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Planet de Fedora-Fr : la communauté francophone autour de la distribution Linux Fedora

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Mot-clefs : traduction

Richard Stallman avait raison depuis le début

Edouard Bourguignon

Traduction d'un article de Thom Holwerda paru lundi 2 janvier 2012 sur OSNews.

Début de la traduction

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A la fin de l'année dernière, le président Obama a signé une loi qui rend possible la détention illimitée d'un présumé terroriste sans aucune forme de procès ni autre procédure. Les participants pacifiques des mouvements "Occupy" à travers le monde ont été étiquetés comme terroristes par les autorités. Les projets de lois américaines comme SOPA promulguent la surveillance des canaux de communications. Il y a 30 ans, quand Richard Stallman lança le projet GNU, et durant ces 30 années qui suivirent, ses points de vue extrêmes et ses pitreries particulières ont été ridiculisés et méprisés comme étant de la paranoïa, mais nous voici en 2012 et ses auparavant paranoïaques "et-si" sont devenus la réalité.

Jusqu'à encore très récemment, il était facile de rabaisser Richard Stallman comme un simple fanatique paranoïaque, comme quelqu'un qui a perdu contact avec la réalité il y a bien longtemps. Une sorte de perpétuel hippie de l'informatique, la personnification parfaite de larchétype même du peu ragoutant passionné d'ordinateurs vivant dans sa cave. Sa barbe, ses cheveux, son apparence, dans notre monde visuel, c'est simplement trop facile de le discréditer.

Ses points de vue ont toujours été extrêmes. Son seul ordinateur est un netbook Lemote Yeelong, parce qu'il est le seul ordinateur qui utilise uniquement des logiciels libres, aucun firmware binaire, aucun BIOS propriétaire; tout est libre. Il refuse aussi d'avoir un téléphone mobile, parce qu'ils sont facile à pister; jusqu'à ce qu'il y ait un jour un équivalent au Yeelong, Stallman ne veut pas de mobile. En gros, tous les logiciels devraient être libres. Où, comme l'explique la Free Software Foundation:

Vu que notre société évolue en étant de plus en plus dépendante des ordinateurs, le logiciel que nous utilisons est d'une importance crucial pour sécuriser l'avenir d'une société libre. Le Logiciel Libre permet d'avoir le contrôle sur la technologie que nous utilisons dans nos maisons, nos écoles, et nos métiers, où les ordinateurs travaillent pour notre bénéfice individuel et commun, pas pour des compagnies de logiciels propriétaires ou des gouvernements qui pourraient voir un intérêt à nous restreindre ou à nous surveiller.

J'ai, moi aussi, vu Stallman comme étant trop extrémiste. Des Logiciels Libres pour contrôler des gouvernements espions? Des entreprises démoniaques prêtes à conquérir le monde? Des logiciels comme outils pour surveiller les canaux de communication privée? Ok. C'est sûr les Logiciels Libres et open source sont importants, et je les choisi dès que léquivalence en fonctionnalités avec la solution propriétaire est atteinte, mais ces raisons insensées de Stallman/FSF n'y sont pour rien.

Mais voilà où nous en sommes, au début de cette année 2012. Obama a signé le NDAA pour 2012, rendant possible la détention illimité de citoyens américains sans forme de procès ou autre procédure, juste parce qu'ils sont suspectés de terrorisme. Au même moment, nous avons la SOPA, qui, si elle passe, rendra possible un système où des sites web pourront être censurés du web, encore sans aucune forme de procès ou autre procédure, tout en rendant aussi possible la surveillance du trafic internet. Combinez ceci avec la manière dont les autorités ont étiqueté les mouvements "Occupy", c'est à dire comme terroristes, et vous pouvez voir où ça nous mène.

Dans le cas où ceci vous ferait penser à la Chine et à d'autres régimes totalitaires similaires, vous n'etes pas seul. Même la MPAA (Motion Picture Association of America), proclame fièrement que ça marche pour la Chine, la Syrie, l'Iran et les autres, et que cela devrait marcher pour les USA. Le Grand Parefeu de Chine et les systèmes de filtrage similaires sont glorifiés comme des solutions fonctionnelles dans ce qui est supposé être le monde libre.

Le nœud du problème ici est que contrairement à autrefois, quand les régimes répressifs avaient besoin de réseaux élaborés de polices secrètes et d'informateurs pour surveiller les communication, tout ce dont ils ont besoin maintenant est de pouvoir contrôler le logiciel et le matériel que nous utilisons. Nos ordinateurs, nos portables, nos tablettes, nos smartphones, et tous les autres périphériques qui jouent un rôle dans virtuellement toutes nos communications. Vous pensez être à labri dans une communication en face à face? Repensez y. Comment avez vous organisé cette rencontre? Par téléphone? Par Internet? Et qu'avez vous dans votre poche ou sac, de toujours connecté au réseau?

C'est justement ce que Stallman nous alerte depuis toutes ces années, et la plus part d'entre nous, moi y compris, n'ont jamais pris au sérieux. Malgré cela, comme le monde change, l'importance d'être capable de vérifier ce que fait le code dans votre périphérique, ou par quelqu'un d'autre si vous n'avez pas les compétences, devient de plus en plus apparente. Si nous perdons la capacité de vérifier ce que fait réellement notre ordinateur, nous sommes foutu.

C'est le coeur même des croyances de la FSF et de Stallman: que les logiciels propriétaires prennent le contrôle face à l'utilisateur, qui peut mener à des conséquences désastreuses, surtout maintenant que nous reposons sur des ordinateurs pour virtuellement tout ce que nous faisons. Le fait que Stallman ait prévu ça il y a 3 décennies est remarquable, et donne raison à son activisme. Cela justifie 30 années de FSF.

Et, en 2012, nous allons probablement avoir encore plus besoin qu'avant de Logiciels Libres et open source. Au congrès Chaos Computer de Berlin l'année dernière, Cory Doctorow a tenu une conférence intitulée "The coming War on General Purpose Computation". Durant celle-ci, Doctorow prévient que les ordinateurs a vocation générique, et plus spécifiquement, le contrôle de l'utilisateur vis à vis de ces ordinateurs, est perçu comme une menace par l'establishement. La guerre des droits d'auteurs? Rien que le prélude à une véritable guerre.

"Comme faisant parti de la génération Walkman, j'ai accepté le fait que j'aurais besoin d'une aide auditive longtemps avant de mourir, et bien sûr, ce ne sera pas qu'une aide auditive, ce sera un ordinateur que je mettrais dans mon corps," explique Doctorow, "Donc quand je prendrais ma voiture, un ordinateur dans lequel je met mon corps, avec une aide auditive, un ordinateur que je met dans mon corps, je veux savoir que ces technologies ne sont pas conçues pour éviter que je sache certaines choses, et pour m'empêcher de terminer un process qui travaillerait contre mes intérêts."

Et c'est vraiment l'essence de tout. Avec des ordinateurs s'occupant de choses comme ce que nous entendons, notre conduite et plus encore, nous ne pouvons pas nous permettre d'être mis à l'écart. Nous devons être capable de regarder à l'intérieur d'eux et de voir ce qu'ils font, pour s'assurer que nous ne sommes pas surveillés, filtrés, etc. Il y a très peu de temps j'aurais déclaré que tout ceci est de la pure paranoïa, mais avec tout ce qui se passe ces derniers temps, ce n'est plus de la paranoïa. C'est la réalité.

"La liberté dans le future nécessitera que nous ayons la possibilité de surveiller nos périphériques, de pouvoir leur appliquer des règles sensées, de pouvoir examiner et terminer un processus qui tourne sur eux, de les maintenir en dhonnêtes serviteurs à nos volontés, et non comme des traitres ou espions travaillant pour des criminels, des voyous et des maniaques du contrôle," averti Doctorow, "Et nous n'avons pas encore perdu, mais nous avons à gagner la guerre des droits d'auteurs pour conserver Internet et le PC libres et ouverts. Parce que sans cela, dans la guerre qui arrive, nous ne ne pourront nous battre."

C'est pourquoi vous devriez supporter Android (pas Google mais Android), même si vous préférez l'Iphone. C'est pourquoi vous devriez supporter Linux, même si vous utilisez Windows. C'est pourquoi vous devriez supporter Apache, même si vous utilisez IIS. Il y aura un moment où être Libre et Ouvert ne sera plus juste pour faire beau, mais sera une nécessité.

Et ce moment approche rapidement.

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Traduction de l'article suivant: http://www.osnews.com/story/25469/Richard_Stallman_Was_Right_All_Along

My today FOSDEM experience

Thomas Canniot img_0343.jpg

I have been to FOSDEM today. This was a terrific moment. I first attend FOSDEM in February 2006. See the photo upwards. We were three on the booth. Today, I don’t even attend the booth to welcome people as it is very very crowded by Fedora Ambassadors. This is so great to see so many Fedora people at the same time. About my personal experience, FOSDEM is no conference day. 99% of them are much too difficult for me to understand as I am no developer at all. However, this is a great place to be to meet people and talk about how things are going inside the French Community.

So nearly as soon as I arrived, I met Frédéric Hornain, my first Belgium buddy I set up a booth with back in February 2006. Every year, I have a little chat with him. Today, I explained how my feelings were mixed inside the Fedora Project as a contributor. Actually, I feel sometimes tired about explaining the same things to people about Fedora again. I’m looking for another way to contribute inside the Project and certainly a place where I could avoid the very user base of the Project. Deeper inside translation and maybe inside some learning Project that I talk about later in this blog post.

Once I could reach the Fedora booth (wow, FOSDEM is even more crowded this year than it was last year!!) I met Dimitri Glezos and exchanged about our lives, about how good the Indifex company is. We were joined by Max Spevack and Jared Smith, who I first met today. It was a delight to see all of you at the same time. Jared, you’re right. We have to meet people to achieve a full circle of right communication. We decided to run a meeting with Pierre-Yves Chibon, vice-president of the French Fedora NPO and looked for Nicolas Chauvet to join us.

We discuss about the future of the French NPO. I’m glad to say that we are doing everything we can to be really back in business. The last two years were a bit confusing and slow pace unfortunately. I refuse to bear this again for the two upcoming years. Communication, again, is the key. Meeting Max and Jared was so good, that we dealt with all our topics in 40 minutes no more. At the end of the discussion, we talk about having Moodle inside the Fedora Project Moodle with Max and Jared and we were so excited about all this! I really want to help doing the right thing on this project. I just can’t wait for it.

We then decided it was time for lunch. We went to eat a very nice couscous in Brussels with some ambassadors, of whom two Tunisian ambassadors. I was very happy to meet them again and see they are safe after what they endured in their country few weeks ago. Guys, you really rock!!! I had a talk with Gerold Kassube which helped me understand the death of the Fedora EMEA e.V. NPO. Too bad it ended like this. During the meal, I listened to some very interesting conversation about “what does being an ambassador mean?”. Very hard question to answer, even 5 or 6 years after the creation of the first ambassador group by Alex Maier.

When we came back to the booth we tried to settle a money problem with the last CD order of the Tunisian guys. This is going to be solved very soon thanks to the good will of everybody and the French NPO. Glad it exists. Then I met up my former colleagues from Mageia, bought them a t-shirt and discussed how they are doing. I’m really looking forward testing the first ISO of this new distribution.

Finally, I had some quick talks again with Dimitris about how Transifex.net could save the Fedora Translation Project and how far we can delegate translation management in the hand of the community. These are really great stuff I’m looking forward to playing with. Just before I left, I met Pablo Martin-Gomez and we discussed about translation and again how Transifex.net seems to be the last valuable option we have to enjoy a workable translation environment that would not afraid people anymore.

I can’t wait for all these projects to get realised. I can’t wait for next year FOSDEM, to look back on what we have achieved in that friendship altogether. Thank you to all of you guys, you rock, see you next year!!

Planète Linux : numéro de janvier 2011 décevant !

Thomas Canniot Magazines to read

J’ai eu l’occasion de lire cette semaine l’article de Planète Linux portant sur le comparatif entre Fedora, OpenSuse et Ubuntu. L’article montrant certaines limites, je tenais à publier une sorte de petit rectificatif.

On ne peut que saluer l’initiative. Comparer les distribution est certainement une chose très compliquée à faire. Pourtant, cela répond à un besoin réel que l’on trouve partout sur internet. Pourquoi Fedora ? Pourquoi Ubuntu ? Pourquoi OpenSuse ? Se lancer dans un tel comparatif implique forcément de se donner des critères à analyser et de voir de quelle manière les distributions se comportent en fonction des critères choisis.

Mon premier problème vient de là. Il manque un critère fondamentale dans le présent article. Il manque le critère des objectifs des distributions. Pourquoi Fedora, Ubuntu et OpenSuse ont-elles été créées ? Pour quelles raisons, pour quels objectifs ? En accord avec quels idéaux ? Ubuntu est une distribution grand public se dressant en alternative à Microsoft Windows et à MacOS d’Apple. Elle souhaite fournir gratuitement à ses utilisateurs un système d’exploitation qui répond à l’ensemble de leurs besoins sans qu’ils n’aient à mettre les mains dans le cambouis. Pour cela, Canonical soigne l’interface graphique, met à disposition certaines technologies propriétaires comme des pilotes de cartes graphiques, la lecture des fichiers MP3 ou encore de Flash. Le système est très léché, tout doit être efficace tout de suite et ne pas perturber l’utilisateur.

OpenSuse (c’est celle que je connais moins bien) est à l’origine un système d’exploitation basé sur Linux pour les postes de travail… entreprise. Depuis quelques temps, il s’agit d’un projet contrôlé par la communauté avec pour ambition de fournir un système répondant aux besoins du plus grand nombre. Un peu comme Ubuntu, on dirait. (Si quelq’un pouvait compléter…)

Fedora, quant à elle, est radicalement différentes dans ces objectifs. Le Projet Fedora est sponsorisé par RedHat, dont les donations sont utilisées pour organiser la communauté et lui fournir l’infrastructure nécessaire à son développement. Fedora a pour objectif de fournir les dernières technologies logicielles disponibles. Même si celles-ci ne sont parfois pas tout à fait terminées. L’objectif est de montrer que le logiciel libre est en avance par rapport à ses concurrents propriétaires, le tout en n’utilisant uniquement que des technologies libres et non brevetées. Et cela explique beaucoup de choses : l’absence de prise en charge pour la lecture des fichiers MP3, les manipulations pour l’installation du lecteur Flash, l’absence de support long pour les versions de Fedora. Une version X Fedora n’a pas vocation à être un système que l’on va garder longtemps. C’est un laboratoire de développement pour les dernières technologies. Le système évolue constamment. Si le Projet Fedora proposait un support long, il ne pourrait plus se concentrer sur l’intégration des nouveautés et à faire avancer le logiciel libre.

A qui s’adresse Fedora ? Fedora s’adresse à tous. Les utilisateurs débutants et confirmés. Parce qu’il est un projet de développement, le Projet Fedora a même défini l’utilisateur idéal de Fedora : une personne qui, un jour, sera susceptible de contribuer au Projet. Nous somme bien loin de l’utilisateur lambda ! Nous sommes bien loin de Windows et de MacOS X. Fedora n’est pas comme les autres. Elle doit, à mon avis, ne pas être comparée aux autres distributions sans que l’on mentionne ses objectifs et idéaux. Visiblement, les auteurs de l’article n’avaient pas conscience de cela.

Un autre aspect maladroit de l’article concerne les commentaires faits sur la communauté. La communauté Fedora est essentiellement bénévole. Certains employés de RedHat travaillent bien entendu sur la distribution et organisent les activités des contributeurs. Chez Fedora, les bénévoles interviennent à tous les niveaux. Des positions stratégiques sur plusieurs années à la poignée de main sur les salons. Et ces bénévoles font tout cela par passion, parce qu’ils y croient à fond et qu’ils se développent et s’émancipent humainement en participant à un projet informatique communautaire. Personnellement, c’est l’unique raison pour laquelle je m’assois encore deux heures chaque soir devant mon ordinateur. Pour regarder Fedora grandir, pour le plaisir de l’utiliser et pour l’aider à se développer. Je participe du plus que je peux à l’avenir de l’association (j’en suis le trésorier), je participe à la traduction de la distribution depuis cinq années consécutives et me rends régulièrement sur les salons ou les événements organisés par la communauté française. Là réside l’autre problème de l’article en question. La communauté francophone y est décrite comme nombreuse mais peu organisée. J’en relève un jugement de valeur. Mais savez-vous réellement mettre un chiffre sur le nombre de contributeurs actifs au sein de la communauté francophone ? De ceux qui contribuent toutes les semaines (pour ne pas dire tous les jours) ? J’en doute. À titre d’information, vous auriez assez d’une seule main pour dénombrer les participants à la traduction de la distribution. Oui, vous avez bien lu. Aujourd’hui, le nombre de traducteur est de 5 maximum. 5 personnes, moi compris, dont nous sommes à peu près sûr qu’elles seront encore présentes dans les mois qui viennent. À lire votre article, j’ai l’impression que nous sommes une centaine, que nous nous regardons les uns les autres et attendons qu’un volontaire daigne se décider à contribuer et à traduire la documentation officielle disponible sur le site du Projet Fedora.

Pourquoi n’êtes-vous pas venu nous rencontrer ? Pourquoi n’avez pas envoyé un mail pour nous demander des informations sur la distribution, sa communauté, son organisation ? C’est malheureux de n’avoir pas profité de toute une communauté de contributeurs qui aurez répondu avec plaisir à toutes vos questions ! Aujourd’hui, la qualité de l’article s’en ressent profondément et c’est bien dommage. Rares aujourd’hui sont les magazines parlant de logiciels libres capables d’écrire un article sur plusieurs page sans commettre un hors sujet. Je laisse de côté, comme certains l’auront remarqué, les erreurs flagrantes sur le traitement des informations du wiki de la communauté francophone. Je vous rassure, l’installation du dépôt CCRMA fonctionne belle et bien avec les informations fournies et un noyau temps réel est également disponible pour Fedora 14. Enfin, l’installation du plugin Flash pour Firefox fonctionne également parfaitement, à condition d’installer préalablement le dépôt Adobe, comme mentionnée dans la documentation.

Je ne sais pas trop comment conclure. Je suis à votre entière disposition si vous désirez davantage d’informations sur Fedora. Je vous invite à ne pas hésiter à contacter les membres de la communauté lors de la rédaction d’un futur article. L’expérience sera moins désagréable pour tout le monde.

Fedora : bilan 2010 de la traduction française

Thomas Canniot Lost In Translation

Fin d’une année, petit bilan sur la traduction française de Fedora.

Tout d’abord, le rappel des fondamentaux :

L’année 2010 a démarré calmement comme à son habitude, depuis que Fedora sort un peu avant l’été et un peu avant la fin de l’année. Nous nous conformons aux directives du Projet Fedora, qui nous invite à nous concentrer sur la traduction de la documentation en attendant que les développeurs finissent d’apporter les dernières modifications à leurs logiciels. Comme d’habitude, il est difficile aussi bien pour les développeurs que pour les traducteurs de respecter ces dates. Ce n’est pas grave, personnellement, je commence à en avoir bien l’habitude. Si je devais qualifier cette année concernant la traduction, je crois que « montée en puissance » ne serait pas une vaine expression.

Cette année fut marquée par l’arrivée de plusieurs contributeurs (et qui sont toujours là !) qui ont grandement aidé à l’avancement de la traduction, comme Boris, Guillaume, Valentin, Julien, Aurélie, Arnaud et Dominique. Ils traduisent à leur rythme, selon leur disponibilité, mais leurs contributions ont bien soulagé la charge et ont permises à d’autres membres de traduire d’autres contenus (comme de la documentation ou des logiciels tiers), soit de monter en puissance au sein du Projet Fedora. Ce fut particulièrement le cas de Kévin, qui remplace quelque peu Pablo sur le côté communication avec l’infrastructure, ce dernier ayant eu d’autres priorités à gérer cette année. Pour résumer, Kévin met un peu la pression au Projet Fedora pour la mise en place d’une version plus récente de Transifex. Kévin intervient également sur le git du site web directement, ce qui est très pratique pour remonter les informations du fait de sa disponibilité.

Cette année a été marquée par la déliquescence de Transifex, l’outil utilisé pour la traduction de Fedora. Transifex est un outil qui fait l’interface entre les traducteurs et les projets logiciels. Il fournit les fichiers à traduire, propose une interface de traduction sur internet, calcule les statistiques des traductions, etc. Cependant, en l’absence d’une équipe représentative forte des traducteurs sur le plan mondial, l’outil a été négligé par l’équipe infrastructure du Projet Fedora, au point de devenir pratiquement inutilisable. Les remontées sont nombreuses sur la liste de diffusion et finalement les choses ont commencé à bougé en cette fin d’année. La route est encore longue cependant. Le Projet Fedora met à jour son instance de Transifex, certes, mais pas vers la dernière version. En effet, celle-ci impliquant une réorganisation des dépôts des développeurs, des discussions vont devoir avoir lieu. Je vous laisse imaginer l’ambiance.

Nous essayons également d’obtenir un référent francophone pour les comit des traductions coté documentation cette fois-ci. Croyez-le ou non, mais nous arrivons à être suffisamment efficaces sur la traduction des logiciels fondamentaux pour consacrer plus de temps qu’auparavant sur la documentation. Et c’est une excellente nouvelle ! J’attends avec impatience l’officialisation de ce référent pour valider la documentation sur la gestion d’énergie, que j’ai pu terminer cet automne par exemple.

Alors bien sûr tout n’est pas traduit à 100% et le travail qu’il reste à accomplir est immense. Nous sommes loin d’avoir traduit, relu, uniformisé la totalité des logiciels et documentations présents sur le Transifex du Projet Fedora. Si cet objectif vous intéresse, n’hésitez pas à nous rejoindre, vous êtes les bienvenus !

Annonce officielle de la Fedora 14

Edouard Bourguignon

Traduction de l'annonce officielle

Elle est là! Elle est là! Elle est vraiment là! La Fedora 14 est officiellement sortie. Fedora est un système d'exploitation à la pointe, libre et open-source qui continu de fournir des fonctionnalités innovante à de nombreux utilisateurs, avec une nouvelle version à peu près tous les 6 mois.

Fedora 14, nom de code Laughlin, est maintenant disponible au téléchargement. Rejoignez nous et partagez la joie des Logiciels Libres avec vos amis et votre famille.

Nous savons que vous ne pouvez attendre de commencer avec la Fedora 14, alors suivez simplement ce lien pour la télécharger aujourd'hui:

http://get.fedoraproject.org?anF14

Si vous voulez un rapide aperçu des points forts de cette version, allez voir sur:

http://fedoraproject.org/wiki/Fedora_14_Talking_Points?anF14

Pour plus d'information incluant les bugs communs et connus, les astuces sur comment rapporter des bugs, referez vous aux notes de sortie:

http://docs.fedoraproject.org/?anF14

Vous pouvez aussi trouvez cette annonce en version originale ici:

http://fedoraproject.org/wiki/Fedora_14_announcement?anF14

Quoi de neuf dans la Fedora 14

Pour les Utilisateurs

Un univers de nouvelles fonctionnalités pour les utilisateurs finaux:

  • libjpeg-turbo: Les utilisateurs peuvent charger et sauvegarder les images plus rapidement dans Fedora 14 que dans les précédentes version.
  • Spice: Spice (Simple Protocol for Independent Computing Environments) propose aux utilisateurs une expérience du bureau à distance améliorée. Actuellement, cela fournit une base rudimentaire pour prendre l'avantage de choses comme l'accélération graphique 2D, le cryptage, et le support matériel du curseur.

Pour les développeurs

Pour les développeurs, il y a toutes sortes de goodies additionnels:

  • D: Fedora 14 introduit le support pour D, un langage de programmation système combinant le pouvoir et la haute performance du C et C++ avec la productivité pour le développeur des langages modernes comme le Ruby et le Python.
  • Mise à jour Python 2: La pile système python 2 a été mise à jour en version 2.7.
  • GNUStep: Un framework de GUI basé sur le langage de programmation Objective-C qui fait parti de gcc.
  • Outils de débugage mémoire: Le nouveau paquet "gdb-heap" ajoute une nouvelle commande "heap" à /usr/bin/gdb qui vous permet de suivre comment un processus utilise la mémoire dynamique.
  • Rakudo Star: Une implémentation de Perl version 6, basée sur la machine virtuelle Parrot.
  • Support de Milkymist: Les développeurs, sur Fedora 14, peuvent s'amuser à développer pour Milkymist, une carte matériel open-source pour l'embarqué. Merci au Labo Fedora Electronic pour leur travail sur ce sujet.

Pour les administrateurs système

Et ne pensez pas qu'on oublie les administrateurs système:

  • Fedora est maintenant disponible pour les utilisateurs du service Amazon Elastic Computing Cloud, en même temps que la sortie de la version traditionnelle.
  • virt-v2v facilite la migration de machines virtuelles de Xen vers KVM.
  • Un dépôt de pré-version sur la technologie de virtualisation permet aux utilisateurs de tester les toutes dernières versions en developpement concernant les paquets liés à la virtualisation.
  • Varnish a été mis à jour et inclut une évolutivité améliorée et une nouvelle fonction de journalisation.
  • Apache a été mis à jour et inclut un nombre de corrections sur les modules et la sécurité.

Et ce n'est seulement le début. Des versions mises à jour pour de nombreux paquets, comme d'habitude, seront disponibles dans la Fedora 14. Une liste plus complète avec plus de détails sur les nouvelles fonctionnalités proposées par la Fedora 14 est disponible ici:

http://fedoraproject.org/wiki/Releases/14/FeatureList?anF14

OK, donc qu'est-ce que vous attendez? Allez la télécharger! Vous savez que vous ne pouvez attendre.

http://get.fedoraproject.org/?anF14

Si vous mettez à jour depuis une version précédente de Fedora, referez vous à:

http://fedoraproject.org/wiki/Upgrading?anF14

En particulier, Fedora a fait de preupgrade une solution plus robuste et a corrigé plusieurs bugs des précédentes versions de Fedora afin de permettre une migration facile vers Fedora 14.

Les notes complète de sortie de la Fedora 14 et des guides dans plusieurs langues sont disponibles ici:

http://docs.fedoraproject.org/?anF14

Les bugs communs de la Fedora 14 sont documentés ici:

https://fedoraproject.org/wiki/Common_F14_bugs?anF14

Fedora Spins

Fedora Spins sont des versions modifiées de Fedora, taillées pour différents types d'utilisateurs avec un choix spécifiques d'applications et de modifications. Elles peuvent être trouvées ici:

http://spins.fedoraproject.org/?anF14

Contribuer en retour à Fedora

Il y a plusieurs moyens de contribuer en dehors du rapport de bug. Vous pouvez aider à traduire les logiciels et du contenu, tester et donner vos impressions sur des mises à jour de logiciels, ecrire et éditer de la documentation, concevoir et dessiner des parties graphiques, aider avec toutes sortes d'activités promotionnelles, et packager des logiciels libres pour l'usage de millions d'utilisateurs de Fedora à travers le monde. Pour commencer, visitez aujourd'hui:

http://join.fedoraproject.org/?anF14

Fedora 15

Même si nous continuons de fournir des mises à jour pour améliorer et corriger la Fedora 14, notre prochaine version, la Fedora 15, est déjà en développement en parallèle, et a été ouverte au développement actif depuis déjà plusieurs mois. Nous avons un calendrier pour une sortie à la fin du mois d'avril 2010:

-- Jared Smith Fedora Project Leader

Fin de la traduction

A propos de la traduction de Fedora en français

Thomas Canniot

Cela devient presque une habitude… l’équipe de traduction francophone de Fedora rame à fidéliser ses contributeurs. Cette fois, plutôt que de vous renvoyer vers la procédure, j’ai envie de vous demander… pourquoi ? A votre avis ? Pourquoi ne traduisez-vous pas alors que vous avez des connaissances en anglais ? En quoi cette procédure est gênante ? Que pouvons-nous faire pour l’améliorer ? Bref, tout ce qui vous passe par la tête et qui serait à même de nous faire avancer. D’avance, merci pour vos commentaires :-)