérent comme choix et c'est ce qui nous a induit en erreur dans les calculs. Dans notre cas, pour éviter d'avoir besoin d'une ventilation active de la chaleur, nous souhaitons avoir une OPP100 durant le fonctionnement de l'appareil.

Pourquoi ce caractère aléatoire ?

Jusqu'ici j'ai expliqué le cadre général, l'origine du bogue a été trouvée, mais je n'ai pas expliqué pourquoi sur certaines cartes cela fonctionne, d'autres pas. Pourtant le code et le problème devrait se manifester partout.

Tout d'abord le démarrage SD fonctionne car dans U-boot, je changeais manuellement la fréquence des différentes horloges pour fixer le tout à l'OPP100 (et pour démarrer certaines horloges pour le processeur multimédia dont j'ai parlé dans le précédent article, chose qui n'est pas fait par le chargeur de démarrage de Texas Instrument). Du coup je supprimais le problème dans ce cas.

Le caractère aléatoire vient des différences minimes entre les différentes cartes. Comme je l'ai dit plus haut, les nouveaux modèles étaient plus sensibles à cause de la longueur des pistes qui avait changé, mais aussi parce que les composants ne sont pas identiques (numéros de série différentes, modèles différents pour les quartz, etc.). Étant donné la différence minime dans les temps d'accès, ces variations mineurs en temps normal peuvent avoir des impacts importants sur la longue.

D'autant que je changeais les fréquences d'horloge peu après la configuration du GPMC. Du coup, certains modèles avaient parfois la possibilité de régler le problème en abaissant la fréquence d'horloge finale en accédant à ces instructions à temps et sans encombre, d'autres pas.

Conclusion

Nous avons pu voir un problème qui survient parfois dans le domaine, des cartes qui se comportent différemment. Cela montre la nécessité de tester chaque modèle même si à priori c'est le même code, le même circuit. Chaque carte est unique. Il est nécessaire de documenter au maximum les petits changements qui peuvent être opérés. une collaboration forte entre l'équipe matérielle et logicielle est également fondamentale, il est probable que la cause n'aurait pas été retrouvée si vite sans cela. Chaque équipe ayant pu apporter des informations cruciales dans la résolution du problème.

Ensuite, bien entendu, la lecture de la documentation est importante, il faut tout vérifier, tout contrôler. Même ce qui paraît évident / logique. Il aurait été aussi appréciable que Texas Instrument choisisse une voie de moindre surprise en adoptant un choix cohérent dans les valeurs initiales de ses fréquences.

Et j'espère que vous aurez appris au sujet du démarrage sur les plateformes ARM et de la gestion des horloges. :)" class="smiley

PHP version 7.0.25RC1 et 7.1.11RC1

Remi Collet

Les versions Release Candidate sont disponibles dans le dépôt remi-test pour Fedora et Enterprise Linux (RHEL / CentOS) afin de permettre au plus grand nombre de les tester. Elles sont  fournit en Software Collections, pour une installation en parallèle, solution idéale pour ce type de tests. (uniquement pour x86_64) et également en paquets de base.

Les RPM de PHP version 7.1.11RC1 sont disponibles en SCL dans le dépôt remi-test et les paquets de base dans le dépôt remi-test pour Fedora 26-27 ou  remi-php71-test pour Fedora 24-25 et Enterprise Linux.

Les RPM de PHP version 7.0.25RC1 sont disponibles en SCL dans le dépôt remi-test et les paquets de base dans le dépôt remi-test pour Fedora 25 ou remi-php70-test pour Fedora 24 et Enterprise Linux.

PHP Version 5.6 est désormais en mode maintenance de sécurité, il n'y aura donc plus de Release Candidate.

PHP Version 7.2 est en mode développement, la version 7.2.0RC4 est aussi disponible.

emblem-notice-24.pngInstallation : voir la Configuration du dépôt et choisir la version.

Installation en parallèle, en Software Collections de PHP 7.0 :

yum --enablerepo=remi-test install php70

Installation en parallèle, en Software Collections de PHP 7.1 :

yum --enablerepo=remi-test install php71

Mise à jour, de PHP 7.0 :

yum --enablerepo=remi-php70,remi-php70-test update php\*

Mise à jour, de PHP 7.1:

yum --enablerepo=remi-php71,remi-php71-test update php\*

A noter : la version 7.1.11RC1 est aussi disponible dans Fedora 27 (updates-testing) et la version 7.2.0RC4 dans Fedora rawhide pour la QA.

emblem-notice-24.pngLes paquets pour EL-7 on été construit à partir de RHEL-7.4.

emblem-notice-24.pngLa version RC est généralement identique à la version finale (aucun changement accepté, à l'exception de correctifs de sécurité).

Software Collections (php70, php71)

Paquets standards (php)

Participez à la journée de test consacrée à la mise à niveau vers F27

Charles-Antoine Couret

Aujourd'hui, ce mercredi 11 octobre, est une journée dédiée à un test précis : sur la mise à niveau de Fedora vers le futur Fedora 27. En effet, durant le cycle de développement, l'équipe d'assurance qualité dédie quelques journées autours de certains composants ou nouveautés afin de remonter un maximum de problèmes sur le sujet.

Elle fournit en plus une liste de tests précis à effectuer. Il vous suffit de les suivre, comparer votre résultat au résultat attendu et le notifier.

En quoi consiste ce test ?

Nous sommes proches de la diffusion de Fedora 27 final (prévu pour début novembre). Et pour que ce lancement soit un succès, il est nécessaire de s'assurer que le mécanisme de mise à niveau fonctionne correctement. C'est-à-dire que votre Fedora 25 ou 26 devienne Fedora 27 sans réinstallation, en conservant vos documents, vos paramètres et vos programmes. Une très grosse mise à jour en somme.

Les tests du jour couvrent :

  • Mise à niveau depuis Fedora 25 ou 26, avec un système chiffré ou non ;
  • Même que précédemment mais avec KDE comme environnement ;
  • De même avec la version Server ou Minimal au lieu de Workstation ;
  • En utilisant GNOME Logiciels plutôt que dnf.

En effet, Fedora propose depuis quelques temps déjà la possibilité de faire la mise à niveau graphiquement avec GNOME Logiciels et en ligne de commande avec dnf. Dans les deux cas le téléchargement se fait en utilisation normale de votre ordinateur, une fois que ce sera prêt l'installation se déroulera lors du redémarrage.

Pour ceux qui veulent bénéficier de F27 avant sa sortie officielle, profitez-en pour réaliser ce test, que cette expérience bénéficie à tout le monde. :-)" class="smiley

Personnellement j'ai déjà testé un peu en avance sur ma machine professionnelle et j'ai rapporté mon premier bogue bloquant pour Fedora. En effet, dnf plantait lors du redémarrage pour procéder à l'installation des nouveaux paquets. Mais ayant eu lieu en début de procédure, cela n'a pas d'effet négatif. Bogue très courant apparemment pour l'instant mais dont un correctif est en test.

Comment y participer ?

Vous pouvez vous rendre sur la page des tests pour lister les tests disponibles et rapporter vos résultats. La page wiki récapitule les modalités de la journée.

Si vous avez besoin d'aide lors du déroulement des tests, n'hésitez pas de faire un tour sur IRC pour recevoir un coup de main sur les canaux #fedora-test-day et #fedora-fr (respectivement en anglais et en français) sur le serveur Freenode.

En cas de bogue, il est nécessaire de le rapporter sur le BugZilla. Si vous ne savez pas faire, n'hésitez pas à consulter la documentation correspondante.

De plus, si une journée est dédiée à ces tests, il reste possible de les effectuer quelques jours plus tard sans problème ! Les résultats seront globalement d'actualité.

Une erreur… bien cachée

Charles-Antoine Couret

J'avais dit que je parlerais un peu des systèmes embarqués et de mes aventures dans le milieu. Aujourd'hui je voudrais relater un problème que j'avais dû résoudre au travail et qui n'était pas évident. Le prochain article sera plus générique (et celui d'après à propos d'un autre problème au boulot). Je vais essayer de varier un peu. ;-)" class="smiley

Ce sera sûrement un peu long, et je vais donner mon cheminement intellectuel autour de ce problème. Je respecte la chronologie des éléments dont j'avais connaissance à chaque étape.

Présentation du matériel et contexte

Pour situer un peu, je travaillais sur une plateforme Texas Instrument 8148 qui est un processeur ARM Cortex-A8 couplé avec un processeur M3 et des accélérateurs vidéos / DSP en son sein. Cette plateforme exploitait un noyau Linux 2.6.37 patchée à mort par Texas Instrument pour son processeur.

Le but du jour était d'exploiter le composant TVP5158 de… Texas Instrument encore (ce module a été conçu pour ce processeur en même temps). Pour décrire rapidement, ce composant permet de fusionner jusqu'à 4 flux vidéo analogiques (PAL / NTSC principalement) dans un seul numérisé que le processeur peut exploiter.

En soit le composant avait déjà un pilote fonctionnel pour Linux. Mais cela ne nous convenait pas. En effet, nous utilisons le TVP dans une chaîne de traitement vidéo où on faisait des décodages, redimensionnements, des remplacements d'images ou encore des encodages. Pour faire cela, non seulement il faut de la performance mais il faut aussi utiliser une API plutôt unifiée.

La performance est offerte par les accélérateurs vidéos qui sont dans les co-processeurs du système. On peut les exploiter via un firmware (dont le code source est confidentiel, désolé) et on peut communiquer avec ces accélérateurs via le noyau Linux et l'API OpenMax (OMX). Cette API est standard, éditée par le même groupe et dans les mêmes conditions qu'OpenGL, mais plutôt que de s'occuper de la 3D, il s'occupe des codecs vidéos. C'est souvent la référence libre dans ce domaine, avec GStreamer couplé avec libav.

Cette API est disponible dans le firmware de TI, cela tombe bien. Mais là où cela ce corse c'est pour récupérer des informations. En effet, il faut que durant notre traitement vidéo que nous sachions la résolution détectée par TVP du flux vidéo, et s'il existe (sur les 4 flux, des caméras peuvent être en pannes ou absentes pour diverses raisons).

Et TVP se configure via un bus assez standard et typique I2C qui est assez simple à mettre en place et largement suffisant pour lire / écrire des registres sur un composant. Il est par exemple souvent utilisé dans les cartes mères / graphiques de nos ordinateurs pour les capteurs de températures. Le soucis est que ce bus ne peut être géré par le firmware de TI (pour configurer le flux) et par le noyau Linux (pour récupérer les infos sur le flux pour l'application). Si on fait cela, il y aura conflit et le bus sera inutilisable. Modifier le firmware pour renvoyer les informations à l'espace utilisateur ou que le noyau gère la configuration du flux vidéo est plutôt complexe. Le mieux est d'utiliser un canal de communication existant entre le noyau et le firmware pour faire ceci, le firmware a donc la main sur le bus I2C et le noyau fera ses requêtes a travers lui.

On code

Partie intéressant du travail, coder. Et réfléchir à comment faire aller / revenir les informations voulues. Le noyau et le firmware, comme dans la quasi-totalité des systèmes à processeurs asymétriques, communiquent entre eux par mémoire partagée. Une partie de la RAM est allouée pour les messages, une autre pour les buffers vidéos, etc. Ceci est configurable (avec des limites) dans le code des deux côtés. Bien évidemment, les deux doivent être d'accord sur les adresses de base de chaque fonction, sinon ils ne retrouveront plus leurs petits. Cela est plutôt bien pris en charge par l'environnement de compilation fourni par TI. Vous pouvez consulter l'adressage mémoire entre les deux ici.

Dm8148-ezsdk-sw-arch.png

Bon, et le code alors ? La communication entre ces deux modules se faisant par mémoire partagée, il y a un certain protocole qui a été conçu par TI et qui s'exploite à travers une API maison nommée FVID2. Elle est déjà partiellement implémentée mais pas celle concernant le fameux TVP (qui est pourtant décrite dans l'API en question). J'ai donc écrit un pilote Linux pour combler cela. Aspect amusant, TI à la pointe de la technologie fournissait la doc de cette API dans un document .chm, un vieux format propriétaire dont le seul lecteur sous Linux potable est une application de l'ère de KDE3 : Kchmviewer. Quand je vous dis que l'embarqué c'est moderne !

Mais cela reste un peu moche, l'application en espace utilisateur demande au firmware HDVPSS de configurer le TVP. Mais, pour faire cela, il instancie le pilote interne de TVP du firmware qui ne doit pas être instancié deux fois et dont on ne peut récupérer la référence pour notre API FVID2… J'utilise donc une référence d'un autre composant dont le noyau a la référence (car il l'instancie) et j'envoie mes messages avec, le firmware a été modifié pour comprendre la situation et rediriger le message ensuite à bon port. Je n'avais pas trouvé mieux dans le délai imparti.

Et le bogue arrive… parfois

Et après le code, on teste. Après plusieurs essais difficiles, cela fini par passer. Youhou. Champomy dans les bureaux.

Mais, quand mes collègues vont tester leur application avec mon travail, cela ne fonctionne pas toujours. Le module noyau qui fait les échanges avec le coprocesseur nous signifie que certaines requêtes, en quantité variables, mettent trop de temps à revenir. On était à une moyenne de 1 à 10 échecs par minute (pour 24 requêtes). Mais il arrivait malgré tout que sur 30 minutes / 1 heure cela n'arrive pas, avant de revenir. C'est beaucoup trop problématique, et ce qui est étonnant c'est que mes tests ne présentaient aucune erreur.

Du coup, comme pour toute chaine de communication, on va déboguer étape par étape pour identifier où cela coince. Je précise que la seule section dont je pouvais difficilement déboguer c'est l'échange des messages entre Linux et le firmware qui est assez mal documenté et le code assez obscur en plus d'être gros.

Matériel

Le plus simple à tester, c'est le matériel (recompiler le firmware vidéo pour y ajouter du débogue c'est 40 minutes de compilation, c'est pénible et long, on évite au maximum de le faire). Je vérifie donc que le TVP reçoit les bonnes requêtes et y répond. Le bus I2C étant très simple, un petit oscilloscope sur un fil et on peut rapidement conclure que les signaux sont bons dans les deux sens que la requête échoue ou non à la fin.

Mais je me dis que le temps d'attente côté Linux pour recevoir ce message est trop court, je l'allonge volontairement à un délai absurde comme 30 secondes, cela ne change rien. Soit ça réussi vite, soit au bout des 30 secondes j'ai l'erreur. Pas d'entre deux, pas de hausse ou baisse de ces erreurs.

Du coup on sait que la chaîne d'envoi est bonne, et le matériel aussi, le soucis se situe bien au retour.

Firmware vidéo

Donc forcément je remonte un peu la chaîne côté firmware vidéo et à chaque étape en son sein, l'information est correcte à tous les coups. Comme le soucis n'est pas côté Linux après l'API FVID2, le soucis se situe forcément dans le transfert des messages entre les deux mondes comme on dit. Côté retour uniquement.

Plongeons au cœur de la mémoire

À ce stade là, cela devient assez étrange. Comment cela peut planter de cette manière là ? Jémets quelques hypothèses, manque de place pour l'échange de messages (il y a d'autres messages que ceux du TVP là dedans) ou éventuellement un conflit de lecture / écriture simultanée par les deux sur un même message.

Pendant que je cherchais comment l'ensemble fonctionnait, des collègues m'ont rapporté des informations pertinentes (bah oui, ils continuent de testeur leur travail de leur côté et disent ce qui est pertinent quand ils constatent le problème). Il y a une corrélation entre le nombre de caméras branchées au TVP (et exploitées par notre programme) et la fréquence du bogue. Plus il y a avait de caméras, moins cela plantait. Cela paraît contre intuitif.

J'ai maintenant une idée plus claire de ce qui semble être le cas, mais je dois vérifier. J'essaye de voir donc comment l'échange de message fonctionne, et la fonction que j'appelle a quelques lignes intrigantes dont je copie la boucle intéressante :

while (fctrl->fctrlprms->returnvalue == VPS_FVID2_M3_INIT_VALUE) {
       usleep_range(100, 300);
       if (vps_timeout) {
              do_gettimeofday(&etime);
              td = time_diff(stime, etime);
              if (vps_timeout < td) {
                    VPSSERR("contrl event 0x%x timeout\n",  cmd);
                     return -ETIMEDOUT;
               }
        }
}

En gros, Linux initialise une valeur précise à une adresse précise dans la RAM. Quand le firmware a fini son boulot et renvoie les infos demandés, il signifie au noyau qu'il a fini en changeant la valeur initialisée précédemment. Le noyau regarde sa valeur régulièrement par tranches de 100 à 300 microsecondes pendant 2 secondes maximum.

Et comme par hasard, si je mets dans la boucle un printk de débogue (l'équivalent de printf pour le noyau, pour afficher des chaînes de caractères visibles en espace utilisateur, cette fonction est plutôt grosse), le bogue disparaît. Quelques soient les conditions.

Cela me renforce dans mon hypothèse : nous sommes face à un soucis d'accès à la valeur de cette variable. Le noyau Linux relit la variable depuis le cache ou le registre du processeur qui bien sûr ne change pas (car le processeur n'a pas changé cette valeur, c'est au coprocesseur de le faire !), du coup il voit éternellement la variable comme au départ et il croit que le firmware vidéo ne fout rien. Le printk ou l'activité du système (plus il y a de caméras, moins cela arrive, n'oublions pas) permettant à Linux de bien voir la véritable valeur en la rechargeant depuis la RAM.

Le problème vient du fait que ce genre de vérification ne doit pas se faire directement, surtout que la zone mémoire concernée a été allouée avec "ioremap()".

Il suffit donc de remplacer la ligne

 while (fctrl->fctrlprms->returnvalue == VPS_FVID2_M3_INIT_VALUE) {

Par

 while (ioread32(&fctrl->fctrlprms->returnvalue) == VPS_FVID2_M3_INIT_VALUE) {

Les accès par "ioread*()" mettent des barrières mémoires et indiquent que la variable peut être modifiée de l'extérieur. Obligeant donc une nouvelle lecture de la valeur en toute circonstance.

Conclusion

Je suis tombé sur ce bogue après quelques mois dans la vie active seulement. C'était un défi intéressant, je n'avais pas trouvé cela évident. C'est vraiment le genre de choses que l'on a tendance à oublier, on accorde trop de confiances aux couches d'en dessous (matériel / noyau / compilateur / bibliothèque / langage) qu'on en oublie qu'ils peuvent présenter des problèmes et qu'on doit faire attention en les utilisant.

Après, cela met en évidence un énième bogue / oubli stupide de la part de Texas Instrument (ils en font du code horrible, je vous le dis) qui aurait pu être évité s'ils travaillaient un peu plus avec le noyau officiel. Nul doute qu'avec plus de relecteurs de leur code, quelqu'un l'aurait vu. Mais bon, tant pis, je me suis bien amusé. :-)" class="smiley

PHPUnit 6.4

Remi Collet

Les RPM de PHPUnit version 6.4 sont disponibles dans le dépôt remi pour Fedora ≥ 24 et pour Enterprise Linux (CentOS, RHEL...)

Documentation : PHPUnit 6.4 manual et Release Announcement for PHPUnit 6.4.0 (en anglais)

emblem-notice-24.pngCette nouvelle version nécessite PHP ≥ 7.0 et n'est pas rétro-compatible avec les versions précédentes, donc s'installe en parallèle de la version 5.

Installation, Fedora :

dnf --enablerepo=remi install phpunit6 

Installation, Enterprise Linux :

yum --enablerepo=remi install phpunit6 php-phpunit-dbunit3

Remarque: cet outil est une pièce essentielle de la QA PHP dans Fedora. Je prévois rapidement, une mise à jour dans Fedora.

Red Hat va fournir PHP 7.1 pour RHEL (et CentOS)

Remi Collet

Annonce : Red Hat updates Python, PHP, Node.js, more; supports new arches et RHSCL 3.0 Beta Release Notes.

Que les accrocs de la stabilité se rassurent, PHP 5.3.3 reste la version standard fournit avec RHEL-6 et PHP 5.4.16 celle de RHEL-7.

Nous disposerons donc bientôt d'un moyen officiel et supporté d'installer PHP version 5.6, 7.0 ou 7.1, en parallèle  de la version système, sans affecter les composants standards. L'annonce prévoit un cycle de vie de 3 ans. La version fournit est la 7.1.8.

emblem-important-2-24.png Il s'agit pour l'instant uniquement d'une version Beta destinée à l'évaluation.

Pour plus d'informations sur l'installation et l'utilisation des SCL, vous pouvez consulter les autres billets déjà publiés à ce sujet :

emblem-notice-24.pngPour les utilisateurs des clones de RHEL (CentOS, Oracle, Scientific Linux, ...) vous pouvez utiliser le dépôt centos-sclo-rh-testing (maintenu par le SIG SCLo).

emblem-notice-24.pngPour ceux qui souhaitent plus d'extensions, vous pouvez utiliser la dépôt centos-sclo-sclo-testing.

En dehors de PHP, RHSCL 3.0 senrichit de plusieurs morceaux de choix, je retiendrais Mariadb 10.2, MongoDB 3.4 et PostgreSQL 9.6

Il me semble que c'est une excellent nouvelle qui devrait aider à l'adoption des versions récentes de PHP dans le monde de l'entreprise.

emblem-question-24.pngSi vous avez des questions, j'ai même ouvert un Forum dédié : About PHP SCL.

Fedora 27 Beta est disponible !

Charles-Antoine Couret

C'est ce mardi 3 octobre que les utilisateurs du Projet Fedora seront ravis d'apprendre la disponibilité de la version Beta du futur Fedora 27.

Malgré les risques concernant la stabilité dune version Beta, il est important de la tester ! En rapportant les bogues maintenant, vous découvrirez les nouveautés avant tout le monde, tout en améliorant la qualité de Fedora 27 et réduisez du même coup le risque de retard. Les versions en développements manquent de testeurs et de retours pour mener à bien leurs buts.

Cette version se distingue par l'absence de version Alpha préalable. Un grand effort sur la qualité a été entrepris pour essayer de se dispenser de cette étape intermédiaire. Et la qualité est en effet au rendez-vous.

Bureautique

  • Mise à jour vers GNOME 3.26.
  • Suppression du script 256term.sh qui changeait la valeur de la variable $TERM pour activer les couleurs dans les terminaux. Maintenant ce sont les émulateurs de terminal qui s'en chargent directement.
  • Fedora propose une image unique pour l'architecture AARCH64 (ARM 64 bits) qui prendra en charge les cartes suivantes : Pine64, Raspberry Pi 3 et 96boards.
  • Une meilleure gestion des SoC Intel Bay Trail et Cherry Trail (essentiellement des Pentium, Celeron et Atom sur portables et tablettes) : meilleure surveillance de la batterie, gestion de l'audio, de l'écran tactile et des accéléromètres.
  • La gestion des ordinateurs ayant un UEFI 32 bits mais un CPU 64 bits. Fedora sera ainsi installable sur ces configurations comme Asus Transformer T100TA, HP Stream 7, Dell Venue 8 Pro 5830 et les premiers Macintosh Intel.
  • Mise à jour de libpinyin vers la version 2.1 pour les entrées de saisi en chinois.
  • La mise à disposition de polices de caractères Serif pour le chinois par défaut.

Administration système

  • Activation de l'option TRIM pour les nouvelles partitions chiffrées avec LUKS1, pour accroître les performances des SSD dans le temps.
  • Nouveau système de cache pour les identifiants Kerberos nommé KCM qui améliore l'expérience utilisateur notamment pour les environnements dans un conteneur applicatif.
  • libcurl réutilise OpenSSL pour la cryptographie et le protocole TLS au lieu de NSS.
  • OpenVPN utilise un nouvel algorithme de cryptographie par défaut qui est AES-256-GCM au lieu de BF-128-CBC améliorant la sécurité des connexions.
  • Le serveur OpenSSH rejoint la politique centralisée des mots de passe, comme le client OpenSSH, GnuTLS, NSS et OpenJDK avant lui.
  • Suppression du protocole SSH-1 dans OpenSSH qui n'était plus sécurisée, ni même supportée officiellement par le projet depuis quelques temps.
  • Installer le paquet perl installera l'ensemble des modules core du projet officiel, ce qui est plus conforme vis à vis des autres distributions.
  • Les paquets officiels ayant besoin de Java n'utiliseront plus le $PATH pour retrouver la JVM mais directement la JVM fournie par défaut par Fedora (OpenJDK). Ainsi, les utilisateurs souhaitant exécuter leurs propres applications avec une autre JVM pourront le faire via la variable $JAVA_HOME.
  • Suppression des paquets krb5-appl-clients et krb5-appl-servers qui ne seront bientôt plus maintenus et ne sont plus assez sécurisés aujourd'hui.
  • Remplacement de l'interface graphique de gestion de paquets Yumex par dnfdragora qui propose une interface Qt, GTK+ et ncurses.
  • Ajout de Samba AD pour la gestion des Active Directory.
  • Mise à jour de RPM à la version 4.14.

Développement

  • La bibliothèque standard Glibc progresse à la version 2.26.
  • La bibliothèque majeure du C++ Boost donne un coup de boost à la version 1.64.
  • Le serveur de rendu de JavaScript Node.js s'exécute à la version 8.6 LTS.
  • La boîte à outils Web Ruby on Rails 5.1 est sur les rails.
  • Le langage Go fonce à la version 1.9.
  • Le langage Perl a été poli à la version 5.26.
  • La nouvelle version de la machine virtuelle OpenJDK danse la Java une 9e fois.
  • Make sudo pip safe again! qui propose enfin un meilleur nettoyage lors de la désinstallation d'un module installé via pip. Les modules sont également installés dans /usr/local.
  • Il est possible d'installer les paquets de débogue (les debuginfo) 32 et 64 bits pour une même application en même temps.
  • Les paquets debuginfos sont scindés en debuginfos et debugsources. Le premier contient les binaires et autres bibliothèques avec les symboles de débogage tandis que les seconds contiennent uniquement le code source du paquet.

La modularité

  • Création des outils dans le cadre de la Factory 2.0 pour permettre le découplage entre la version d'un paquet, la version de rattachement dans Fedora et sa fin de vie.
  • Séparation du Base runtime en Plateforme et Hôte, le premier prenant en charge l'espace utilisateur et la base du système quand le second s'occupe uniquement de la gestion du matériel.
  • L'édition Fedora serveur reçoit les premiers travaux officiels pour gérer la modularité, alors qu'elle a été testée par l'édition spéciale Boltron lors de Fedora 26.
  • Le concept du Python système est revisité et devient le Plateforme Python. L'objectif est de fournir un Python pour les applications systèmes de base comme dnf et rpm (/usr/libexec/platform-python) qui puisse différer de celui des autres applications (/usr/bin/python).

Autour de Fedora

  • Comme annoncé, Fedora n'utilisera plus de version Alpha durant son développement grâce à l'amélioration des outils et des procédure de qualité. Cela bénéficie également à la branche Rawhide.
  • L'utilitaire Bodhi, qui sert notamment au déploiement et aux retours (commentaires + bogues) des mises à jours et des ISO de Fedora, peut prendre en charge les applications Flatpak, OStrees, les images Docker, etc. Ce qui peut faciliter l'amélioration de la qualité de ce genre d'images.

La version finale est pour le moment prévue pour le 9 novembre.

Si l'aventure vous intéresse, les images sont disponibles par Torrent.

Vous pouvez également procéder à une mise à niveau depuis votre Fedora existant, ou télécharger l'ISO depuis un site officiel.

En cas de bogue, n'oubliez pas de relire la documentation pour signaler les anomalies sur le Bugzilla ou de contribuer à la traduction sur Zanata.

Bons tests à tous !

PHP version 7.0.24 et 7.1.10

Remi Collet

Les RPM de PHP version 7.1.10 sont disponibles dans le dépôt remi pour Fedora 26 et dans le dépôt remi-php71 pour Fedora 24-25 et Enterprise Linux (RHEL, CentOS).

Les RPM de PHP version 7.0.24 sont disponibles dans le dépôt remi pour Fedora 25 et dans le dépôt  remi-php70 pour Fedora 24 et Enterprise Linux.

emblem-important-2-24.pngPHP version 5.5 a atteint sa fin de vie et n'est plus maintenu par le projet.

Ces versions sont aussi disponibles en Software Collections.

Pas de correctifs de sécurité ce mois ci, donc pas de mise à jour de la 5.6.31.

Annonces des versions :

emblem-notice-24.pngInstallation : voir l'assistant de configuration et choisir la version et le mode d'installation.

Remplacement du PHP par défaut du système par la version 7.1 (le plus simple) :

yum-config-manager --enable remi-php71
yum update

Installation en parallèle, en Software Collections de PHP 7.1 (x86_64 uniquement) :

yum install php71

Remplacement du PHP par défaut du système par la version 7.0 (le plus simple) :

yum-config-manager --enable remi-php70
yum update

Installation en parallèle, en Software Collections de PHP 7.0 (x86_64 uniquement) :

yum install php70

Et bientôt dans les mises à jour officielles:

emblem-important-2-24.pngÀ noter :

  • la version EL7 est construite avec RHEL-7.3
  • la version EL6 est construite avec RHEL-6.9
  • beaucoup de nouvelles extensions sont aussi disponible, voir PECL extension RPM status page

emblem-notice-24.pngInformations, lire :

Paquets de base (php)

Software Collections (php70 / php71)

Participez à la journée de test consacrée à la version Atomic / Cloud

Charles-Antoine Couret

Aujourd'hui, ce vendredi 29 septembre, est une journée dédiée à un test précis : sur l'image Atomic / Cloud de Fedora. En effet, durant le cycle de développement, l'équipe d'assurance qualité dédie quelques journées autours de certains composants ou nouveautés afin de remonter un maximum de problèmes sur le sujet.

Elle fournit en plus une liste de tests précis à effectuer. Il vous suffit de les suivre, comparer votre résultat au résultat attendu et le notifier.

En quoi consiste ce test ?

La version Atomic / Cloud de Fedora est un des trois produits officiels du projet avec Workstation et Server. Son but est d'être une image très minimale pour être instanciée de nombreuses fois dans le cadre d'un infrastructure Cloud afin de remplir le rôle d'un service. Cependant, contrairement aux deux autres produits, la version Cloud est mise à jour très régulièrement (de nouvelles images sont disponibles toutes les quelques semaines seulement, contre 6-7 mois en moyenne pour les autres).

Les tests du jour couvrent :

  • Est-ce que l'image démarre correctement, permet de se connecter et si les services se base se lancent bien ;
  • Vérifier si la gestion de Docker ou Atomic (installation, mise à jour, retour en arrière) fonctionne correctement ;
  • Lancement des applications ;
  • Vérifier la compatibilité avec le cloud Amazon et OpenStack.

Si vous êtes intéressés par l'aspect Cloud de cette image, je vous invite à la tester, elle bénéficie en effet de relativement peu de retours. La moindre aide est appréciée, merci.

Comment y participer ?

Vous pouvez vous rendre sur la page des tests pour lister les tests disponibles et rapporter vos résultats. La page wiki récapitule les modalités de la journée.

Si vous avez besoin d'aide lors du déroulement des tests, n'hésitez pas de faire un tour sur IRC pour recevoir un coup de main sur les canaux #fedora-test-days et #fedora-fr (respectivement en anglais et en français) sur le serveur Freenode.

En cas de bogue, il est nécessaire de le rapporter sur le BugZilla. Si vous ne savez pas faire, n'hésitez pas à consulter la documentation correspondante.

De plus, si une journée est dédiée à ces tests, il reste possible de les effectuer quelques jours plus tard sans problème ! Les résultats seront globalement d'actualité.

Participez à la journée de test consacrée à GNOME 3.26

Charles-Antoine Couret

Aujourd'hui, ce jeudi 29 septembre, est une journée dédiée à un test précis : sur l'environnement de bureau GNOME. En effet, durant le cycle de développement, l'équipe d'assurance qualité dédie quelques journées autours de certains composants ou nouveautés afin de remonter un maximum de problèmes sur le sujet.

Elle fournit en plus une liste de tests précis à effectuer. Il vous suffit de les suivre, comparer votre résultat au résultat attendu et le notifier.

En quoi consiste ce test ?

Nous sommes proches de la diffusion de la Fedora 27 beta. L'environnement de bureau GNOME est celui par défaut depuis les débuts de Fedora il y a 13 ans.

L'objectif est de s'assurer que l'ensemble de l'environnement et que ses applications sont fonctionnels.

Les tests du jour couvrent :

  • La détection de la mise à niveau de Fedora par GNOME Logiciels ;
  • Le bon fonctionnement du navigateur Web ;
  • La connexion / déconnexion et changement d'utilisateurs ;
  • Le fonctionnement du son, notamment détection de la connexion ou déconnexion d'écouteurs ou casques audios ;
  • Possibilité de lancer les applications graphiques depuis le menu.

Comme vous pouvez le constater, ces tests sont assez simples et peuvent même se dérouler sans se forcer en utilisant simplement GNOME comme d'habitude. Donc n'hésitez pas de prendre quelques minutes pour vérifier les comportements et rapporter ce qui fonctionne ou non comme attendu.

Comment y participer ?

Vous pouvez vous rendre sur la page des tests pour lister les tests disponibles et rapporter vos résultats. La page wiki récapitule les modalités de la journée.

Si vous avez besoin d'aide lors du déroulement des tests, n'hésitez pas de faire un tour sur IRC pour recevoir un coup de main sur les canaux #fedora-test-days et #fedora-fr (respectivement en anglais et en français) sur le serveur Freenode.

En cas de bogue, il est nécessaire de le rapporter sur le BugZilla. Si vous ne savez pas faire, n'hésitez pas à consulter la documentation correspondante.

De plus, si une journée est dédiée à ces tests, il reste possible de les effectuer quelques jours plus tard sans problème ! Les résultats seront globalement d'actualité.

Participez à la journée de test consacrée au noyau Linux 4.13

Charles-Antoine Couret

Aujourd'hui, ce mercredi 27 septembre, est une journée dédiée à un test précis : sur lo noyau Linux 4.13. En effet, durant le cycle de développement, l'équipe d'assurance qualité dédie quelques journées autours de certains composants ou nouveautés afin de remonter un maximum de problèmes sur le sujet.

Elle fournit en plus une liste de tests précis à effectuer. Il vous suffit de les suivre, comparer votre résultat au résultat attendu et le notifier.

En quoi consiste ce test ?

Le noyau Linux est le cœur du système Fedora (et des autres distributions GNU/Linux). C'est le composant qui fait le lien entre les logiciels et le matériel. C'est lui qui permet aux processus de travailler ensemble sur un même ordinateur et de pouvoir utiliser les périphériques (à travers des pilotes) disponibles sur chaque machine.

C'est donc un composant critique et il est nécessaire de s'assurer qu'il fonctionne.

Les tests du jour couvrent :

  • L'exécution des tests automatisés par défaut et ceux de performances ;
  • Vérifier que la machine démarre correctement ;
  • Vérifier que le matériel est bien exploité (affichage, claviers, souris, imprimantes, scanners, USB, carte graphique, carte son, webcam, réseau filaire et wifi, etc.)

Comment y participer ?

Vous pouvez vous rendre sur la page des tests pour lister les tests disponibles et rapporter vos résultats. La page wiki récapitule les modalités de la journée.

Si vous avez besoin d'aide lors du déroulement des tests, n'hésitez pas de faire un tour sur IRC pour recevoir un coup de main sur les canaux #fedora-test-days et #fedora-fr (respectivement en anglais et en français) sur le serveur Freenode.

En cas de bogue, il est nécessaire de le rapporter sur le BugZilla. Si vous ne savez pas faire, n'hésitez pas à consulter la documentation correspondante.

De plus, si une journée est dédiée à ces tests, il reste possible de les effectuer quelques jours plus tard sans problème ! Les résultats seront globalement d'actualité.

RPM Fusion is near 10 years old

Nicolas Chauvet

10 years ago, one of the internal root Certificate Authority was generated for the project. The infra wasn't production ready yet, but few months later there was support for Fedora 8. One of the earlier message from the developers mailing list.

At that time, the idea to form a community shaped against Fedora was to bring people to work together on the same complementary repository for the distribution. Remember how Fedora started ? So this is still one root of the project.

Page générée le 23 fév 2018 à 01:23