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Planet de Fedora-Fr : la communauté francophone autour de la distribution Linux Fedora

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Extension Solr pour PHP

Johan Cwiklinski

Ces temps-ci, je m'intéresse de très près à Apache Solr (notamment pour le travail).

Solr représente grosso modo la partie serveur du bien connu Apache Lucene (qui est lui même un système d'indexation et de recherche avancé écrit en Java).

Solr est un outil sous forme de servlet Java qui vous permet d'indexer des documents et de faire des recherches via une API web (REST), il propose de nombreuses fonctionnalités. En outre, il rend l'accès et la configuration d'index Lucene plus simple (via notamment des fichiers de configuration XML).

Solr est un outil open Source très actif, et utilisé à de nombreux endroits. Des plugins de recherche basés sur Solr existent notamment pour Drupal et eZ Publish.

Il existe aussi une extension PHP PECL pour Solr qui vous permet d'utiliser une instance de Solr depuis un script PHP5. Cette extension n'est pas disponible dans les dépôts officiels de Fedora, c'est pourquoi j'ai rapidement créé un RPM qui la fournit (afin de pouvoir tester ses possibilités depuis quelques applications personnelles).

Le paquet est disponible ici :
http://odysseus.x-tnd.be/fedora/php-pecl-solr/

Ce paquet a été construit sous Fedora 12 en 64 bits, avec la version de PHP fournie pour cette plate forme sur le dépôt de Remi. J'envisage de proposer ce paquet en revue pour les dépôts officiels, mais seulement si je l'utilise (pour le moment, je teste, on verra après :p).

J'espère que ce paquet pourra être utile à certains ;-)" class="smiley

Installer Redmine 0.9 sur CentOS

Johan Cwiklinski

Pour les besoins du boulot, je me suis récemment plongé dans les différents logiciels de gestion de projets. J'en avais sorti quelques uns du lot en fonction de critères qui nous sont propres, à savoir : Redmine, DotProject, Collabtive, ...
Une seconde, puis une troisième sélection ont laissé en lice Redmine et DotProject.

DotProject - en dehors de son interface pour le moins vieillotte - avait semblé répondre à nos attentes, mais voilà : la dernière version stable n'est pas compatible PHP 5.3, et la branche 2.0 du logiciel ne semble plus évoluer au profit de la future version 3 qui sera basée sur Zend Framework. Cette ré-écriture n'en est qu'à son tout début. Pas très engageant que tout cela...

Redmine de son côté semble bénéficier d'un développement très régulier, et d'une communauté relativement importante et vivante. Un hic : c'est du ruby-on-rails ; et je ne connais pas le moins du monde cette technologie.

Autre « souci » à prendre en considération, le serveur sur lequel devra tourner cette application est sous CentOS et non sous Fedora ; je vais y revenir sous peu...

Donc, je me lance, je récupère une version 0.8 de Redmine que j'essaie d'installer sur mon PC du boulot, en Fedora 12. Pas trop de problèmes à noter, j'ai balbutié un peu et me suis complètement cassé les dents lorsque j'ai voulu brancher apache sur l'installation...

Entre temps, je découvre qu'une demande de revue a été faite sur le Bugzilla pour redmine ! Youpi :-)" class="smiley En y regardant de plus près, la page des pré-requis de Redmine m'apprend que la version de Rails de Fedora 12 n'est pas suffisante (2.3.4) ; de même que la version de Rack (1.0.0). Je vérifie sous Fedora 13, on a un Rails en 2.3.5 et un Rack en 1.1.0. Ça devrait aller.

Oui, mais... ça devrait :-/" class="smiley La version de Rack requise est la version 1.0.1, strictement. Ni la version 1.0.0, ni la version 1.1.0 ne fonctionnent ! En local et à des fins de tests, il est toujours possible d'installer la bonne version du composant avec la commande :

$ gem install rack -v 1.0.1

Il est bien entendu hors de question que je lance une telle commande avec un utilisateur privilégié, la bonne version de rack reste donc installée sur un compte utilisateur local ; du coup, l'intégration dans apache ne fonctionne pas (ben oui, la version système de rack n'est pas la bonne, suivez un peu :-D" class="smiley ). Un petit coup d'oeil sur ma CentOS m'apprend que de ce côté je ne dispose pas non plus de la bonne version de Ruby, etc. Y'a plus qu'à ; comme dirait l'autre.

Dans un premier temps, je crée un utilisateur dédié à ce service :

# useradd -r -m redmine

Ensuite, je récupère la dernière version du trunk de Redmine (récupérer cette version n'est pas une obligation, bien loin de là ; mais l'intégration il y a quelques jours de la notion de sous-tâches directement dans Redmine m'intéressait au plus haut point :-p ).

$ svn co http://redmine.rubyforge.org/svn/trunk ./redmine

Voyons à installer les versions de Ruby et consorts dont nous avons besoin. J'ai re-compilé un certain nombre de paquets sur mon dépôt personnel EL5 (en version 64bits uniquement) à cet effet :

  • ruby
  • rubygems
  • rubygem-actionmailer
  • rubygem-actionpack
  • rubygem-activerecord
  • rubygem-activeresource
  • rubygem-activesupport
  • rubygem-fcgi
  • rubygem-mocha
  • rubygem-rack
  • rubygem-rails
  • rubygem-sqlite3-ruby
  • ruby-mysql
  • ruby-RMagick
  • ImageMagick-6.5.8.10

Pour bénéficier de ces versions, vous pouvez soit les récupérer sur mon dépôt à l'adresse http://rpms.ulysses.fr/el5/x86_64/ ; soit installer mon dépôt :

# rpm -ivh http://rpms.ulysses.fr/el5/x86_64/trashy-release-el5-1.noarch.rpm

Pour ensuite installer les programmes (ruby-RMagick n'est requis que pour l'export PNG des diagrammes de Gantt. Vous pouvez l'omettre si cette fonctionnalité ne vous est pas utile ;-)" class="smiley ) :

# yum --enablerepo=trashy install rubygem-rails ruby-mysql ruby-RMagick

/!\ ATTENTION /!\ Ce dépôt personnel est intrusif et remplace des paquets de base de CentOS. Ne l'activez pas par défaut, ou alors à vos risques et périls.

Nous voilà parés ; tous les composants logiciels sont présents, nous pouvons procéder à l'installation. Dans un premier temps, créons notre base MySQL (PostgreSQL est également supporté, référez-vous à la documentation de Redmine pour connaître la procédure à suivre) :

$ mysql -u root -p
mysql> create database redmine character set utf8;
mysql> create user 'redmine'@'localhost' identified by 'my_password';
mysql> grant all privileges on redmine.* to 'redmine'@'localhost';
mysql> flush privileges;

Depuis le dossier où vous avez stocké votre Redmine (/var/www/redmine dans mon cas), copiez le fichier config/database.yml.example vers config/database.yml puis éditez-le de la sorte :

production:
  adapter: mysql
  database: redmine
  host: localhost
  username: redmine
  password: my_password
  encoding: utf8
  socket: /var/lib/mysql/mysql.sock

Les variables sont bien entendu à renseigner en fonction des choix que vous avez faits. Notez l'ajout de l'entrée socket sans laquelle je m'étais heurté à de jolies erreurs (il semblerait que ce soit un bogue d'un des composants ruby).
Redmine permet l'utilisation de diverses instances (production, développement, ...). Vous devrez donc dupliquer les informations relatives à la base dans les différentes instances que vous souhaitez utiliser. Une fois de plus, référez-vous à la documentation de Redmine pour en savoir plus à ce sujet.

Puisque j'ai utilisé une version SVN ultérieure à la révision 3055 ; j'ai eu à lancer la commande :

$ rake generate_session_store

Initialisons ensuite la base de données, et profitons-en pour y placer quelques données par défaut :

$ RAILS_ENV=production rake db:migrate
(in /var/www/redmine)
==  Setup: migrating ==========================================================
-- create_table("attachments", {:force=>true})
   -> 0.0812s
[...]
$ RAILS_ENV=production rake redmine:load_default_data
(in /var/www/redmine)

Select language: bg, bs, ca, cs, da, de, el, en, es, eu, fi, fr, gl, he, hr, hu, id, it, ja, ko, lt, nl, no, pl, pt, pt-BR, ro, ru, sk, sl, sr, sv, th, tr, uk, vi, zh, zh-TW [en] fr
====================================
Default configuration data loaded.

Fort bien ! Nous avons désormais une installation de Redmine fonctionnelle :-)" class="smiley Certains répertoires doivent être accessibles en écriture, mais le checkout svn ayant été fait avec l'utilisateur redmine qui se chargera de lancer le serveur de tests, nous n'avons pas à nous en préoccuper... Lançons donc ce fameux serveur :

$ ruby script/server webrick -e production
=> Booting WEBrick
=> Rails 2.3.5 application starting on http://0.0.0.0:3000
=> Call with -d to detach
=> Ctrl-C to shutdown server
[2010-03-16 20:15:58] INFO  WEBrick 1.3.1
[2010-03-16 20:15:58] INFO  ruby 1.8.6 (2010-01-11) [x86_64-linux]
[2010-03-16 20:15:58] INFO  WEBrick::HTTPServer#start: pid=14469 port=3000

Et voilà ; en vous connectant à http://monhote:3000 vous accéderez à votre instance Redmine. admin est le login et le mot de passe par défaut. Vous aurez peut-être à ouvrir le port 3000 pour la durée de ce test, ne l'oubliez pas ;-)" class="smiley

Vient ensuite la mise en ligne de l'application... À des fins de tests, je me suis risqué à essayer une technique très peu orthodoxe depuis apache... Mais qui n'a pas fonctionné comme escompté. Voici le fichier de configuration que j'avais utilisé (en substance) :

<VirtualHost *:80>
  ServerName redmine.mondomaine.com

  ErrorLog /var/log/httpd/redmine_error_log
  AccessLog /var/log/httpd/redmine_access_log combined

  ProxyPass / http://localhost:3000/
  ProxyPassReverse / http://localhost:3000/
</VirtualHost>

Un peu barbare, certes, mais c'était pour tester « rapidement ». Cette configuration a d'ailleurs fonctionné... Sur certains postes :-(" class="smiley Sur d'autres, j'avais la page de login correcte ; et une fois loggué ; plus de CSS ni de JS. Pas top donc. J'ai décidé de pousser le test plus loin, et d'utiliser le mod_fcgid pour accéder à cette application. Il faudra pour ce faire installer les composants qui vont bien :

# yum --enablerepo=trashy install mod_fcgid rubygem-fcgi

Créons ensuite le fichier de configuration apache qui va bien (/etc/httpd/conf.d/redmine.mondomaine.com.conf par exemple) :

<VirtualHost *:80>
        ServerName redmine.mondomaine.com

        # Logs :
        ErrorLog /var/log/httpd/redmine_errors.log
        CustomLog /var/log/httpd/redmine_access.log combined

        # Dossier contenant les pages
        DocumentRoot /var/www/redmine/public/

        <Directory /var/www/redmine/public/>
                Options Indexes ExecCGI FollowSymLinks
                Order allow,deny
                Allow from All
                AllowOverride All
        </Directory>
</VirtualHost>

Côté redmine, copiez le fichier fcgi d'exemple vers sa destination finale :

$ cp public/dispatch.fcgi.example public/dispatch.fgci

Attribuons maintenant les droits adéquats aux dossiers :

# cd /var/www/redmine
# chown -R apache:redmine files log tmp public/plugin_assets
# chown -R redmine: files/.svn log/.svn tmp/.svn

N'oubliez pas de spécifier ensuite quelle instance de Redmine devra être démarrée (production, development, ...). Pour ce faire, éditez le fichier config/environment.rb puis décommentez (et éditez au besoin) la ligne :

ENV['RAILS_ENV'] ||= 'production'

Pour vérifier que ça ne va pas vous claquer de suite entre les doigts, essayez simplement de lancer le dispatch.fcgi en ligne de commande (vous pouvez ignorer sereinement les erreurs sur les accès aux fichiers de log pour l'heure) :

$ /var/www/redmine/public/dispatch.fcgi

Enfin, une fois que tout est OK, relancez votre serveur apache :

# service httpd restart

Et admirez le résultat :-)" class="smiley

Il m'est arrivé, en fonction des configurations, que ça ne fonctionne pas comme escompté... Dans ce cas, l'une des premières choses à faire, est de commenter les ifModule (et leur contenu, évidemment) pour les mod_cgi mod_fastcgi ; ça ma « sauvé la vie » ;-)" class="smiley

GCompris 9.1 sur Fedora !

Johan Cwiklinski

La version 9.1 de l'excellent logiciel éducatif GCompris est disponible dans le dépôt "updates-testing" pour Fedora 11 et 12.

Cette version corrige de nombreux bogues présents dans la version 9.0 ; je vous invite à l'installer, à le tester, à le noter dans bodhi (pour Fedora 12 et pour Fedora 11), et à reporter les éventuels problèmes, améliorations ou autres :-)" class="smiley

Pour l'installer :

$ su -lc 'yum --enablerepo=updates-testing install gcompris gcompris-sound-fr'

Pour la mise à jour, remplacez « install » par « update » dans la précédente commande. Les sons sont disponibles dans plus de 20 langues, si vous voulez entendre autre chose que du français.

GCompris 9.0

Johan Cwiklinski

La toute dernière mouture du logiciel éducatif GCompris est disponible.

Pour ceux qui ne connaissent pas, GCompris est un logiciel éducatif qui propose énormément d'activités éducatives variées aux enfants de plus de deux ans (ma fille n'a que 18 mois, mais nombre d'activités la font déjà bien rire ; gageons qu'elle appréciera GCompris en temps utile ;-)" class="smiley ).

Cette nouvelle mouture apporte de nombreuses corrections et améliorations, je vous laisse lire l'annonce officielle de la sortie de GCompris 9.0 pour les détails.

N'hésitez pas à participer au projet, que ce soit d'un point de vue idées, développement, ou simplement en le testant ! D'ailleurs, pour le dernier point, la version 9.0 de GCompris sera sous peu disponible dans les dépôts testing pour Fedora 12 (la version pour Fedora 11 n'a pas compilé malheureusement) ; n'hésitez pas à tester ces versions et à me remonter les soucis que vous rencontreriez !

Un grand coup de chapeau à l'équipe de GCompris pour leur formidable travail depuis tant d'années :-)" class="smiley

Pour les impatients, les paquets pour Fedora 12 sont dores et déjà disponibles su Koji : http://koji.fedoraproject.org/koji/taskinfo?taskID=1908061

Migration VMWare vers KVM

Johan Cwiklinski

Pour les besoins de mon travail, j'avais dû, il y a plus d'un an, mettre en place un système de virtualisation sur l'un de nos serveurs (qui tourne sous CentOS 5).

Je m'étais à l'époque tourné vers VMWare server, qui a rempli son office jusqu'ici. Seulement voilà, le module noyau refuse de se compiler aujourd'hui, et je trouve que le client graphique laisse fort à désirer : les touches du clavier ne sont pas mappées correctement, nous avons régulièrement des gels (voire des plantages !) du serveur Xorg sur les postes clients lorsque nous l'utilisons, .... Si nous n'avions virtualisé que des systèmes Linux, cela ne poserait pas vraiment de problèmes, mais ce n'est malheureusement pas le cas.

Aujourd'hui, KVM est disponible sous CentOS, je me suis donc attelé à son installation et à sa configuration. Comme d'habitude, un petit yum install suffit, pas de soucis notables de ce côté là. Restait à migrer les machines virtuelles existantes sous VMWare vers KVM.

Nous avons trois machines virtuelles qu'il fallait migrer :

  • une Mandriva Corporate Server 4 en 32 bits
  • une CentOS 5 en 64 bits
  • un Windows XP en 64 bits

La solution réside en l'utilisation de virt-convert qui prend en entrée le dossier de la VM VMWare, et qui ressort une image et un fichier de configuration pour libvirt. La syntaxe est la suivante :

# virt-convert /var/lib/vmware/Virtual\ Machines/CentOS5 /home/vms/CentOS5

Lancée telle quelle, cette commande faisait plus ou moins son travail : j'avais bien le fichier de configuration XML et un disque au format RAW, mais ce disque était vide !
Je ne sais pas trop si c'est dû à l'utilisation de fichiers successifs de 2Go pour le disque, ou encore à l'allocation dynamique de l'espace ; toujours est-il que virt-convert ne parvenait pas à s'y retrouver.

Fort heureusement, VMWare fournit la commande vmware-vdiskmanager qui m'a permis de solutionner mon problème :

# cd /var/lib/vmware/Virtual\ Machines/CentOS5
# vmware-vdiskmanager -r CentOS5.vmdk -t 0 CentOS5-copy.vmdk
Creating disk 'CentOS5-copy.vmdk'
  Convert: 49% done.

Une fois la conversion du disque terminée, recréons un dossier qui contiendra les données que l'on va migrer :

# cd /var/lib/vmware/Virtual\ Machines
# mkdir mig_CentOS5
# mv CentOS5/CentOS5-copy.vmdk mig_CentOS5/CentOS5.vmdk
# cp -av CentOS5/CentOS5.vmx* mig_CentOS5/

Nous obtenons ainsi le dossier /var/lib/vmware/Virtual\ Machines/mig_CentOS5 que nous allons pouvoir migrer avec virt-convert :

# virt-convert -o virt-image /var/lib/vmware/Virtual\ Machines/mig_CentOS5 /home/vms/CentOS5
Generating output in 'virt-image' format to /home/vms/CentOS5
Converting disk 'CentOS5.vmdk' to type raw...
Converting disk '/dev/hda' to type raw...
Done.

Super, on a désormais une machine virtuelle utilisable :-)" class="smiley Le dossier /var/lib/vmware/Virtual\ Machines/mig_CentOS5 n'est plus utile, on peut le supprimer sans état d'âme aucun.

Reste un petit point de détail : la référencer dans votre système. La commande virsh permet cela normalement, mais le fichier XML généré par virt-convert ne lui plaira pas. Utilisons donc la commande virt-image de la façon suivante :

virt-image /home/vms/CentOS5/CentOS5.virt-image.xml

Si tout s'est passé comme escompté, cette commande va ajouter la nouvelle machine virtuelle, que vous pourrez alors utiliser comme d'habitude.

Dans la théorie, tout cela est bien beau ; mais dans la pratique il en est autrement :

  • la machine CentOS : pas de problème au démarrage, mais l'interface graphique n'a pas réussi à se charger en raison du changement « matériel » de carte graphique. Quelques adaptations dans le xorg.conf ont suffit à corriger le problème, rendant la machine virtuelle à nouveau pleinement opérationnelle.
  • la machine Mandriva : kernel panic au lancement :-(" class="smiley Il est possible qu'en jouant avec les options du noyau je parvienne à la lancer à nouveau, je n'ai cependant pas eu de temps à y consacrer pour le moment.
  • la machine Windows : écran bleu. reboot. écran bleu. reboot. En mode normal ou en mode sans échec, ce ne serait pas rigolo sinon ! Bon, celle là ; je crois qu'il va falloir la réinstaller, je ne vois aucune solution...

Conclusion : un taux de réussite de 33%, c'est mieux que rien ; mais on peut en déduire que la migration de machine virtuelles n'est malheureusement pas une science exacte.

chroot et SSH

Johan Cwiklinski

Il arrive parfois que l'on souhaite avoir recours aux fonctionnalités du chroot sur un système...

Ce terme barbare désigne une façon de faire bien connue sous FTP ; qui consiste à modifier la racine du système pour que l'utilisateur soit restreint à son chroot.

Pour ceux d'entre vous qui utilisent mock, c'est d'ailleurs comme cela qu'il procède pour construire vos paquets : il installe un système Fedora en chroot sur votre disque. Le système installé devient totalement indépendant, et il est possible de l'utiliser pour lancer des commandes sans affecter le moins du monde votre système principal.

En SFTP, ce système n'existait pas avant la version 4.8 de OpenSSH.

Bon, voyons un exemple... Je souhaite créer un utilisateur 'pitivier', et lui donner un accès SFTP sur mon serveur. Accessoirement, je souhaite qu'il ne puisse se connecter qu'en SFTP, et pas accéder à un shell via une connexion SSH standard...

Je vais donc ajouter mon utilisateur ; son dossier personnel sera créé dans /home/pitivier. Déjà, il pourra se connecter en shell, mais là n'est pas le véritable problème ; car en se connectant en SFTP, l'utilisateur 'pitivier' pourra aussi accéder à d'autres fichiers et dossiers, un peu partout sur le système (en fonction des droits de ces derniers, bien évidemment).
En bref, l'utilisateur pourra lister tout ce qui se trouve sous /, /home/, /etc... Mais aussi consulter certains des fichiers (dans /etc par exemple), que 'pitivier' n'est pas censé voir, ou qui ne lui apportent strictement rien ;-)" class="smiley

L'utilisation d'un système de chroot permet de re-définir la racine du système : si l'on chroot 'pitivier' dans son dossier utilisateur, ce dernier deviendra la racine pour 'pitivier' ! Prenons un exemple :

/home/pitivier/Documents

deviendra, une fois chrooté :

/Documents

Super, comment on fait ? On y arrive...

Configuration de sshd et préparation du système

Déjà, on utilisera Fedora, et pas sa petite soeur vieille fille... :-D" class="smiley En effet, sous CentOS5, l'actuelle version de OpenSSH est la 4.3 ; dans laquelle le système de chroot n'a pas encore été implémenté. Re-compilation ou google-age de RPM existants, à votre guise.
Fedora 11, pour sa part, embarque la version 5.2 de OpenSSH, et ne nous posera pas le moindre souci.

Créons dans un premier temps le dossier où tout sera chrooté (on y reviendra par la suite, ne vous inquiétez pas) :

# mkdir --parents /chroot/home

Il est possible de chrooter un ou plusieurs utilisateurs. Nous nous intéresserons ici au second cas de figure, et créerons un groupe dédié aux utilisateurs qui seront chrootés. Nommons-le 'sftponly' :

# groupadd sftponly

Configurons à présent le démon SSH. Éditez le fichier /etc/ssh/sshd_config, et modifiez comme suit :

#Subsystem      sftp    /usr/libexec/openssh/sftp-server
Subsystem       sftp    internal-sftp

Nous allons maintenant configurer les options de connexion pour le groupe adéquat :

Match group sftponly
       ChrootDirectory /chroot/home/%u
       X11Forwarding no
       AllowTcpForwarding no
       ForceCommand internal-sftp

Quelques explications :

  • ChrootDirectory : définit la racine de notre chroot. Ici, nous utiliserons /chroot/home/{nom_de_l_utilisateur}
  • ForceCommand : force la commande sftp ici, ce qui interdit à l'utilisateur la "simple" connexion via SSH

Pour le reste des options disponibles, je vous laisse consulter à loisir la documentation de sshd_config.

À noter : le répertoire dans lequel le chroot sera effectif doit appartenir à l'utilisateur root. Dans le cas présent, pour l'utilisateur pitivier, /chroot/home/pitivier devra appartenir à root :

# chown root.root /chroot/home/pitivier

Dans le cas contraire, le log (/var/log/secure) ronchonnerait, vous informant que les droits ne seraient pas corrects.

Bien entendu, une fois le service sshd configuré, pensez à le relancer :

# service sshd restart

Ajout d'un utilisateur

Bon, désormais, le système est configuré, ajoutons notre utilisateur (avec le groupe adéquat, sinon ça ne sert pas à grand chose :-p) :

useradd pitivier -g sftponly

Par défaut sous Fedora, la précédente commande va créer le dossier /home/pitivier. Il va nous falloir le recopier au bon endroit, cet emplacement ne sera pas utilisé (beh non, puisque l'utilisateur sera chrooté ;-)) :

# mv /home/pitivier /chroot/home/
# chown root.root /chroot/home/pitivier

Note : si l'envie vous prenait de modifier le répertoire home de l'utilisateur, comme par exemple de la façon suivante :

# usermod --home /mon/repertoire/utilisateur/cool/pitivier

Il faudrait alors créer le répertoire /chroot/mon/repertoire/utilisateur/cool/pitivier

Conclusion

Désormais, l'utilisateur 'pitivier' ne peut plus se connecter qu'en SFTP, pas en SSH. De plus, il sera confiné à son répertoire personnel.

Un souci cependant avec cette technique : 'pitivier' n'a pas les droits d'écriture dans /chroot/home/pitivier... J'ai peut-être (voire même sûrement) loupé quelque chose, mais dans le cas pratique particulier qui m'a intéressé ce jour (et dont je vous fait « profiter »), c'était bien suffisant :-p

tuxmath dans les dépôts Fedora

Johan Cwiklinski

Il y a quelque temps, je vous parlais ici même de l'empaquetage de tuxmath, un logiciel éducatif.

Grâce aux conseils de Bouska, j'avais décidé de proposer l'inclusion de tuxmath aux dépôts officiels de Fedora, la revue a été acceptée, le paquet envoyé sur le CVS et les builds lancés :-)" class="smiley

Côté tuxtype, j'ai proposé un patch correctif pour la mise à jour vers la dernière version, ainsi que pour respecter les règles inhérentes aux polices de caractères fournies directement par les logiciels. J'ai également (à l'instant) demandé à être co-mainteneur de ce paquet. Wait and see ;-)" class="smiley

tuxmath devrait arriver dans les dépôts sous peu, en updates-testing dans un premier temps, puis assez rapidement en stable si quelques personnes font des retours de tests positifs.

Un très, très beau cadeau... Maintenant consommé !

Johan Cwiklinski

À l'occasion du sommet européen des développeurs OpenSource (FOSDEM) 2008, plusieurs de mes amis qui ont un point commun en leur participation à la communauté francophone de Fedora nous avaient offert un très beau cadeau (un coffret Smartbox Escapade Gourmande).

Ce cadeau nous avait fait grand plaisir, à ma moitié et moi-même, et nous avions décidé d'un commun accord de se le garder sous le coude pour l'occasion.

Et bien voilà, l'occasion est arrivée !!

Ma dulcinée, ma fille et moi tenons à remercier encore et encore l'ensemble des personnes qui ont participé à ce magnifique cadeau !

Ce vendredi 29 mai je fêtais mes 2x ans (mettez ce que vous voulez à la place du 'x' :-D" class="smiley ), et nous fêtons ma douce moitié et moi notre premier anniversaire de mariage ce dimanche 31 mai. Quelles plus belles occasions aurions nous pu trouver pour notre Escapade Gourmande ?

Nous avons quelque peu hésité devant le nombre de possibilités offertes par le cadeau, et nous avons finalement décidé de nous rendre au « Domaine de Fompeyre », à Bazas (Aquitaine) ; situé à une soixantaine de kilomètres de Bordeaux.
Nous nous attendions évidemment à quelque chose de très bien, mais ce fût bien plus que cela, tout simplement magnifique !

L'endroit est situé sur une hauteur, avec une vue imprenable sur la ville et sa cathédrale. Le cadre est très beau, très agréable et aussi très calme (ce qui nous change de la circulation bruyante et incessante sous nos fenêtres). Voyez plutôt...

En outre - en plus de ce cadre hors du commun - l'ambiance y était calme et détendue, le personnel et les autres clients de l'hôtel fort sympathiques.

Première surprise, à notre arrivée, le réceptionniste nous informe qu'ils nous ont un peu surclassés pour que nous puissions avoir suffisamment de place avec notre « pitchoune ». Nous avons fortement apprécié l'attention, il est vrai que ce n'est pas toujours évident d'emmener notre bébé de 10 mois dans ce genre d'aventures. La chambre est fort jolie, la vue magnifique, que du bonheur !!

Je ne me souviens plus si je vous ai déjà parlé du cadre fort agréable de ce charmant endroit... Voilà une brève synthèse du panorama auquel nous avions droit depuis notre chambre :

Après que nous nous soyons extasiés sur le panorama et le confort de la chambre (Zia s'est surtout intéressée à la moquette, aux prises de courant, et aux recoins :-D" class="smiley ), nous avons décidé de profiter de la piscine intérieure qui est chauffée (nous avons préféré une piscine chauffée pour la petite). C'était la première fois que Zia allait à la piscine, et elle a adoré.

Retour à la chambre ensuite, pour prendre une rapide douche avant d'aller manger. Au menu :

  • terrine de foie gras de canard maison (succulent),
  • magret de canard (délicieux)
  • assiette de fromages (bon, j'aime pas le fromage...)
  • ronde des dessert : morceau de gâteau au chocolat et morceau de gâteau au citron accompagnés d'un sorbet (un rien gourmand ;-)" class="smiley )

La boisson n'était pas comprise dans la formule ; mais nous avons accompagné le tout d'un très bon Bordeaux blanc un peu fruité.

En résumé : un vrai régal !

Cerise sur le gâteau, l'équipe ayant appris que c'était mon anniversaire...

Petites anecdotes : il a fallu que quelqu'un entonne « Joyeux Anniversaire » pour que toute la salle le reprenne en choeur. Je ne savais plus où me mettre, un trou de souris aurait été à ma disposition que je m'y serait rué avec fougue :-D" class="smiley
Zia était avec nous et s'était réveillée peu de temps auparavant, je m'étais levé pour aller la chercher lorsque le serveur est arrivé avec le « gâteau », beaucoup de personnes ont donc cru qu'il s'agissait de son anniversaire, mais je me suis bien gardé de leur signifier que tel n'était pas le cas.

Cette attention m'a particulièrement touché, je tiens à remercier vivement l'équipe du restaurant (peut-être que l'un d'entre eux tombera sur ce billet un de ces jours) ; ainsi que l'ensemble des personnes présentes dans la salle à ce moment là ;-)" class="smiley

À la fin du repas, retour à la chambre où nous avons pris un peu de repos ma foi fort bien mérité. Le lendemain matin, nous avons eu le bonheur de prendre le petit déjeuner sur le balcon de notre chambre.

Ensuite, nouveau détour par la piscine pour tester le jacuzzi... Je n'avais encore jamais eu l'occasion d'essayer, et désormais, je me dis que d'en avoir un à la maison pour me délasser après la création d'un paquet RPM pas piqué des vers serait vraiment l'idée du siècle :-D" class="smiley

D'autres photos de ce moment de détente sont visibles sur notre galerie.

Voilà donc, nous avons passé un moment extrêmement agréable, nous sommes tous les trois ravis de ce séjour. Merci, merci, merci, merci, ... - je ne le dirai jamais assez !

tuxtype2 et tuxmath

Johan Cwiklinski

Une brève discussion sur IRC hier soir m'a fait découvrir un logiciel éducatif que je ne connaissais pas encore sous Linux : TuxMath.

Je me suis également rendu compte que ce programme n'était pas empaqueté pour Fedora, et que son équivalent pour le clavier, TuxType, datait de l'an dernier...

Bref, je me suis dit que de mettre à jour TuxType et d'intégrer TuxMath dans les dépôts officiels serait une bonne idée. En cherchant quelque peu sur le bugzilla, j'ai vu un bogue encore ouvert pour TuxType : https://bugzilla.redhat.com/show_bug.cgi?id=477472
Ce bogue concerne l'inclusion de fichiers de polices de caractères dans les paquets ; mais je ne sais pas comment le corriger... Du coup, je ne souhaite pas m'occuper moi-même de la mise à jour de TuxType, ni de la demande d'intégration de TuxMath dans les dépôts officiels.

En revanche, je voulais essayer ces deux programmes sur ma Fedora, je les ai donc construits et mis à disposition sur mon dépôt personnel. Les paquets sont disponibles pour Fedora 9 et 10 en i386 et en x86_64. Pour installer le dépôt :

# rpm -ivh http://rpms.ulysses.fr/fc10/x86_64/trashy-release-fc10-1.noarch.rpm

Pour Fedora 9, utiliser l'URL : http://rpms.ulysses.fr/fc9/x86_64/trashy-release-fc9-1.noarch.rpm

Pour installer les deux programmes :

# yum --enablerepo=trashy install tuxtype2 tuxmath

J'ai installé ces deux programmes sur l'ordinateur de mon épouse afin qu'elle puisse les tester, et elle est actuellement en train de se prendre la tête sur TuxMath :-D" class="smiley

Les paquets ont été uniquement testés sous Fedora 10 en x86_64, je n'ai as d'autre version sous la main...

Amusez-vous bien ! :-)" class="smiley

doc.fedora-fr.org : on ferme

Johan Cwiklinski

L'équipe de Fedora-fr a décidé à l'unanimité de la fermeture de la documentation francophone de Fedora.

L'entretien de ce wiki nous demandait beaucoup trop de travail, consommait à outrance les ressources du serveur, et pénalisait d'autant plus les autres services comme les forums ou la plateforme de blog.

Le site sera démantelé dans la journée, nous vous invitons à consulter la documentation officielle de Fedora en cas de problèmes, ou de rejoindre les forums si ce n'est déjà fait.

Open Office 3.0 sous Fedora 9

Johan Cwiklinski

Depuis l'annonce officielle de la sortie de la version 3 d'OpenOffice, je m'étais dit qu'il serait bien de la tester...

Je n'en avais pas encore eu le temps, ni le courage cependant :-)" class="smiley

C'est désormais chose faite, et, pour l'occasion, j'ai reconstruit les RPM disponibles pour la future Fedora 10. Le travail ne fût pas très compliqué, mais relativement long, le temps de reconstruire les quelques dépendances manquantes dans F9 et de recompiler OOo (plus de 5 heures de travail sur mon pc pour la seule version x86_64... Plus de 10 heures pour la version i386, l'autre pc étant sensiblement moins rapide).

Le résultat pour la version 64bits : 96 paquets pour un total de 1,3Go !

Comme il aurait été dommage de ne pas en faire bénéficier la communauté, j'ai mis en place rapidement un dépôt pour Fedora 9 (i386 et x86_64) qui contient pour le moment tous les paquets OpenOffice.org 3 ainsi que les dépendances manquantes sous F9.

Pour l'installer :

rpm -ivh http://rpms.ulysses.fr/fc9/x86_64/trashy-release-fc9-1.noarch.rpm

Ensuite, vous pourrez utilisez yum pour mettre à jour et/ou installer ces nouveaux paquets (notez que le dépôt est désactivé par défaut) :

yum --enablerepo=trashy update openoffice\*

Ces paquets ne sont fournis qu'à des fins de tests, aucune maintenance ne sera effectuée, je ne prévois pas non plus pour le moment de mise à jour (au vu du temps que ça prend pour recompiler le tout, je suis certain que vous me comprendrez :-D).

Le seul moyen d'avoir une version 3 d'OpenOffice installée et maintenue sur votre Fedora sera d'installer Fedora 10 dès sa sortie !

Traduction de Fedora en français / Fedora's French translation

Johan Cwiklinski

Je tenais à remercier l'ensemble de l'équipe de traduciton francophone de Fedora pour leur admirable travail.

En effet, comme vous pourrez le constater, la traduction du dixième opus de Fedora est fort bien avancée :
https://translate.fedoraproject.org/languages/fr/fedora-10

Ayant participé un peu à tout cela, et suivant de loin les discussions sur IRC et sur la liste de traduction francophone, je peux vous affirmer que ce ne fut pas chose facile :-)" class="smiley

Un grand merci à Thomas (l'ancien grand gourou de la traduction) ainsi qu'à Pablo (le nouveau grand gourou de la traduction) ; ainsi bien entendu qu'à l'ensemble des traducteurs pour leur travail exceptionnel !

--

I'd like to give thanks to the Fedora French translation team for their admirable work.

Indeed, as you should see, translation for the 10th Fedora opus is well-advanced :
https://translate.fedoraproject.org/languages/fr/fedora-10

The work they provided on the IRC channels or on the mailing list was not easy at all :-)" class="smiley

So, many thanks to Thomas (ex french translation guru) and Pablo (new french translataion guru) ; and of course the whole translation team for the extraordinary work they've provided !

Fedora à 5 ans !

Johan Cwiklinski

fedora_5ans.jpg

Joyeux anniversaire !

Je suis papa !

Johan Cwiklinski

Je suis l'heureux papa d'une magnifique petite fille depuis samedi 12 juillet 2008 à 18h58 !

Notre petite Zia pesait à la naissance 3.4Kg et mesurait 52 centimètres. Elle se porte comme un charme.

Bien évidemment, c'est la plus belle, la plus gentille, et la plus sage des petites filles.
Bien entendu, elle est déjà très sensible au monde du logiciel libre :-)" class="smiley

Je risque d'avoir relativement peu de temps à consacrer au monde du libre, tant pour Fedora, Galette, et d'autres projets plus ou moins indéfinis :-D" class="smiley

J'ai mis en ligne des photos de ma petite Zia sur notre galerie photo, un billet a été publié sur le blog de Zia également.

preupgrade, second round (mise à jour de F8 vers F9)

Johan Cwiklinski

Après le succès du passage de Fedora 7 vers Fedora 9 via preupgrade sur mon ordinateur portable, je me suis décidé à faire subir le même sort à mon ordinateur de bureau, qui lui était équipé d'une Fedora 8 en x86_64.

Je dois malheureusement avouer que cette mise à jour ne s'est pas aussi bien passé que la première, loin s'en faut. Je suis assez surpris, puisque la migration vers une Fedora n+2 n'est pas très conseillée...

Jour J, démarrage de ma Fedora 8. Pour gagner un peu de temps, et alléger la mise à jour, je supprime des paquets dont je n'ai pas besoin (les jeux, etc...), je sauvegarde mes bases de données (mysql, postgres) et lance preupgrade.

La première fois, l'application cherche les paquets à mettre à jour, les télécharge... Puis bloque sur la récupération de l'image de boot :-/ Bon, soit. On ferme, et on recommence... Le second test fût plus rapide, tous les paquets ayant déjà été téléchargés.

À la fin de l'opération, il m'est proposé de redémarrer, ce que je fais avec plaisir. Mais voilà... Lors de la vérification des paquets, Anaconda me dit qu'un paquet, gnome-panel-libs pour ne pas le citer, et soit manquant soit corrompu. Il semble essayer de le télécharger, mais sans succès. Le « souci », c'est que pendant ses tentatives de téléchargement, on ne peut pas savoir quel est le paquet incriminé (vous comprendrez le problème dans la suite de ce billet).

Retour à la case départ. Je relance preupgrade, reboot et... Même combat :-/ Retour sous Fedora 8, où un yum remove gnome-panel m'annonce 30 dépendances seulement (je m'étais attendu à beaucoup plus). Je prends soin de noter ces dépendances désinstallées dans un coin, supprime gnome-panel et tente ma chance à nouveau.
Devinez ? Même résultat. Mais sur un autre paquet, nas-libs cette fois. Seulement voilà, je m'aperçois qu'anaconda me parle de nas-libs en .i386 ! Un petit ctrl+alt+f2 histoire de voir ce qu'une console peut raconter. Le ping fonctionne, déjà, j'ai un accès réseau. Le système principal est chrooté, je vais donc voir un peu les paquets téléchargés pour la mise à jour, et me rend compte qu'effectivement le paquet nas-libs est présent en x86_64, mais pas en i386.

Bon, faisons le point. Anaconda cherche à installer un paquet i386 qui n'existe pas et ne semble pas capable de le télécharger par ses propres moyens. Un petit wget ? Allez hop, c'est parti, je télécharge le nas-libs dans le répertoire qui va bien, je fais un ctrl+f6 pour retrouver anaconda qui continue de râler... Il n'a pas vu vu que je lui avais mis le fichier à disposition !

Reboot à nouveau, sélection de l'upgrade dans le grub et... Il cherche à nouveau à télécharger quelque chose. J'attends avec perplexité qu'il me dise ce qu'il cherche à faire cette fois (tout en appréhendant le nas-libs), la procédure est assez longue, comme je l'ai déjà dit plus haut. Cette fois, il se plaint de kdebase-workspace-libs, toujours en i386. Vérification faite, ce paquet existe lui aussi en x86_64, mais pas en i386 !!!

On recommence, encore, et encore, et encore... De mémoire, les paquets suivants ont posé ce problème :

  • gnome-panel-libs
  • nas-libs
  • kdebase-workspace-libs
  • qt-x11
  • qt

J'en oublie peut-être. Je n'ai pas chronométré le temps qu'il m'a fallu pour résoudre toutes ces dépendances hasardeuses, mais ce fût long. Au final, anaconda a terminé son boulot, et la mise à jour sur Fedora 9 était faite.

Oui mais...

Bon, après la mise à jour via anaconda, je relance le système. Une fois sur ma F9 toute neuve, je lance une mise à jour (y'en avait pas mal quand même) et attends patiemment. La mise à jour se termine, sans encombre, et je décide de relancer ma machine pour profiter des dernières mises à jour avant de nettoyer un peu le tout avec package-cleanup.
Seulement, voilà, la bonne Fée Dora n'était pas à mes côtés, et le nouveau kernel installé ne semble pas me permettre de lancer mon système (il se plaint de bibliothèques manquantes pour rhgb - ce qui n'est pas trop gênant - et mount - ce qui est déjà un peu pus gênant -). Impossible de lancer le système, SELinux me dit être en train de re-étiquetter mon disque, mais j'en doute fort puisque le disque n'est monté qu'en lecture seule...

Au final, j'ai relancé mon pc sur le noyau F8, en attendant la prochaine mise à jour ou ma prochaine montée de courage...

Au final, je ne vais pas dire que je suis déçu de Fedora 9, loin de là, mais je m'attendais à rencontrer beaucoup plus de problèmes sur un préupgrade F7 -> F9 alors que ce fut l'inverse...

Applications GTK sous KDE : étrangetés

Johan Cwiklinski

J'ai déjà pu constater un phénomène assez étrange avec certaines applications GTK sous KDE 3.5 (Fedora 8).

En effet, lorsque l'on lance une application GTK sous KDE, le thème, les couleurs et les polices sont celles de KDE. Normal. Le souci étant que parfois, si j'utilise une application GNOME (gnome-keyboard-properties pour l'exemple), les thèmes utilisés deviennent ceux de... Gnome (enfin, ne sachant pas exactement ce qui se passe, je ne puis que supposer que le thème complet est rapatrié de Gnome. Les polices ainsi que les icônes le sont pour le moins.) !

Avant (Firefox sous KDE, avec le thème KDE) : Firefox lancé depuis KDE

Après (Firefox sous KDE, avec le thème GTK, après lancement de gnome-keyboard-properties) : Firefox lancé depuis KDE, après gnome-keyboard-properties

Ce n'est pas vraiment un problème en soi, hormis le fait d'avoir des apparences différentes selon les applications utilisées. De plus, pour que le changement s'opère sur Firefox, Thunderbird ou The Gimp, il faut relancer l'application. En revanche, XChat, Gajim ou aMule changent d'apparence en live, ce qui est plutôt déconcertant :-/

Une fois le changement opéré, je n'ai (pour l'instant) trouvé d'autre solution que de relancer KDE. Au démarrage suivant, retour à la normale... L'utilisation des thèmes Gnome dans les applications GTK ne me dérange guère, mais ces changements incessants sont plutôt pénibles.

Si vous avez une idée, soit pour éviter ce problème, soit pour que les applications GTK sous KDE utilisent systématiquement les thèmes de Gnome, je suis preneur :-)

Good Bye F7, welcome F9

Johan Cwiklinski

Depuis sa sortie, j'utilisais Fedora 7 sur mon ordinateur portable ainsi que sur mon pc de bureau. Mon PC de bureau à migré vers Fedora 8 peu après sa sortie, mais le portable était, lui, resté en Fedora 7.

fedora7.png

Outre le fait que j'avais trouvé le graphisme super (le thème de ce blog, ainsi que celui du site de l'association Fedora-fr en sont librement inspirés), cette distribution ne m'a jamais fait défaut.

C'est avec regret que j'ai lu l'annonce de la fin du support pour cette mouture, bien que je m'y étais préparé de longue date... Mais bon, il faut vivre avec son temps !

J'étais quelque peu hésitant à migrer vers Fedora 9, en utilisateur de KDE, je craignais de ne pas retrouver mes repères, de trouver un système boggué, etc, etc, ... du fait du passage à KDE 4.0 sous Fedora 9.

fedora9.png

Mais ce qui m'a initialement séduit dans Fedora, c'est justement l'intégration des toutes dernières technologies, parfaites ou non :-) D'un autre côté, si KDE4 n'est pas parfait, force est d'admettre que les développeurs de KDE ont accompli un travail remarquable, je ne doute pas que la prochaine version corrige les bogues qui auront été découverts.

Je me suis donc décidé à faire le grand plongeon, quitte à faire des vagues ! Fedora 9 sera ma compagne de travail de tous les jours, puisque j'y utilise mon ordinateur portable :-)

Après tout, historiquement, les personnes qui avaient peur du changement ont ralenti certaines choses, je ne compte pas rejoindre leurs rangs de si tôt !

Côté « technique », j'ai utilisé l'outil preupgrade pour faire - une fois n'est pas coutume - une mise à jour de mon système plutôt qu'une réinstallation pure et simple. Tout s'est formidablement bien passé, je n'ai eu qu'à déplorer l'absence de traduction pour l'outil préupgrade, mais son arrivée ne saurait visiblement tarder.

Certains paquets ont posé quelques soucis :

  • emacs-nox semblait corrompu. Je ne l'avais installé qu'à des fins de tests, j'ai donc pu le supprimer sans autre forme de procès,
  • PHP ne se chargeait plus... Mais sur ma f7, ces paquets n'étaient pas les officiels, il n'ont donc pas du être mis à jour. Un yum update php\* a corrigé tous les soucis
  • Firefox n'a pas aimé la mise à jour, mais, là encore, je n'utilisais pas le paquet officiel sur ma Fedora 7.
  • la traduction française de KDE4 était manquante après la mise à jour, un simple yum install kde-l10n-French et c'était reparti

J'ai ensuite mis à jour les deux dépôts externes utiles au quotidien :

  • le dépôt Remi, pour les versions à jour de PHP, MySQL, ainsi que pour le plugin thunderbird Enigmail qui n'est malheureusement toujours pas présent dans les dépôts de base,
  • le dépôt Livna, pour toutes les bibliothèques non libres (lecture de MP3, DVD, etc...)

Il me reste désormais à découvrir les faces cachées de cette sulfureuse nouvelle mouture, je vous invite à en faire de même, en récupérant Fedora 9 depuis le site officiel, ou encore en utilisant le LiveCD Fedora 9 francophone.

LiveCD Fedora 9 francophone

Johan Cwiklinski

Les Live CD (gnome et KDE) de Fedora 9 sont désormais disponibles en version francophone !

f9launch.png

Grâce au travail de kwizart, et aux serveurs de Fedora-fr, de llaumgui et de Remi, vous pouvez dès à présent les télécharger via bittorrent à l'adresse suivante :
http://fedora-fr.org:6969

N'hésitez pas à les récupérer et à les partager ! :-)

Le TrashiestBlog déménage... Et moi avec !

Johan Cwiklinski

Je suis depuis peu l'heureux (enfin j'espère) possesseur d'un serveur dédié Dedibox...

Je profite de cette occasion pour migrer mon blog vers ce serveur, ce qui devrait le rendre plus rapide :-)

La nouvelle URL du blog est donc :
http://blog.ulysses.fr/

L'ancienne adresse propose une redirection permanente, merci de mettre à jour vos favoris (si vous en avez ;-))

Je profite également de ce billet pour faire part de mon prochain déménagement vers la ville de Bordeaux, où j'ai trouvé un nouveau travail. Ça va me changer « du ch'nord » tiens :-D

L'effet Lemming

Johan Cwiklinski

Je me jette de la falaise, comme tout le monde...

[trasher@odysseus ~]$ history | awk '{a[$2]++ } END{for(i in a){print a[i] " " i}}'|sort -rn|head
213 ssh
123 cd
100 su
97 svn
41 ls
37 vim
26 rm
25 diff
23 wget
20 kbabel

Huh... Il semblerait que je ne soit pas si souvent que ça chez moi :-D

[builder@odysseus ~]$ history | awk '{a[$2]++ } END{for(i in a){print a[i] " " i}}'|sort -rn|head
129 vim
124 cd
101 rm
82 cvs
72 rpmbuild
57 ls
50 scp
49 make
44 rpmlint
42 cp