Fedora-Fr - Communauté francophone Fedora - Linux

Planet de Fedora-Fr : la communauté francophone autour de la distribution Linux Fedora

A propos

Cette page est actualisée toutes les heures.

Cette page est une sélection de blogs autour de Fedora. Fedora-Fr.org décline toute responsabilité au sujet des propos tenus par les auteurs des blogs de ce planet. Leurs propos sont leur entière responsabilité.

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Mot-clefs : Fedora

Fedora 27 vs Fedora 26 : comparaison des performances pour les versions 64 bits

Patrice Kadionik

Salut.

Voici les résultats comparatifs de Fedora 27 vs Fedora 26.

Pour rappel, ma machine est équipée d'un Quad Core Intel Q6600 à 2,4 GHz avec 4 Go de RAM.

Je me suis limité au benchmark UnixBench qui fournit un indice global, ce qui me simplifiera la comparaison. La version UnixBench utilisée est la version 4.1.0.

Mon protocole de tests est le suivant :
  • Installation de Fedora 27 version 64 bits avec le noyau Fedora 4.13.9-300.fc27.x86_64.
  • La machine est placée en niveau 3 (init 3).
  • 10 séries de tests avec UnixBench compilé sous Fedora 27 et exécuté sous Fedora 27 (4.13.9-300.fc27.x86_64).
  • 10 séries de tests avec UnixBench compilé sous Fedora 26 et exécuté sous Fedora 26 (4.11.8-300.fc26.x86_64).
Voici les résultats obtenus :

Fedora 27 version 64 bits :

Série 1 : 963.4
Série 2 : 997.7
Série 3 : 994.7
Série 4 : 975.2
Série 5 : 984.4
Série 6 : 991.7
Série 7 : 992.3
Série 8 : 1005.1
Série 9 : 998.7
Série 10 : 1003.6

Moyenne : 990,7

Fedora 26 version 64 bits :

Voici pour rappel les résultats obtenus avec Fedora 26 :
Série 1 : 952.0
Série 2 : 986.1
Série 3 : 886.1
Série 4 : 976.2
Série 5 : 970.3
Série 6 : 982.4
Série 7 : 972.3
Série 8 : 981.0
Série 9 : 998.7
Série 10 : 973.2

Moyenne : 967,8

Résultats :

Pour Fedora 27, on obtient un indice moyen de 990,7 pour UnixBench.
Pour Fedora 26, j'avais obtenu un indice moyen de 967,8 pour UnixBench.


On a donc une augmentation de 2,4 % de Fedora 27 64 bits par rapport à Fedora 26 64 bits :

perfs_fedora_F27.png

Conclusion :


Au moment de ces tests, le noyau Fedora 27 (basé sur le noyau vanilla 4.13.9) est un peu plus performant de 2 % que le noyau Fedora 26 (basé sur le noyau vanilla 4.11.8).

++

Fin de vie de Fedora 26

Charles-Antoine Couret

C'est en ce vendredi 1er juin 2018 que Fedora 26 a été déclaré comme en fin de vie.

Qu'est-ce que c'est ?

Un mois après la sortie d'une version de Fedora n, ici Fedora 28, la version n-2 (donc Fedora 26) est déclarée comme en fin de vie. Ce mois sert à donner du temps aux utilisateurs pour faire la mise à niveau. Ce qui fait qu'en moyenne une version est officiellement maintenue pendant 13 mois. Mais comme nous pouvons le voir, cela ne reste qu'une moyenne. Fedora 26 étant sortie tardivement (juillet 2017) il n'aura eu une maintenance que de 10 mois et demi !

En effet, la fin de vie d'une version signifie qu'elle n'aura plus de mises à jour et plus aucun bogue ne sera corrigé. Pour des questions de sécurité, avec des failles non corrigées, il est vivement conseillé aux utilisateurs de Fedora 26 et antérieurs d'effectuer la mise à niveau vers Fedora 28 ou 27.

Que faire ?

Si vous êtes concernés, il est nécessaire de faire la mise à niveau de vos systèmes. Vous pouvez télécharger des images CD ou USB plus récentes.

Il est également possible de faire la mise à niveau sans réinstaller via DNF ou GNOME Logiciels.

GNOME Logiciels a également dû vous prévenir par une pop-up de la disponibilité de Fedora 27 ou 28. N'hésitez pas à lancer la mise à niveau par ce biais.

AMC version 1.4.0 beta1 Fedora 28

Patrice Kadionik

Les RPM d'AMC (Auto Multiple Choice) version 1.4.0 beta1 pour Fedora 28 sont disponibles dans le dépôt updates d'eddy33.


Mise à jour :

# dnf update auto-multiple-choice
++

Fedora 26 : performances pour la version 64 bits

Patrice Kadionik

Salut.

Suite à mon billet sur la fin de mes tests de Fedora 32 bits avec la version 25, je repars donc avec les tests de Fedora 26 version 64 bits. Pour cette première fois, il n'y a pas de comparaison avec une autre version de Fedora.

Pour rappel, ma machine est équipée d'un Quad Core Intel Q6600 à 2,4 GHz avec 4 Go de RAM.

Je me suis limité au benchmark UnixBench qui fournit un indice global, ce qui me simplifiera la comparaison. La version UnixBench utilisée est la version 4.1.0.

Mon protocole de tests est le suivant :
  • Installation de Fedora 26 version 64 bits avec le noyau Fedora 4.11.8-300.fc26.x86_64.
  • La machine est placée en niveau 3 (init 3).
  • 10 séries de tests avec UnixBench compilé sous Fedora 26 et exécuté sous Fedora 26 (4.11.8-300.fc26.x86_64).
Voici les résultats obtenus :

Fedora 26 version 64 bits :

Série 1 : 952.0
Série 2 : 986.1
Série 3 : 886.1
Série 4 : 976.2
Série 5 : 970.3
Série 6 : 982.4
Série 7 : 972.3
Série 8 : 981.0
Série 9 : 998.7
Série 10 : 973.2

Moyenne : 967.8

Résultats :

Pour Fedora 26, on obtient un indice moyen de 967.8 pour UnixBench.

Conclusion :


Pour rappel, on avait obtenu 791.2 avec Fedora 25 version 32 bits.  La version 64 bits est donc plus performante que la version 32 bits et je l'avais déjà noté en octobre 2007...

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Élections pour le Conseil et Mindshare cette semaine

Charles-Antoine Couret

Comme le projet Fedora est communautaire, une partie du collège des organisations suivantes doit être renouvelée : Council et Mindshare. Et ce sont les contributeurs qui décident. Exceptionnellement, le collège du FESCo ne sera pas partiellement renouvelé en même temps, faute de candidatures la fenêtre de dépôts de candidatures a été élargi pour cet organe.

Chaque candidat a bien sûr un programme et un passif qu'ils souhaitent mettre en avant durant leur mandat pour orienter le projet Fedora dans certaines directions. Je vous invite à étudier les propositions des différents candidats pour cela.

J'ai voté

Pour voter, il est nécessaire d'avoir un compte FAS actif et de faire son choix sur le site du scrutin. Vous avez jusqu'au mercredi 6 juin à 2h heure française pour le faire. Donc n'attendez pas trop.

Je vais profiter de l'occasion pour résumer le rôle de chacun de ces comités afin de clarifier l'aspect décisionnel du projet Fedora mais aussi visualiser le caractère communautaire de celui-ci.

Council

Le Council est ce qu'on pourrait qualifier le grand conseil du projet. C'est donc l'organe décisionnaire le plus élevé de Fedora. Le conseil définit les objectifs à long terme du projet Fedora et participe à l'organisation de celui-ci pour y parvenir. Cela se fait notamment par le biais de discussions ouvertes et transparentes vis à vis de la communauté.

Mais il gère également l'aspect financier. Cela concerne notamment les budgets alloués pour organiser les évènements, produire les goodies, ou des initiatives permettant de remplir les dits objectifs. Ils ont enfin la charge de régler les conflits personnels importants au sein du projet, tout comme les aspects légaux liés à la marque Fedora.

Les rôles au sein du conseil sont complexes.

Ceux avec droit de vote complet

Tout d'abord il y a le FPL (Fedora Project Leader) qui est le dirigeant du conseil et de facto le représentant du projet. Son rôle est lié à la tenue de l'agenda et des discussions du conseil, mais aussi de représenter le projet Fedora dans son ensemble. Il doit également servir à dégager un consensus au cours des débats. Ce rôle est tenu par un employé de Red Hat et est choisi avec le consentement du conseil en question.

Il y a aussi le FCAIC (Fedora Community Action and Impact Coordinator) qui fait le lien entre la communauté et l'entreprise Red Hat pour faciliter et encourager la coopération. Comme pour le FPL, c'est un employé de Red Hat qui occupe cette position avec l'approbation du conseil.

Il y a deux places destinées à la représentation technique et à la représentation plus marketing / ambassadrice du projet. Ces deux places découlent d'une nomination décidée au sein des organes dédiées à ces activités : le FESCo et le Mindshare. Ces places sont communautaires mais ce sont uniquement ces comités qui décident des attributions.

Il reste deux places communautaires totalement ouvertes et dont tout le monde peut soumettre sa candidature ou voter. Cela permet de représenter les autres secteurs d'activité comme la traduction ou la documentation mais aussi la voix communautaire au sens la plus large possible. C'est pour ces places que le vote est ouvert cette semaine !

Ceux avec le droit de vote partiel

Un conseiller en diversité est nommé par le FPL avec le soutien du conseil pour favoriser l'intégration au sein du projet des populations le plus souvent discriminées. Son objectif est donc de déterminer les programmes pour régler cette problématique et résoudre les conflits associés qui peuvent se présenter.

Un gestionnaire du programme Fedora qui s'occupe du planning des différentes versions de Fedora. Il s'assure du bon respect des délais, du suivi des fonctionnalités et des cycles de tests. Il fait également office de secrétaire du conseil. C'est un employé de Red Hat qui occupe ce rôle toujours avec l'approbation du conseil.

Mindshare

Mindshare est une évolution du FAmSCo (Fedora Ambassadors Steering Committee) qu'il remplace. Il est l'équivalent du FESCo sur l'aspect plus humain du projet. Pendant que le FESCo se préoccupera beaucoup plus des empaqueteurs, la préoccupation de ce conseil est plutôt l'ambassadeur et les nouveaux contributeurs.

Voici un exemple des thèmes dont il a compétence qui viennent du FAmSCo :

  • Gérer l'accroissement des ambassadeurs à travers le mentoring ;
  • Pousser à la création et au développement des communautés plus locales comme la communauté française par exemple ;
  • Réaliser le suivi des évènements auxquels participent les ambassadeurs ;
  • Accorder les ressources aux différentes communautés ou activités, en fonction des besoin et de l'intérêt ;
  • S'occuper des conflits entre ambassadeurs.

Et ses nouvelles compétences :

  • La communication entre les équipes, notamment entre la technique et le marketing ;
  • Motiver les contributeurs à s'impliquer dans différents groupes de travail ;
  • Gérer l'arrivé de nouveaux contributeurs pour les guider, essayer de favoriser l'inclusion de personnes souvent peu représentées dans Fedora (femmes, personnes non américaines et non européennes, étudiants, etc.) ;
  • Gestion de l'équipe marketing.

Il y a 9 membres pour gérer ce nouveau comité. Un gérant, 2 proviennent des ambassadeurs, un du design et web, un de la documentation, un du marketing, un de la commops et les deux derniers sont élus. C'est pour ces deux derniers sièges que les scrutins sont ouverts.

AMC version 1.3.0 Fedora 28

Patrice Kadionik

Les RPM d'AMC (Auto Multiple Choice) version 1.3.0 pour Fedora 28 sont disponibles dans le dépôt eddy33.


Installation :

# dnf install perl-Gtk3
# dnf install perl-Clone
# dnf install http://kadionik.vvv.enseirb-matmeca.fr/fedora/eddy33-release-28.rpm # dnf install auto-multiple-choice

++

Revue de presse de Fedora 28

Charles-Antoine Couret

Cela fait depuis Fedora 19 que je publie sur la liste de diffusion de Fedora-fr une revue de presse de chaque sortie d'une nouvelle version. Récapituler quels sites en parle et comment. Je le fais toujours deux semaines après la publication (pour que tout le monde ait le temps d'en parler). Maintenant, place à Fedora 28 !

Bien entendu je passe sous silence mon blog et le forum de fedora-fr.

Sites web d'actualité

Soit 7 sites sur les 25 contactés.

Blogs, sites persos ou sites non contactés

Soit 2 sites.

Bilan

Le nombre de sites parlant de Fedora 28 est en légère baisse, deux blogs en moins. Beaucoup d'articles se fondent sur ce que j'ai moi même rédigé (que ce soit la version courte ou longue). Notons que developpez.net m'a contacté pour publier la version longue les prochaines fois, ce que je vais essayer de faire bien entendu.

La semaine de sa sortie, nous avons eu une augmentation de visites par rapport à la semaine d'avant de cet ordre là :

  • Forums : 4% (soit 250 visites environ)
  • Documentation : baisse de 1% (soit environ 40 visites)
  • Le site Fedora-fr : 43% (soit 500 visites en plus)
  • Borsalinux-fr : 344% (soit 90 visites en plus)

À tenir compte de la situation particulière avec une sortie le 1er mai qui est un jour férié globalement dans l'espace francophone, hors Québec.

Si vous avez connaissance d'un autre lien, n'hésitez pas à partager ! Rendez-vous pour Fedora 29.

Fedora 28 est là !

Guillaume Kulakowski

C’est aujourdhui que le projet Fedora, après une phase de développement de plus de 6 mois, vient de libérer le 28ème opus de la distribution Linux Fedora. Comme d’habitude, vous pouvez consulter la liste complète des changements sur le wiki du projet : Fedora 28 Changeset. On y remarquera rapidement : GNOME 3.28, GCC 8, […]

Cet article Fedora 28 est là ! est apparu en premier sur Guillaume Kulakowski's blog.

Sortie de Fedora 28 à l'heure !

Charles-Antoine Couret

En ce mardi 1er mai 2018, le projet Fedora est fier dannoncer la sortie de la distribution GNU/Linux Fedora 28.

Cette version de Fedora s'est surtout concentrée sur trois axes : couche graphique, gestion du matériel et Fedora.next.

Notons que Fedora 28, avec ses quelques 52 changements officiels validés, est sans conteste la version comportant le plus de changements de son histoire. C'est d'autant plus remarquable que la date de sortie initiale n'a jamais été repoussée, une première !

Gnome-Shell-Bureau.png

Couche graphique

Passage à GNOME 3.28. Ce nouvel environnement apporte comme souvent quelques raffinements :

  • Disparition des icônes sur le bureau, faute de mainteneur ;
  • Nouveau visuel du clavier virtuel ;
  • Nouveau dessin pour la police par défaut Cantarell ;
  • Fichiers gère les marques-pages dans un dossier dédié dans la barre latérale ;
  • Photos prend en charge l'import depuis un média amovible ;
  • Mise à disposition du nouveau logiciel Utilisation, sorte de "Moniteur système" simplifié qui reprend les codes des applications similaires sur Mobile pour simplifier la maintenance de l'appareil ;
  • Le glisser-déposer de fichiers entre l'hôte et la machine virtuelle est disponible dans "Machines". Par ailleurs, Machines peut télécharger elle-même l'ISO de votre distribution favorite ;
  • Les fenêtres jointes latéralement sont redimensionnées ensemble.
  • GNOME Logiciels peut gérer les dépôts tiers depuis Fedora 27, un dépôt RPMFusion pour Steam et le pilote nVidia est proposé nativement dans cette interface de gestion.

Réduction de la redondance entre Anaconda et gnome-initial-setup, pour la version Workstation, dans la configuration demandée à l'utilisateur crée lors de l'installation. L'objectif étant bien entendu de simplifier le code mais aussi la procédure d'installation afin de rendre le tout cohérent.

Anaconda léger.png

Configurés par Anaconda :

  • Le clavier ;
  • La date ;
  • L'heure ;
  • La langue et la disposition clavier.

Configurés par gnome-initial-setup :

  • Création du premier utilisateur.

Supprimés :

  • Le nom d'hôte réseau ;
  • Le mot de passe root.

En effet, Fedora Workstation suit la politique d'Ubuntu en désactivant le compte root par défaut. Le premier utilisateur sera donc super-utilisateur configuré via sudo automatiquement. Il reste possible de l'activer manuellement si vous le souhaitez.

Le premier utilisateur est donc configuré après le premier redémarrage, une session temporaire de Gnome-Shell sera ouverte automatiquement pour créer l'utilisateur avec l'ensemble des paramètres usuels avant de vous proposer à travers GDM de vous connecter avec.

Fedora a poussé petit à petit l'intégration des modules invités de VirtualBox dans le noyau Linux. Ainsi si vous utilisez VirtualBox pour virtualiser un système Fedora, ce dernier aura automatiquement et dès l'installation, la gestion du plein écran et du presse-papier partagé par exemple. La gestion du dossier partagé devrait arriver après la sortie de Fedora 28. Ainsi il ne sera plus nécessaire de recourir à l'installation manuelle des modules invités pour profiter pleinement de Fedora dans VirtualBox.

Gestion du matériel

Meilleure gestion de l'autonomie des ordinateurs portables avec un processeur Intel. Cela passe par une meilleure gestion de l'énergie des ports SATA pour disques durs et SSD (gain estimé de 1-1,5 W) en reprenant le mode utilisé par Windows : med_power_with_dipm. Intel HDA codec pour le multimédia est mis en sommeil après une seconde dinactivité (gain estimé de 0,4 W). Et activation de l'économie d'énergie pour les récepteurs Bluetooth en USB (gain estimé de 0,4 W si tous les ports USB sont en repos). Sachant qu'un ordinateur portable récent non orienté puissance consomme moins de 10 W (7,5 W par exemple sur un Lenovo E560) en usage non intensif. Cela peut donner 20% d'autonomie supplémentaire.

Intégration de la norme Thunderbolt 3 qui est une norme concurrente à l'USB sur de nombreux points. Cette norme permet en effet de gérer des transferts de données ou de brancher un écran externe par exemple sur le même port. Cependant ces périphériques pourraient accéder à des informations sensibles de votre machine lors du branchement pour des raisons de performances. En effet pour alléger la charge CPU, ces périphériques peuvent être maîtres de la communication DMA. C'est pourquoi la norme propose une politique de sécurité pour que l'utilisateur autorise ou non l'accès à l'ordinateur et éviter que discrètement un appareil branché sans votre consentement ait un libre accès. Maintenant il est possible de configurer dans GNOME ces accès par le biais des notifications ou du panneau de configuration qui lui est dédié.

Panneau-Thunderbolt.png

Les politiques de sécurité possibles étant :

  • none : pas de restrictions ;
  • dponly : uniquement la sortie vidéo via DisplayPort ;
  • user : les périphériques connectés doivent recevoir une autorisation de l'utilisateur ;
  • secure : l'utilisateur doit autoriser l'appareil également et l'appareil doit prouver son identité avec une clé secrète.

Mise à jour de VA-API à la version 1.1.0, qui change l'API et l'ABI de ce module vidéo pour plateforme Intel mais propose en contrepartie une meilleure exploitation de laccélération matérielle du matériel récent de la marque. L'API propose par exemple la gestion du multi-frame, la gestion du format H264 FEI et la correction de bogues concernant Wayland. Le module Video Processing Pipeline peut maintenant effectuer des rotations, des effets miroirs, de la composition et utiliser le filtre couleur Total.

Fedora.next

Ajout des dépôts modular, modular-updates et modular-updates-testing pour proposer des composants dans des versions différentes que dans les dépôts natifs de Fedora. Cela est proposé par défaut pour l'édition Server, optionnel pour les autres. Cela est la continuité des travaux de Fedora.NEXT, afin de proposer une nouvelle vision des distributions. Ainsi l'utilisateur peut choisir d'utiliser une version plus récente (ou ancienne) de Python que celle proposée nativement. Mais seulement des composants toujours maintenus par le projet officiel sont proposés. Pour le moment les modules suivants sont disponibles : Docker, Django, NodeJS et le langage Go.

Utilisation.png

Et comme d'habitude, Fedora 28 réserve bien d'autres surprises à découvrir.

La communauté francophone

L'association

Logo.png

Borsalinux-fr est l'association qui gère la promotion de Fedora dans l'espace francophone. Nous constatons depuis quelques années une baisse progressive des membres à jour de cotisation et de volontaires pour prendre en main les activités dévolues à l'association.

Nous lançons donc un appel à nous rejoindre afin de nous aider.

L'association est en effet propriétaire du site officiel de la communauté francophone de Fedora, organise des évènements promotionnels comme les Rencontres Fedora régulièrement et participe à l'ensemble des évènements majeurs concernant le libre à travers la France principalement.

Si vous aimez Fedora, et que vous souhaitez que notre action perdure, vous pouvez :

  • Adhérer à l'association : les cotisations nous aident à produire des goodies, à nous déplacer pour les évènements, à payer le matériel ;
  • Participer sur le forum, les listes de diffusion, à la réfection de la documentation, représenter l'association sur différents évènements francophones ;
  • Concevoir des goodies ;
  • Organiser des évènements type Rencontres Fedora dans votre ville.

Nous serions ravis de vous accueillir et de vous aider dans vos démarches. Toute contribution, même minime, est appréciée.

Si vous souhaitez avoir un aperçu de notre activité, vous pouvez participer à nos réunions hebdomadaires chaque lundi soir à 20h30 (heure de Paris) sur IRC (canal #fedora-meeting-1 sur Freenode).

La documentation

Depuis juin 2017, un grand travail de nettoyage a été entrepris sur la documentation francophone de Fedora, pour rattraper les 5 années de retard accumulées sur le sujet.

Le moindre que l'on puisse dire, c'est que le travail abattu est important : près de soixante-dix articles corrigés et remis au goût du jour. Un grand merci à Charles-Antoine Couret, Nicolas Berrehouc, Édouard Duliège, José Fournier et les autres contributeurs et relecteurs pour leurs contributions.

L'équipe se réunit tous les lundis soir après 21h (heure de Paris) sur IRC (canal #fedora-doc-fr sur Freenode) pour faire progresser la documentation par un travail collaboratif. Le reste de la semaine cela se passe sur les listes de diffusion.

Si vous avez des idées d'articles ou de corrections à effectuer, que vous avez une compétence technique à retransmettre, n'hésitez pas à participer.

Liens

La Fedora 28 est sortie

Edouard Bourguignon Juste un billet rapide pour rappeller que la Fedora 28 officielle est disponible, et ce depuis le 1er mai 2018.

La Fedora 28 est sortie

Edouard Bourguignon

Juste un billet rapide pour rappeller que la Fedora 28 officielle est disponible, et ce depuis le 1er mai 2018. A signaler qu'il s'agit d'une première, une Fedora qui sort à la date annoncée, sans retard.

Pour les nouveautés, j'avais déjà traité le sujet sur le billet concernant la Fedora 28 Beta.

Pour obtenir la Fedora 28: https://getfedora.org/fr/

[F28] Participez à la journée de test consacrée à la mise à niveau

Charles-Antoine Couret

Aujourd'hui, ce jeudi 19 avril, est une journée dédiée à un test précis : sur la mise à niveau de Fedora. En effet, durant le cycle de développement, l'équipe d'assurance qualité dédie quelques journées autours de certains composants ou nouveautés afin de remonter un maximum de problèmes sur le sujet.

Elle fournit en plus une liste de tests précis à effectuer. Il vous suffit de les suivre, comparer votre résultat au résultat attendu et le notifier.

En quoi consiste ce test ?

Nous sommes proches de la diffusion de Fedora 28 édition finale. Et pour que ce lancement soit un succès, il est nécessaire de s'assurer que le mécanisme de mise à niveau fonctionne correctement. C'est-à-dire que votre Fedora 26 ou 27 devienne une Fedora 28 sans réinstallation, en conservant vos documents, vos paramètres et vos programmes. Une très grosse mise à jour en somme.

Les tests du jour couvrent :

  • Mise à niveau depuis Fedora 26 ou 27, avec un système chiffré ou non ;
  • Même que précédemment mais avec KDE comme environnement ou une version Spin quelconque ;
  • De même avec la version Server au lieu de Workstation ;
  • En utilisant GNOME Logiciels plutôt que dnf.

En effet, Fedora propose depuis quelques temps déjà la possibilité de faire la mise à niveau graphiquement avec GNOME Logiciels et en ligne de commande avec dnf. Dans les deux cas le téléchargement se fait en utilisation normale de votre ordinateur, une fois que ce sera prêt l'installation se déroulera lors du redémarrage.

Pour ceux qui veulent bénéficier de F28 avant sa sortie officielle, profitez-en pour réaliser ce test, que cette expérience bénéficie à tout le monde. :-)" class="smiley

Comment y participer ?

Vous pouvez vous rendre sur la page des tests pour lister les tests disponibles et rapporter vos résultats. La page wiki récapitule les modalités de la journée.

Si vous avez besoin d'aide lors du déroulement des tests, n'hésitez pas de faire un tour sur IRC pour recevoir un coup de main sur les canaux #fedora-test-days et #fedora-fr (respectivement en anglais et en français) sur le serveur Freenode.

En cas de bogue, il est nécessaire de le rapporter sur le BugZilla. Si vous ne savez pas faire, n'hésitez pas à consulter la documentation correspondante.

De plus, si une journée est dédiée à ces tests, il reste possible de les effectuer quelques jours plus tard sans problème ! Les résultats seront globalement d'actualité.

[F28] Participez à la journée de test consacrée à Anaconda

Charles-Antoine Couret

Aujourd'hui, ce lundi 16 avril, est une journée dédiée à un test précis : sur Anaconda. En effet, durant le cycle de développement, l'équipe d'assurance qualité dédie quelques journées autours de certains composants ou nouveautés afin de remonter un maximum de problèmes sur le sujet.

Elle fournit en plus une liste de tests précis à effectuer. Il vous suffit de les suivre, comparer votre résultat au résultat attendu et le notifier.

En quoi consiste ce test ?

Anaconda est depuis les débuts de Fedora le programme qui permet de l'installer sur votre machine. Anaconda a subi avec les années de nombreux changements que ce soit dans son architecture interne tout comme son interface utilisateur.

Et pour Fedora 28, Anaconda va bénéficier du début d'une profonde refonte technique en le rendant plus modulaire. L'objectif est que des composants d'Anaconda communiquent entre eux via DBus et que selon les versions de Fedora (ou de toute personnalisation de celui-ci) des modules soient activés, désactivés voire ajoutés afin de ne proposer que ce qui est nécessaire. L'ajout des modules se fera en plusieurs cycles de Fedora.

De plus, Fedora 28 propose une refonte des responsabilités entre Anaconda et gnome-initial-setup pour éviter qu'une question ne soit posée deux fois à l'utilisateur inutilement.

C'est donc un composant critique et il est nécessaire de s'assurer qu'il fonctionne pour le jour de la sortie officielle.

L'objet de cette journée de tests est bien entendu de valider l'ensemble de ces changements, en étant sûr que le résultat est fiable et fonctionnel.

Comment y participer ?

Vous pouvez vous rendre sur la page des tests pour lister les tests disponibles et rapporter vos résultats. La page wiki récapitule les modalités de la journée.

Si vous avez besoin d'aide lors du déroulement des tests, n'hésitez pas de faire un tour sur IRC pour recevoir un coup de main sur les canaux #fedora-test-day et #fedora-fr (respectivement en anglais et en français) sur le serveur Freenode.

En cas de bogue, il est nécessaire de le rapporter sur le BugZilla. Si vous ne savez pas faire, n'hésitez pas à consulter la documentation correspondante.

De plus, si une journée est dédiée à ces tests, il reste possible de les effectuer quelques jours plus tard sans problème ! Les résultats seront globalement d'actualité.

[F28] Participez à la journée de test consacrée au noyau Linux 4.16

Charles-Antoine Couret

Aujourd'hui, ce vendredi 13 avril, est une journée dédiée à un test précis : sur le noyau Linux 4.16. En effet, durant le cycle de développement, l'équipe d'assurance qualité dédie quelques journées autours de certains composants ou nouveautés afin de remonter un maximum de problèmes sur le sujet.

Elle fournit en plus une liste de tests précis à effectuer. Il vous suffit de les suivre, comparer votre résultat au résultat attendu et le notifier.

En quoi consiste ce test ?

Le noyau Linux est le cœur du système Fedora (et des autres distributions GNU/Linux). C'est le composant qui fait le lien entre les logiciels et le matériel. C'est lui qui permet aux processus de travailler ensemble sur un même ordinateur et de pouvoir utiliser les périphériques (à travers des pilotes) disponibles sur chaque machine.

C'est donc un composant critique et il est nécessaire de s'assurer qu'il fonctionne.

Les tests du jour couvrent :

  • L'exécution des tests automatisés par défaut et ceux de performances ;
  • Vérifier que la machine démarre correctement ;
  • Vérifier que le matériel est bien exploité (affichage, claviers, souris, imprimantes, scanners, USB, carte graphique, carte son, webcam, réseau filaire et wifi, etc.)

Comment y participer ?

Vous pouvez vous rendre sur la page des tests pour lister les tests disponibles et rapporter vos résultats. La page wiki récapitule les modalités de la journée.

Si vous avez besoin d'aide lors du déroulement des tests, n'hésitez pas de faire un tour sur IRC pour recevoir un coup de main sur les canaux #fedora-test-day et #fedora-fr (respectivement en anglais et en français) sur le serveur Freenode.

En cas de bogue, il est nécessaire de le rapporter sur le BugZilla. Si vous ne savez pas faire, n'hésitez pas à consulter la documentation correspondante.

De plus, si une journée est dédiée à ces tests, il reste possible de les effectuer quelques jours plus tard sans problème ! Les résultats seront globalement d'actualité.

Du test de Fedora à une contribution pour Yocto / OpenEmbedded

Charles-Antoine Couret

Comme vous le savez certainement, je suis un amateur de Fedora depuis longtemps (merci papa), je prépare des dépêches de sortie depuis Fedora 9, et je teste les versions instables sur ma machine principale depuis Fedora 15. Cela est un moyen efficace de trouver des bogues pour les corriger avant la sortie finale (et ainsi améliorer la qualité pour tout le monde). La rédaction des dépêches permettant de voir l'ensemble des changements opérés à chaque fois en avance.

À l'occasion de la sortie de Fedora 28 Bêta, j'ai voulu préparer le terrain pour ma machine professionnelle pour m'assurer que mon travail serait possible dans cet environnement sans perdre de temps. Si globalement le système tourne bien, restait à s'assurer que mon travail compilerait toujours. Avec des changements de versions pour GLibc et GCC, rien n'est garanti.

Contexte

Pour le compte de mon employeur, le client actuel il y a deux Yocto utilisés (un par projet). L'un est un Yocto Pyro fourni par Toradex pour une plateforme iMX7D, l'autre un Yocto Rocko fourni par Variscite pour une plateforme iMX6. Comme ce sont des versions récentes, la probabilité que le comportement diverge est faible (et en réalité, ce sera le cas, seule un correctif supplémentaire sera nécessaire pour le Yocto Pyro).

Yocto est un système de génération de distribution. Grâce à un système de recettes et de couches, nous pouvons intégrer des logiciels provenant de différentes sources, les configurer et les assembler pour générer différentes images et des paquets. Pour cela, comme pour tout système similaire (comme buildroot), Yocto récupère les sources des compilateurs, des bibliothèques de base, etc. Il compile une chaîne de compilation croisée ce qui permet d'exécuter par exemple un compilateur comme GCC sur mon ordinateur de travail (d'architecture x86_64 Intel) mais dont le résultat sera exploitable sur la carte cible donc des processeurs ARM dans mon cas. Ensuite cette chaîne de compilation servira à générer l'ensemble des paquets et l'image finale pour la carte électronique du projet.

Pour la génération de la chaîne de compilation croisée, Yocto a besoin d'utiliser des outils déjà présents dans ma machine. Typiquement le compilateur GCC de mon architecture. C'est pour cette étape que changer de version de Fedora peut être risqué. Car si GCC change, le comportement pour générer la chaîne de compilation croisée aussi. Exemple : quand GCC active par défaut l'usage de CPP 14 certains programmes ne sont plus compilables en l'état car ils ne respectent pas cette nouvelle version du langage et il faut dans ce cas préciser à GCC de ne pas utiliser le comportement par défaut, ou rendre le programme compilé compatible CPP 14.

Et le soucis avec Fedora 28 ?

Pour minimiser les différences entre les distributions (Ubuntu, Fedora, Debian, etc.), Yocto a introduit par défaut un paquet yocto-uninative qui est un glibc-native précompilé pour la machine hôte (ici mon Fedora x86_64). Cela autorise par exemple à deux distributions de partager le cache de Yocto et que la compilation aboutisse malgré des glibc qui diffèrent. Cela n'est possible que parce que Glibc est globalement rétrocompatible dans les symboles.

Mais avec Fedora 28, le paquet yocto-uninative de Yocto ne fonctionne plus. Il faut compiler glibc-native à la main. Si cela ne constitue pas un frein pour travailler mais c'est une régression importante qu'il convient de corriger avant la sortie officielle de Fedora 28. D'autant que Yocto prépare la sortie de sa nouvelle version sumo et être compatible avec Fedora 28 est un gros plus.

Le problème survient lors de la compilation de bibliothèques Perl, qui se plaignent que le symbole XCRYPT_2.0 de la bibliothèque libcrypt n'existe pas. Et en effet, dans le glibc fournit par yocto-uninative, ce symbole n'existe pas alors qu'il existe dans la version de mon système. En somme, il y a une incompatibilité entre les deux en terme de symboles alors qu'il est nécessaire que cela corresponde pour continuer.

Je regarde dans les changements de Fedora 28 pour comprendre et je retombe sur cette page. Des développeurs de Fedora ont proposé de séparer glibc et libcrypt. Le but est de permettre de faire évoluer ce dernier plus facilement et rapidement. libcrypt serait fournie par le biais du programme libxcrypt. Mais l'équipe de glibc n'a pas encore intégré ce changement, Fedora est ainsi la seule distribution à avoir ce comportement par défaut.

Et c'est là d'où vienne les ennuis, si libxcrypt est rétro-compatible avec l'ancien libcrypt (il fournit les symboles que libcrypt fournissaient), l'inverse n'est pas vrai et on le voit par l'ajout du symbole XCRYPT_2.0.

Travail en amont

Pour corriger cela, il faut agir au niveau de Yocto. Je rejoins donc le canal IRC de #yocto sur Freenode pour expliquer le problème et qu'on élabore une marche à suivre. C'est ainsi que Joshua Watt de Garmin et Richard Purdie d'Intel, deux contributeurs de Yocto ont souhaité m'aider à résoudre ce problème.

Étape 1, générer un yocto-uninative depuis Fedora 28 et l'utiliser localement pour vérifier si cela résout mon soucis. Il faut donc créer la recette pour compiler libxcrypt, puis modifier celui de glibc pour ne pas compiler et de ne pas utiliser son libcrypt interne quand on souhaite générer un SDK. Je dois également corriger Perl (via un correctif déjà existant dans le paquet RPM de Fedora) pour utiliser libxcrypt convenablement avec.

Cela fonctionne bien. Du coup étape 2, j'envoie aux deux développeurs mon yocto-uninative pour qu'ils le testent de leur côté que la compatibilité est bonne sur Ubuntu ou Fedora 27. Cela fonctionne bien aussi.

Étape 3, nettoyer mon travail et l'envoyer en amont pour que tout le monde en bénéficie. Et les prochains yocto-uninative seront compatibles avec Fedora 28. Richard Purdie ira plus loin dans l'utilisation de libxcrypt en utilisant le concept de virtual/crypt. Sachant que ce travail devrait finir par disparaître quand Glibc officiel intégrera le changement de Fedora, normalement cette année.

Et quelques jours plus tard, le travail est publié ici et .

Conclusion

Tout d'abord que le Logiciel Libre est un travail d'équipe, vraiment. Grâce à Joshua et Richard j'ai gagné du temps en recherche d'info, de solution et dans la réalisation des tests. Leur aide a été précieuse. Et eux ont pu bénéficier un retour de Yocto sur Fedora 28 avant sa sortie, permettant de corriger des soucis avant qu'une horde d'utilisateurs ne viennent se plaindre que cela ne fonctionne pas. Et bien entendu les futurs utilisateurs de Fedora 28 et de Yocto pourront se contenter d'utiliser Yocto sans soucis et sans rien faire.

Ensuite, les tests c'est important. En testant les Fedora instables, on découvre des soucis et on peut les résoudre avant que l'utilisateur lambda ne s'en serve. Cela améliore grandement le confort d'utiliser la distribution. Et comme ce changement sera dans glibc officiel, cela permet de préparer le reste du Logiciel Libre à l'arrivée de ce genre de changements majeurs sous le capot.

Pour finir, tester Fedora et écrire les dépêches de sortie me permettent d'être à l'aise avec la distribution au fil du temps. J'ai pu identifier et corriger le soucis plus vite que si je ne maîtrisais pas mon système, car je sais où chercher l'infomation

[F28] Participez à la journée de test consacrée à la version Atomic / Cloud

Charles-Antoine Couret

Aujourd'hui, ce mercredi 11 avril, est une journée dédiée à un test précis : sur l'image Atomic / Cloud de Fedora. En effet, durant le cycle de développement, l'équipe d'assurance qualité dédie quelques journées autours de certains composants ou nouveautés afin de remonter un maximum de problèmes sur le sujet.

Elle fournit en plus une liste de tests précis à effectuer. Il vous suffit de les suivre, comparer votre résultat au résultat attendu et le notifier.

En quoi consiste ce test ?

La version Cloud de Fedora est un des trois produits officiels du projet avec Workstation et Server. Son but est d'être une image très minimale pour être instanciée de nombreuses fois dans le cadre d'un infrastructure Cloud afin de remplir le rôle d'un service. Cependant, contrairement aux deux autres produits, la version Cloud est mise à jour très régulièrement (de nouvelles images sont disponibles toutes les quelques semaines seulement, contre 6-7 mois en moyenne pour les autres).

Une nouveauté qui commence à s'installer est la mise à disposition de Fedora Workstation Atomic. Jusque là, seule l'image Cloud bénéficiait de ce système. Ce travail provient du projet Atomic qui repose lui même sur rpm-ostree dont l'un des buts est de versionner le système pour améliorer la fiabilité du système en cas d'installation ou de mise à jour d'un programme en autorisant un retour en arrière très simplement et avec des opérations qui sont atomiques (d'où le nom). Il est également aisé de voir ce qui a changé dans le système, notamment si l'utilisateur a changé des fichiers de configuration importants et ce qu'il a appliqué. Le système est également plus orienté utilisation d'applications dans un conteneur (comme les Flatpak) et les répertoires systèmes sont mieux isolés, par exemple /usr est par défaut en lecture seule.

Les tests du jour couvrent :

  • Est-ce que l'image démarre correctement, permet de se connecter et si les services se base se lancent bien et que SELinux remplit son rôle ;
  • Vérifier si la gestion de Docker ou Atomic (installation, mise à jour, retour en arrière) fonctionne correctement ;
  • Lancement des applications ;
  • Vérifier la compatibilité avec le cloud Amazon et OpenStack ;
  • S'assurer que l'image Atomic Workstation fonctionne avec ses spécificités : installation du système, Flatpak et GNOME Logiciels pour les notifications et installer des programmes.

Si vous êtes intéressés par l'aspect Cloud de cette image ou par l'ajout d'Atomic dans Fedora Workstation, je vous invite à les tester, elles bénéficient en effet de relativement peu de retours pour le moment. La moindre aide est appréciée, merci.

Comment y participer ?

Vous pouvez vous rendre sur la page des tests pour lister les tests disponibles et rapporter vos résultats. La page wiki récapitule les modalités de la journée.

Si vous avez besoin d'aide lors du déroulement des tests, n'hésitez pas de faire un tour sur IRC pour recevoir un coup de main sur les canaux #fedora-test-days et #fedora-fr (respectivement en anglais et en français) sur le serveur Freenode.

En cas de bogue, il est nécessaire de le rapporter sur le BugZilla. Si vous ne savez pas faire, n'hésitez pas à consulter la documentation correspondante.

De plus, si une journée est dédiée à ces tests, il reste possible de les effectuer quelques jours plus tard sans problème ! Les résultats seront globalement d'actualité.

[F28] Participez à la journée de test consacrée à la modularité

Charles-Antoine Couret

Aujourd'hui, ce mardi 10 avril est une journée dédiée à un test précis : sur la modularité. En effet, durant le cycle de développement, l'équipe d'assurance qualité dédie quelques journées autours de certains composants ou nouveautés afin de remonter un maximum de problèmes sur le sujet.

Elle fournit en plus une liste de tests précis à effectuer. Il vous suffit de les suivre, comparer votre résultat au résultat attendu et le notifier.

En quoi consiste ce test ?

La modularité est le résultat de la réflexion de Fedora.next, amorcé en 2014. L'objectif est de découpler le cycle de vie des applications avec celui de Fedora afin qu'un utilisateur de Fedora bénéficie de plus de flexibilité. Il serait par exemple possible de choisir une version native de Python plus récente ou plus ancienne que celle disponible par défaut. Auparavant cela n'était possible qu'en choisissant une autre version de Fedora ce qui pouvait être contraignant.

Les modules se comportent comme des dépôts supplémentaires proposant un ensemble de paquets destinés à remplacer ceux des dépôts officiels. Mais bien entendu, tout cela est géré par le projet Fedora avec la même qualité et les mêmes mainteneurs.

Pour le moment Fedora propose quelques modules : Docker, Django, NodeJS et le langage Go.

Les tests du jour couvrent :

  • Lister les modules disponibles et installés ;
  • Installer un nouveau module ;
  • Activer un nouveau module.

Comme vous pouvez le constater, ces tests sont assez simples et ne devraient prendre que quelques minutes seulement.

Il vous faudra bien évidemment installer le dépôt modular avant (paquet fedora-repos-modular).

Comment y participer ?

Vous pouvez vous rendre sur la page des tests pour lister les tests disponibles et rapporter vos résultats. La page wiki récapitule les modalités de la journée.

Si vous avez besoin d'aide lors du déroulement des tests, n'hésitez pas de faire un tour sur IRC pour recevoir un coup de main sur les canaux #fedora-test-days et #fedora-fr (respectivement en anglais et en français) sur le serveur Freenode.

En cas de bogue, il est nécessaire de le rapporter sur le BugZilla. Si vous ne savez pas faire, n'hésitez pas à consulter la documentation correspondante.

De plus, si une journée est dédiée à ces tests, il reste possible de les effectuer quelques jours plus tard sans problème ! Les résultats seront globalement d'actualité.

[F28] Participez à la journée de test consacrée aux applications écrites en Rust

Charles-Antoine Couret

Aujourd'hui, ce mercredi 4 avril est une journée dédiée à un test précis : sur les applications écrites en Rust. En effet, durant le cycle de développement, l'équipe d'assurance qualité dédie quelques journées autours de certains composants ou nouveautés afin de remonter un maximum de problèmes sur le sujet.

Elle fournit en plus une liste de tests précis à effectuer. Il vous suffit de les suivre, comparer votre résultat au résultat attendu et le notifier.

En quoi consiste ce test ?

Le langage Rust est un langage de programmation moderne écrit par Mozilla pour remplacer le C++ en alliant les performances avec une meilleure fiabilité des applications en garantissant un maximum de propriété lors de la compilation.

Ce langage aux propriétés intéressantes a été utilisé pour écrire quelques applications disponibles dans Fedora. Le but de cette journée est de s'assurer que ces applications fonctionnent bien, permettant de valider le processus d'empaquetage des applications écrites en Rust.

Les tests du jour couvrent :

  • L'application tokei qui génère des statistiques sur le code d'un projet logiciel ;
  • L'application exa qui est l'équivalent d'un ls en plus élaboré (mais non POSIX) ;
  • L'application ripgrep qui est l'équivalent d'un grep en plus moderne avec exécution parallèle nativement (mais non POSIX).

Comme vous pouvez le constater, ces tests sont assez simples et ne devraient prendre que quelques minutes seulement.

Comment y participer ?

Vous pouvez vous rendre sur la page des tests pour lister les tests disponibles et rapporter vos résultats. La page wiki récapitule les modalités de la journée.

Si vous avez besoin d'aide lors du déroulement des tests, n'hésitez pas de faire un tour sur IRC pour recevoir un coup de main sur les canaux #fedora-test-days et #fedora-fr (respectivement en anglais et en français) sur le serveur Freenode.

En cas de bogue, il est nécessaire de le rapporter sur le BugZilla. Si vous ne savez pas faire, n'hésitez pas à consulter la documentation correspondante.

De plus, si une journée est dédiée à ces tests, il reste possible de les effectuer quelques jours plus tard sans problème ! Les résultats seront globalement d'actualité.

Sortie de Fedora 28 beta

Charles-Antoine Couret

En ce mardi 3 avril, les utilisateurs du Projet Fedora seront ravis d'apprendre la disponibilité de la version Beta Fedora 28.

Malgré les risques concernant la stabilité dune version Beta, il est important de la tester ! En rapportant les bogues maintenant, vous découvrirez les nouveautés avant tout le monde, tout en améliorant la qualité de Fedora 28 et réduisez du même coup le risque de retard. Les versions en développement manquent de testeurs et de retours pour mener à bien leurs buts.

Notons que Fedora 28, avec ses quelques 51 changements officiels validés, est sans conteste la version comportant le plus de changements de son histoire. La version finale est pour le moment fixée pour la première semaine de mai (sortie le 1er ou le 8 mai).

Voici les nouveautés annoncées pour cette version :

Bureautique

  • Passage à GNOME 3.28
  • L'environnement Sugar est disponible en version 112.
  • Mise à jour de Fontconfig à la version 2.13.
  • Réduction de la redondance entre Anaconda et gnome-initial-setup dans la configuration demandée à l'utilisateur crée lors de l'installation. Le clavier, la date, l'heure et la langue resteront configurés par Anaconda, par contre la configuration du nom d'hôte est supprimée tout comme la création du compte root pour reprendre la politique d'Ubuntu. La création du premier utilisateur revient à gnome-initial-setup.
  • Les modules invités de VirtualBox sont peu à peu intégrés dans le noyau officiel, Fedora propose ainsi dans ses dépôts officiels les paquets pour obtenir la résolution native ou le dossier partagé dans un système Fedora virtualisé dans Virtualbox.

Gestion du matériel

  • Meilleure gestion de l'autonomie des ordinateurs portables avec un processeur Intel. Cela passe par une meilleure gestion de l'énergie des ports SATA pour disques durs et SSD (gain de 1-1,5 W), Intel HDA codec pour le multimédia est mis en sommeil après une seconde dinactivité (gain de 0,4 W) et activation de l'économie d'énergie pour les récepteurs Bluetooth en USB (gain de 0,4 W si tous les ports USB sont en repos). Sachant qu'un ordinateur portable récent non orienté puissance consomme moins de 10 W (7,5 W chez moi) en usage non intensif. Cela peut donner 20% d'autonomie supplémentaire.
  • Intégration de la norme Thunderbolt 3 (concurrent à l'USB sur de nombreux points). La politique de sécurité liée à cette norme (pour éviter qu'un nouveau périphérique accède sans autorisation à des informations confidentielles) est intégrée à Gnome Shell pour notifier les demandes à l'utilisateur.
  • Mise à jour de VA-API à la version 1.0.0, qui change l'API et l'ABI mais propose en contrepartie une meilleure exploitation de laccélération matérielle du matériel récent.
  • Les appareils photo RealSens ont besoin de deux bibliothèques librealsense 1 et 2 pour exploiter l'entièreté de leur gamme historique. Le paquet librealsense réfèrera à la version 2 de la bibliothèque pour les versions modernes, un nouveau paquet librealsense1 sera nécessaire pour le matériel plus ancien.

Internationalisation

  • Ibus Typing utilise maintenant la boîte de dialogue pour les emoji afin de proposer des symboles UNICODE en tapant leur description. Ainsi copyright sign propose le symbole ©.
  • La bibliothèque libidn passe à la version 2.0.0 forçant le passage de la norme IDNA2003 à IDNA2008 qui ne sont pas compatibles et pouvaient être source d'attaque par redirection. Cette norme sert à transcrire un nom de domaine Internet UNICODE en une chaîne latine unique comme faß.de qui devient fass.de ou xn--fa-hia.de respectivement.
  • Les données concernant linternationalisation de GLibc sont mises à jour à partir des fichiers ISO et CLDR de 2015 (Unicode 9.0) en remplacement de iso14651_t1_common qui avait 15 ans. Cela permettra de corriger pas mal d'erreurs, dont des tris alphabétiques dans des langages moins courants en Occident. Ou les symbole infini et ensemble vide qui étaient considérés comme identiques.
  • Les langues asiatiques chinoises, coréennes et japonaises utiliseront par défaut les polices de Google Noto.

Administration système

  • Anaconda, le programme d'installation, devient modulaire. La communication se fait via une API plus stable en DBus, permettant d'améliorer les tests, d'être utilisable sans les droits super utilisateur et d'être étendu par l'utilisateur.
  • authselect remplace authconfig et devient l'outil de configuration par défaut pour le PAM et le fichier nsswitch.conf.
  • Le paquet tcp_wrappers est supprimé. Son utilisation doit être remplacée par iptables, ou mieux par firewalld.
  • libnsl et nss_nis sont proposés hors de GLibc comme recommandé par le projet officiel. libnsl passe à la version 2 au passage autorisant la compatibilité de NIS avec la norme IPv6.
  • De même pour Sun RPC dont la gestion dans GLibc est supprimée pour libtirpc qui permet entre autre la gestion de l'IPv6 nativement.
  • Le stockage par défaut des clés et autres certificats de sécurité par la bibliothèque NSS est le format de SQLite au lieu de DBM. Cela permet l'accès parallèle et diminue le risque de corruption de la base de données.
  • OpenLDAP utilise OpenSSL au lieu de NSS, comme recommandée par le projet officiel.
  • Les bibliothèques de OpenLDAP non compatibles multithread redirigent vers leur version compatibles multithread comme libldap qui pointe vers libldap_r.
  • OpenLDAP abandonne la gestion de TCP Wrappers également.
  • L'utilisateur et groupe nobody:nobody passent de UID et GUID 99:99 à 65534:65534, nfsnobody est supprimé, et nobody n'est plus utilisé de manière systématiquement par défaut pour certains services. Des utilisateurs dédiés seront crées.
  • Nouvelle version de la politique de sécurité par défaut. Les clés RSA doivent être de minimum 2048 bits et DSA est désactivé par défaut. Le passage à TLS 1.2 minimum est repoussé pour le moment.
  • Les paquets de gestion de Kerberos dans Python sont grandement remaniés. python-krbV, pykerberos et python-requests-kerberos sont remplacés par python-gssapi. Le premier n'est pas compatible Python 3, le second n'a pas de documentation et est trop minimaliste quant au dernier il n'est plus maintenu.
  • libcurl utilisera libssh au lieu de libssh2 pour les protocoles SCP et SFTP ce qui permet l'utilisation de l'authentification GSS-API et l'usage d'algorithmes plus sécurisés par défaut.
  • L'outil time passe à la version 1.8, qui change de licence vers GPLv3 et GFDL, qui a de nouveaux codes d'erreur et une nouvelle sortie par défaut. L'affichage conforme POSIX reste possible via l'option -p.
  • Mise à disposition de l'application Stratis Storage qui est une application Python communiquant à travers DBus pour gérer l'espace de stockage du système. Reposant sur le système de fichier XFS pour le moment, son but est de proposer des fonctionnalités populaires chez Btrfs, ZFS ou LVM mais en plus simple pour l'utilisateur comme les clichés, l'intégrité des données ou mettre en place un système de cache.
  • Facter passe de la version 2.4.3 à 3.9.2.

Développement

  • Binutils passe à la version 2.29.1.
  • GLibc 2.27 est utilisée par défaut.
  • La partie cryptographique libcrypt de GLibc est remplacée par libcrypt.
  • GCC 8 devient le compilateur de référence.
  • Le framework Web de Python DJango dégaine à la version 2.0.
  • Coup de Boost à la version 1.66.
  • Ruby est polis à la version 2.5.
  • Le compilateur Haskell GHC évolue à la version 8.2.
  • De même pour le couple Erlang/OTP pour la version 20.
  • Le langage Go court vers la version 1.10.
  • L'éléphant PHP avance prudemment à la version 7.2.
  • Mise à jour de giflib vers la version 5.1.4. Un paquet compat-giflib est proposé pour faciliter la transition aux utilisateurs.
  • Les symboles de débogue PE pour les applications compilées avec MinGW (à destination de Windows donc) seront conservés pour simplifier le débogue natif. Les autres symboles seront bien conservés dans le dossier .debug à part. Cela a un sourcoût d'environ 17% d'espace disque pour une application compilée par ce biais.

Modularité

  • Ajout des dépôts modular, modular-updates et modular-updates-testing pour proposer des composants dans des versions différentes que dans les dépôts natifs de Fedora. Ainsi l'utilisateur peut choisir d'utiliser une version plus récente (ou ancienne) de Python que celle proposée nativement. Mais seulement des composants toujours maintenus par le projet officiel sont proposés.

Projet Fedora

  • L'architecture Aarch64 (ARM 64 bits) devient une architecture primaire pour Fedora Server, donnant lieu à une meilleure promotion et à une meilleure qualité des images officielles.
  • L'architecture s390x est proposée aux images Cloud, Docker et Atomic.
  • Les binaires empaquetés par Fedora et compilés avec GCC sont maintenant annotés pour permettre de plus facilement retrouver les options de compilations l'ayant généré ou les propriétés de son ABI.
  • Renforcement des options de compilation par défaut pour une meilleure sécurité. Ajout de -fstack-clash-protection, D_GLIBCXX_ASSERTIONS, -fcf-protection=full -mcet, .got.plt et --enable-default-pie.
  • Définition et empaquetage des applications écrites en Rust comme exa, ripgrep ou tokei.
  • Activation de Python Generators pour permettre aux empaqueteurs de choisir d'utiliser ou non le générateur automatique de dépendance envers un module Python au lancement.
  • Les scriptlets ldconfig sont supprimés, du moins pour les paquets installant les bibliothèques partagées dans des endroits standards. Cela simplifiera la maintenance des specs RPM et l'installation des paquets sera également plus rapide.

Si l'aventure vous intéresse, les images sont disponibles par Torrent ou via le site officiel. En cas de bogue, n'oubliez pas de relire la documentation pour signaler les anomalies sur le BugZilla ou de contribuer à la traduction sur Zanata.

Bons tests à tous !

La Fedora 28 Beta arrive

Edouard Bourguignon Les changements de la Fedora 28 Dans les changements annoncés, et déjà tous en place, voici ce que nous propose